Code civil

Version en vigueur au 21/03/1804Version en vigueur au 21 mars 1804

Table de concordance

Lorsque des dispositions ont été déplacées ou modifiées, une table de concordance est créée qui permet de relier dans un tableau une ou plusieurs anciennes dispositions d'un texte ou d'un code à leur nouvelle disposition.

Cela est utile dans le cadre d'une création de code (codification), d'une refonte de code ou recodification.

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TABLE DE CONCORDANCE

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REFONTE

Dossier législatif de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations

Dernière modification : 11 juin 2018

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    • Article 711

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      La propriété des biens s'acquiert et se transmet par succession, par donation entre vifs ou testamentaire, et par l'effet des obligations.

    • Article 712

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      La propriété s'acquiert aussi par accession ou incorporation, et par prescription.

    • Article 713

      Version en vigueur du 29/04/1803 au 17/08/2004Version en vigueur du 29 avril 1803 au 17 août 2004

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      Les biens qui n'ont pas de maître appartiennent à l'Etat.

    • Article 714

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      Il est des choses qui n'appartiennent à personne et dont l'usage est commun à tous.

      Des lois de police règlent la manière d'en jouir.

    • Article 715

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      La faculté de chasser ou de pêcher est également réglée par des lois particulières.

    • Article 716

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      La propriété d'un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds ; si le trésor est trouvé dans le fonds d'autrui, il appartient pour moitié à celui qui l'a découvert, et pour l'autre moitié au propriétaire du fonds.

      Le trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est découverte par le pur effet du hasard.

    • Article 717

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

      Les droits sur les effets jetés à la mer, sur les objets que la mer rejette, de quelque nature qu'ils puissent être, sur les plantes et herbages qui croissent sur les rivages de la mer, sont aussi réglés par des lois particulières.

      Il en est de même des choses perdues dont le maître ne se représente pas.

      • Article 719

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 31/05/1854Version en vigueur du 21 mars 1804 au 31 mai 1854

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        (article abrogé).

      • Article 720

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Si plusieurs personnes respectivement appelées à la succession l'une de l'autre, périssent dans un même événement, sans qu'on puisse reconnaître laquelle est décédée la première, la présomption de survie est déterminée par les circonstances du fait, et, à leur défaut, par la force de l'âge ou du sexe.

      • Article 721

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Si ceux qui ont péri ensemble avaient moins de quinze ans, le plus âgé sera présumé avoir survécu.

        S'ils étaient tous au-dessus de soixante ans, le moins âgé sera présumé avoir survécu.

        Si les uns avaient moins de quinze ans, et les autres plus de soixante, les premiers seront présumés avoir survécu.

      • Article 722

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Si ceux qui ont péri ensemble avaient quinze ans accomplis et moins de soixante, le mâle est toujours présumé avoir survécu, lorsqu'il y a égalité d'âge, ou si la différence qui existe n'excède pas une année.

        S'ils étaient du même sexe, la présomption de survie, qui donne ouverture à la succession dans l'ordre de la nature doit être admise : ainsi le plus jeune est présumé avoir survécu au plus âgé.

      • Article 726

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/07/1819Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 juillet 1819

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        (article abrogé).

      • Article 727

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Sont indignes de succéder, et, comme tels, exclus des successions :

        1° Celui qui sera condamné pour avoir donné ou tenté de donner la mort au défunt ;

        2° Celui qui a porté contre le défunt une accusation capitale jugée calomnieuse ;

        3° L'héritier majeur qui, instruit du meurtre du défunt, ne l'aura pas dénoncé à la justice.

      • Article 728

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Le défaut de dénonciation ne peut être opposé aux ascendants et descendants du meurtrier, ni à ses alliés au même degré, ni à son époux ou à son épouse, ni à ses frères ou soeurs, ni à ses oncles et tantes, ni à des neveux et nièces.

      • Article 729

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        L'héritier exclu de la succession pour cause d'indignité est tenu de rendre tous les fruits et les revenus dont il a eu la jouissance depuis l'ouverture de la succession.

      • Article 730

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

        Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

        Les enfants de l'indigne, venant à la succession de leur chef, et sans le secours de la représentation, ne sont pas exclus pour la faute de leur père ; mais celui-ci ne peut, en aucun cas, réclamer, sur les biens de cette succession, l'usufruit que la loi accorde aux pères et mères sur les biens de leurs enfants.

        • Article 732

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La loi ne considère ni la nature ni l'origine des biens pour régler la succession.

        • Article 734

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Cette première division opérée entre les lignes paternelle et maternelle, il ne se fait plus de division entre les diverses branches ; mais la moitié dévolue à chaque ligne appartient à l'héritier ou aux héritiers les plus proches en degrés, sauf le cas de la représentation, ainsi qu'il sera dit ci-après.

        • Article 735

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La proximité de parenté s'établit par le nombre de générations ; chaque génération s'appelle un degré.

        • Article 736

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La suite des degrés forme la ligne : on appelle ligne directe, la suite des degrés entre personnes qui descendent l'une de l'autre ; ligne collatérale, la suite des degrés entre personnes qui ne descendent pas les unes des autres, mais qui descendent d'un auteur commun.

          On distingue la ligne directe, en ligne directe descendante et ligne directe ascendante.

          La première est celle qui lie le chef avec ceux qui descendent de lui ; la deuxième est celle qui lie une personne avec ceux dont elle descend.

        • Article 737

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          En ligne directe, on compte autant de degrés qu'il y a de générations entre les personnes : ainsi le fils est, à l'égard du père, au premier degré ; le petit-fils, au second ; et réciproquement du père et de l'aïeul à l'égard des fils et petits-fils.

        • Article 738

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          En ligne collatérale, les degrés se comptent par les générations, depuis l'un des parents jusques et non compris l'auteur commun, et depuis celui-ci jusqu'à l'autre parent.

          Ainsi, deux frères sont au deuxième degré ; l'oncle et le neveu sont au troisième degré ; les cousins germains au quatrième ; ainsi de suite.

        • Article 739

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La représentation est une fiction de la loi, dont l'effet est de faire entrer les représentants dans la place, dans le degré et dans les droits du représenté.

        • Article 740

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La représentation a lieu à l'infini dans la ligne directe descendante.

          Elle est admise dans tous les cas, soit que les enfants du défunt concourent avec les descendants d'un enfant prédécédé, soit que tous les enfants du défunt étant morts avant lui, les descendants desdits enfants se trouvent entre eux en degrés égaux ou inégaux.

        • Article 741

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La représentation n'a pas lieu en faveur des ascendants ; le plus proche, dans chacune des deux lignes, exclut toujours le plus éloigné.

        • Article 742

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          En ligne collatérale, la représentation est admise en faveur des enfants et descendants de frères ou soeurs du défunt, soit qu'ils viennent à sa succession concurremment avec des oncles ou tantes, soit que tous les frères et soeurs du défunt étant prédécédés, la succession se trouve dévolue à leurs descendants en degrés égaux ou inégaux.

        • Article 743

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Dans tous les cas où la représentation est admise, le partage s'opère par souche : si une même souche a produit plusieurs branches, la subdivision se fait aussi par souche dans chaque branche, et les membres de la même branche partagent entre eux par tête.

        • Article 745

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les enfants ou leurs descendants succèdent à leurs père et mère, aïeuls, aïeules, ou autres ascendants, sans distinction de sexe ni de primogéniture, et encore qu'ils soient issus de différents mariages.

          Ils succèdent par égales portions et par tête, quand ils sont tous au premier degré et appelés de leur chef : ils succèdent par souche, lorsqu'ils viennent tous ou en partie par représentation.

        • Article 746

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si le défunt n'a laissé ni postérité, ni frère ni soeur, ni descendants d'eux, la succession se divise par moitié entre les ascendants de la ligne paternelle et les ascendants de la ligne maternelle.

          L'ascendant qui se trouve au degré le plus proche recueille la moitié affectée à sa ligne, à l'exclusion de tous autres.

          Les ascendants au même degré succèdent par tête.

        • Article 748

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Lorsque les père et mère d'une personne morte sans postérité lui ont survécu, si elle a laissé des frères, soeurs, ou des descendants d'eux, la succession se divise en deux portions égales, dont moitié seulement est déférée au père et à la mère, qui la partagent entre eux également.

          L'autre moitié appartient aux frères, soeurs ou descendants d'eux, ainsi qu'il sera expliqué dans la section V du présent chapitre.

        • Article 749

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Dans le cas où la personne morte sans postérité laisse des frères, soeurs ou des descendants d'eux, si le père ou la mère est prédécédé, la portion qui leur aurait été dévolue conformément au précédent article se réunit à la moitié déférée aux frères, soeurs ou à leurs représentants, ainsi qu'il sera expliqué à la section V du présent chapitre.

        • Article 750

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          En cas de prédécès des père et mère d'une personne morte sans postérité, ses frères, soeurs ou leurs descendants sont appelés à la succession, à l'exclusion des ascendants et des autres collatéraux.

          Ils succèdent, ou de leur chef, ou par représentation, ainsi qu'il a été réglé dans la section II du présent chapitre.

        • Article 751

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si les père et mère de la personne morte sans postérité lui ont survécu, ses frères, soeurs ou leurs représentants ne sont appelés qu'à la moitié de la succession. Si le père ou la mère seulement a survécu, ils sont appelés à recueillir les trois quarts.

        • Article 752

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le partage de la moitié ou des trois quarts dévolus aux frères ou soeurs, aux termes de l'article précédent, s'opère entre eux par égales portions, s'ils sont tous du même lit ; s'ils sont de lits différents, la division se fait par moitié entre les deux lignes paternelle et maternelle du défunt ; les germains prennent part dans les deux lignes, et les utérins ou consanguins chacun dans leur ligne seulement : s'il n'y a de frères ou soeurs que d'un côté, ils succèdent à la totalité, à l'exclusion de tous autres parents de l'autre ligne.

        • Article 809

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les créanciers non opposants qui ne se présentent qu'après l'apurement du compte et le paiement du reliquat, n'ont de recours à exercer que contre les légataires.

          Dans l'un et l'autre cas, le recours se prescrit par le laps de trois ans, à compter du jour de l'apurement du compte et du paiement du reliquat.

        • Article 810

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les frais de scellés, s'il en a été apposé, d'inventaire et de compte, sont à la charge de la succession.

        • Article 811

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Lorsqu'après l'expiration des délais pour faire inventaire et pour délibérer, il ne se présente personne qui réclame une succession, qu'il n'y a pas d'héritiers connus ou que les héritiers connus y ont renoncé, cette succession est réputée vacante.

        • Article 812

          Version en vigueur du 29/04/1803 au 01/01/2007Version en vigueur du 29 avril 1803 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le tribunal de grande instance dans l'arrondissement duquel elle est ouverte, nomme un curateur sur la demande des personnes intéressées ou sur la réquisition du procureur de la République.

        • Article 813

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le curateur à une succession vacante est tenu, avant tout, d'en faire constater l'état par un inventaire : il en exerce et poursuit les droits ; il répond aux demandes formées contre elle ; il administre, sous la charge de faire verser le numéraire qui se trouve dans la succession, ainsi que les deniers provenant du prix des meubles ou immeubles vendus, dans la caisse du receveur de la régie royale (nationale) pour la conservation des droits et à la charge de rendre compte à qui il appartiendra.

        • Article 816

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le partage peut être demandé même quand l'un des cohéritiers aurait joui séparément de partie des biens de la succession, s'il n'y a eu un acte de partage, ou possession suffisante pour acquérir la prescription.

        • Article 823

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si l'un des cohéritiers refuse de consentir au partage ou s'il s'élève des contestations soit sur le mode d'y procéder, soit sur la manière de le terminer, le tribunal prononce comme en matière sommaire ou commet, s'il y a lieu, pour les opérations du partage, un des juges, sur le rapport duquel il décide les contestations.

        • Article 824

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'estimation des immeubles est faite par experts choisis par les parties intéressées ou, à leur refus, nommés d'office.

          Le procès-verbal des experts doit présenter les bases de l'estimation ; il doit indiquer si l'objet estimé peut être commodément partagé ; de quelle manière ; fixer enfin, en cas de division, chacune des parts qu'on peut en former, et leur valeur.

        • Article 825

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'estimation des meubles, s'il n'y a pas eu de prisée faite dans un inventaire régulier, doit être faite par gens à ce connaissant, à juste prix et sans crue.

        • Article 826

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Chacun des cohéritiers peut demander sa part en nature des meubles et immeubles de la succession : néanmoins, s'il y a des créanciers saisissants ou opposants, ou si la majorité des cohéritiers juge la vente nécessaire pour l'acquit des dettes et charges de la succession, les meubles sont vendus publiquement en la forme ordinaire.

        • Article 827

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si les immeubles ne peuvent être commodément partagés ou attribués dans les conditions prévues par le présent code, il doit être procédé à la vente par licitation devant le tribunal.

          Cependant les parties, si elles sont toutes majeures, peuvent consentir que la licitation soit faite devant un notaire, sur le choix duquel elles s'accordent.

        • Article 828

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Après que les meubles et immeubles ont été estimés et vendus, s'il y a lieu, le juge-commissaire renvoie les parties devant un notaire dont elles conviennent, ou nommé d'office, si les parties ne s'accordent pas sur le choix.

          On procède, devant cet officier, aux comptes que les copartageants peuvent se devoir, à la formation de la masse générale, à la composition des lots, et aux fournissements à faire à chacun des copartageants.

        • Article 829

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Chaque cohéritier fait rapport à la masse, suivant les règles qui seront ci-après établies, des dons qui lui ont été faits, et des sommes dont il est débiteur.

        • Article 830

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si le rapport n'est pas fait en nature, les cohéritiers à qui il est dû prélèvent une portion égale sur la masse de la succession.

          Les prélèvements se font, autant que possible, en objets de même nature, qualité et bonté que les objets non rapportés en nature.

        • Article 831

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Après ces prélèvements, il est procédé, sur ce qui reste dans la masse, à la composition d'autant de lots égaux qu'il y a d'héritiers copartageants, ou de souches copartageantes.

        • Article 833

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'inégalité des lots en nature se compense par un retour soit en rente, soit en argent.

        • Article 834

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les lots sont faits par l'un des cohéritiers s'ils peuvent convenir entre eux sur le choix, et si celui qu'ils avaient choisi accepte la commission : dans le cas contraire, les lots sont faits par un expert que le juge-commissaire désigne.

          Ils sont ensuite tirés au sort.

        • Article 835

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Avant de procéder au tirage des lots, chaque copartageant est admis à proposer ses réclamations contre leur formation.

        • Article 836

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les règles établies pour la division des masses à partager sont également observées dans la subdivision à faire entre les souches copartageantes.

        • Article 837

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si, dans les opérations renvoyées devant un notaire, il s'élève des contestations, le notaire dressera procès-verbal des difficultés et des dires respectifs des parties, les renverra devant le commissaire nommé pour le partage ; et, au surplus, il sera procédé suivant les formes prescrites par les lois sur la procédure.

        • Article 842

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Après le partage, remise doit être faite, à chacun des copartageants, des titres particuliers aux objets qui lui seront échus.

          Les titres d'une propriété divisée restent à celui qui a la plus grande part, à la charge d'en aider ceux de ses copartageants qui y auront intérêt, quand il en sera requis.

          Les titres communs à toute l'hérédité sont remis à celui que tous les héritiers ont choisi pour en être le dépositaire, à la charge d'en aider les copartageants, à toute réquisition. S'il y a difficulté sur ce choix, il est réglé par le juge.

        • Article 819

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Si tous les héritiers sont présents et majeurs, l'apposition de scellés sur les effets de la succession n'est pas nécessaire et le partage peut être fait dans la forme et par tel acte que les parties intéressées jugent convenable.

          Si tous les héritiers ne sont pas présents, s'il y a parmi eux des mineurs ou des majeurs en tutelle, le scellé doit être apposé dans le plus bref délai, soit à la requête des héritiers, soit à la diligence du procureur de la République près du tribunal de grande instance, soit d'office par le juge du tribunal d'instance dans l'arrondissement duquel la succession est ouverte.

        • Article 820

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les créanciers peuvent aussi requérir l'apposition des scellés, en vertu d'un titre exécutoire ou d'une permission du juge.

        • Article 821

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

          Abrogé par Loi n°85-1372 du 23 décembre 1985 - art. 48 () JORF 1er juillet 1985 en vigueur le 1er juillet 1986
          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Lorsque le scellé a été apposé, tous créanciers peuvent y former opposition, encore qu'ils n'aient ni titre exécutoire, ni permission du juge.

          Les formalités pour la levée des scellés et la confection de l'inventaire seront réglées par les lois sur la procédure.

        • Article 841

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1977Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1977

          Abrogé par Loi n°76-1286 du 31 décembre 1976 - art. 17 () JORF 1er janvier 1977 en vigueur le 1er juillet 1977
          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Toute personne, même parente du défunt, qui n'est pas successible, et à laquelle un cohéritier aurait cédé son droit à la succession, peut être écartée du partage soit par tous les cohéritiers, soit par un seul, en lui remboursant le prix de la cession.

        • Article 845

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'héritier qui renonce à la succession peut cependant retenir le don entre vifs ou réclamer le legs à lui fait jusqu'à concurrence de la portion disponible.

        • Article 846

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le donataire qui n'était pas héritier présomptif lors de la donation, mais qui se trouve successible au jour de l'ouverture de la succession, doit également le rapport, à moins que le donateur ne l'en ait dispensé.

        • Article 847

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les dons et legs faits au fils de celui qui se trouve successible à l'époque de l'ouverture de la succession sont toujours réputés faits avec dispense du rapport.

          Le père venant à la succession du donateur n'est pas tenu de les rapporter.

        • Article 848

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Pareillement, le fils venant de son chef à la succession du donateur n'est pas tenu de rapporter le don fait à son père, même quand il aurait accepté la succession de celui-ci ; mais si le fils ne vient que par représentation, il doit rapporter ce qui avait été donné à son père, même dans le cas où il aurait répudié sa succession.

        • Article 849

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les dons et legs faits au conjoint d'un époux successible sont réputés faits avec dispense du rapport.

          Si les dons et legs sont faits conjointement à deux époux, dont l'un seulement est successible, celui-ci en rapporte la moitié ; si les dons sont faits à l'époux successible, il les rapporte en entier.

        • Article 850

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le rapport ne se fait qu'à la succession du donateur.

        • Article 851

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le rapport est dû de ce qui a été employé pour l'établissement d'un des cohéritiers ou pour le paiement de ses dettes.

        • Article 852

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les frais de nourriture, d'entretien, d'éducation, d'apprentissage, les frais ordinaires d'équipement, ceux de noces et présents d'usage, ne doivent pas être rapportés.

        • Article 853

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Il en est de même des profits que l'héritier a pu retirer des conventions passées avec le défunt, si ces conventions ne présentaient aucun avantage indirect, lorsqu'elles ont été faites.

        • Article 854

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Pareillement, il n'est pas dû de rapport pour les associations faites sans fraude entre le défunt et l'un de ses héritiers, lorsque les conditions en ont été réglées par un acte authentique.

        • Article 856

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les fruits et les intérêts des choses sujettes à rapport ne sont dus qu'à compter du jour de l'ouverture de la succession.

        • Article 857

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le rapport n'est dû que par le cohéritier à son cohéritier ; il n'est pas dû aux légataires ni aux créanciers de la succession.

        • Article 865

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La libéralité faite par préciput et hors part s'impute sur la quotité disponible. L'excédent est sujet à réduction.

        • Article 870

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les cohéritiers contribuent entre eux au paiement des dettes et charges de la succession, chacun dans la proportion de ce qu'il y prend.

        • Article 871

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le légataire à titre universel contribue avec les héritiers, au prorata de son émolument ; mais le légataire particulier n'est pas tenu des dettes et charges, sauf toutefois l'action hypothécaire sur l'immeuble légué.

        • Article 872

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Lorsque des immeubles d'une succession sont grevés de rentes par hypothèque spéciale, chacun des cohéritiers peut exiger que les rentes soient remboursées et les immeubles rendus libres avant qu'il soit procédé à la formation des lots. Si les cohéritiers partagent la succession dans l'état où elle se trouve, l'immeuble grevé doit être estimé au même taux que les autres immeubles ; il est fait déduction du capital de la rente sur le prix total ; l'héritier dans le lot duquel tombe cet immeuble demeure seul chargé du service de la rente et il doit en garantir ses cohéritiers.

        • Article 873

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les héritiers sont tenus des dettes et charges de la succession, personnellement pour leur part et portion virile, et hypothécairement pour le tout ; sauf leur recours soit contre leurs cohéritiers, soit contre les légataires universels, à raison de la part pour laquelle ils doivent y contribuer.

        • Article 874

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le légataire particulier qui a acquitté la dette dont l'immeuble légué était grevé demeure subrogé aux droits du créancier contre les héritiers et successeurs à titre universel.

        • Article 875

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le cohéritier ou successeur à titre universel qui, par l'effet de l'hypothèque, a payé au-delà de sa part de la dette commune, n'a de recours contre les autres cohéritiers ou successeurs à titre universel, que pour la part que chacun d'eux doit personnellement en supporter, même dans le cas où le cohéritier qui a payé la dette se serait fait subroger aux droits des créanciers ; sans préjudice néanmoins des droits d'un cohéritier qui, par l'effet du bénéfice d'inventaire, aurait conservé la faculté de réclamer le paiement de sa créance personnelle, comme tout autre créancier.

        • Article 876

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          En cas d'insolvabilité d'un des cohéritiers ou successeurs à titre universel, sa part dans la dette hypothécaire est répartie sur tous les autres, au marc le franc.

        • Article 877

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les titres exécutoires contre le défunt sont pareillement exécutoires contre l'héritier personnellement ; et, néanmoins, les créanciers ne pourront en poursuivre l'exécution que huit jours après la signification de ces titres à la personne ou au domicile de l'héritier.

        • Article 878

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Ils peuvent demander, dans tous les cas, et contre tout créancier, la séparation du patrimoine du défunt d'avec le patrimoine de l'héritier.

        • Article 879

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Ce droit ne peut cependant plus être exercé lorsqu'il y a novation dans la créance contre le défunt par l'acceptation de l'héritier pour débiteur.

        • Article 880

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Il se prescrit, relativement aux meubles, par le laps de trois ans.

          A l'égard des immeubles, l'action peut être exercée tant qu'ils existent dans la main de l'héritier.

        • Article 881

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les créanciers de l'héritier ne sont point admis à demander la séparation des patrimoines contre les créanciers de la succession.

        • Article 882

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les créanciers d'un copartageant, pour éviter que le partage ne soit fait en fraude de leurs droits, peuvent s'opposer à ce qu'il y soit procédé hors de leur présence : ils ont le droit d'y intervenir à leurs frais ; mais ils ne peuvent attaquer un partage consommé, à moins toutefois qu'il n'y ait été procédé sans eux et au préjudice d'une opposition qu'ils auraient formée.

        • Article 884

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les cohéritiers demeurent respectivement garants, les uns envers les autres, des troubles et évictions seulement qui procèdent d'une cause antérieure au partage.

          La garantie n'a pas lieu si l'espèce d'éviction soufferte a été exceptée par une clause particulière et expresse de l'acte de partage ; elle cesse si c'est par sa faute que le cohéritier souffre l'éviction.

        • Article 885

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Chacun des cohéritiers est personnellement obligé, en proportion de sa part héréditaire, d'indemniser son cohéritier de la perte que lui a causée l'éviction.

          Si l'un des cohéritiers se trouve insolvable, la portion dont il est tenu doit être également répartie entre le garanti et tous les cohéritiers solvables.

        • Article 886

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          La garantie de solvabilité du débiteur d'une rente ne peut être exercée que dans les cinq ans qui suivent le partage. Il n'y a pas lieu à garantie à raison de l'insolvabilité du débiteur quand elle n'est survenue que depuis le partage consommé.

        • Article 887

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Les partages peuvent être rescindés pour cause de violence ou de dol.

          Il peut aussi y avoir lieu à rescision lorsqu'un des cohéritiers établit, à son préjudice, une lésion de plus du quart. La simple omission d'un objet de la succession ne donne pas ouverture à l'action en rescision, mais seulement à un supplément à l'acte de partage.

        • Article 888

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'action en rescision est admise contre tout acte qui a pour objet de faire cesser l'indivision entre cohéritiers, encore qu'il fût qualifié de vente, d'échange et de transaction, ou de toute autre manière.

          Mais après le partage, ou l'acte qui en tient lieu, l'action en rescision n'est plus admissible contre la transaction faite sur les difficultés réelles que présentait le premier acte, même quand il n'y aurait pas eu à ce sujet de procès commencé.

        • Article 889

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          L'action n'est pas admise contre une vente de droits successifs faite sans fraude à l'un des cohéritiers, à ses risques et périls, par ses autres cohéritiers ou par l'un deux.

        • Article 890

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Pour juger s'il y a eu lésion, on estime les objets suivant leur valeur à l'époque du partage.

        • Article 891

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le défendeur à la demande en rescision peut en arrêter le cours et empêcher un nouveau partage en offrant et en fournissant au demandeur le supplément de sa portion héréditaire soit en numéraire, soit en nature.

        • Article 892

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-04-19 promulguée le 29 avril 1803

          Le cohéritier qui a aliéné son lot en tout ou partie, n'est plus recevable à intenter l'action en rescision pour dol ou violence si l'aliénation qu'il a faite est postérieure à la découverte du dol ou à la cessation de la violence.

      • Article 893

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        On ne pourra disposer de ses biens, à titre gratuit, que par donation entre vifs ou par testament, dans les formes ci-après établies.

      • Article 894

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La donation entre vifs est un acte par lequel le donateur se dépouille actuellement et irrévocablement de la chose donnée en faveur du donataire qui l'accepte.

      • Article 895

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le testament est un acte par lequel le testateur dispose, pour le temps où il n'existera plus, de tout ou partie de ses biens et qu'il peut révoquer.

      • Article 898

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La disposition par laquelle un tiers serait appelé à recueillir le don, l'hérédité ou le legs, dans le cas où le donataire, l'héritier institué ou le légataire ne le recueillerait pas, ne sera pas regardée comme une substitution et sera valable.

      • Article 899

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Il en sera de même de la disposition entre vifs ou testamentaire par laquelle l'usufruit sera donné à l'un et la nue-propriété à l'autre.

      • Article 900

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Dans toute disposition entre vifs ou testamentaire, les conditions impossibles, celles qui sont contraires aux lois ou aux moeurs, seront réputées non écrites.

      • Article 901

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Pour faire une donation entre vifs ou un testament, il faut être sain d'esprit.

      • Article 902

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toutes personnes peuvent disposer et recevoir soit par donation entre vifs, soit par testament, excepté celles que la loi en déclare incapables.

      • Article 903

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le mineur âgé de moins de seize ans ne pourra aucunement disposer, sauf ce qui est réglé au chapitre IX du présent titre.

      • Article 906

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Pour être capable de recevoir entre vifs, il suffit d'être conçu au moment de la donation.

        Pour être capable de recevoir par testament, il suffit d'être conçu à l'époque du décès du testateur.

        Néanmoins, la donation ou le testament n'auront leur effet qu'autant que l'enfant sera né viable.

      • Article 909

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les docteurs en médecine ou en chirurgie, les officiers de santé et les pharmaciens qui auront traité une personne pendant la maladie dont elle meurt, ne pourront profiter des dispositions entre vifs ou testamentaires qu'elle aurait faites en leur faveur pendant le cours de cette maladie.

        Sont exceptées :

        1° Les dispositions rémunératoires faites à titre particulier, eu égard aux facultés du disposant et aux services rendus ;

        2° Les dispositions universelles, dans le cas de parenté jusqu'au quatrième degré inclusivement, pourvu toutefois que le décédé n'ait pas d'héritiers en ligne directe ; à moins que celui au profit de qui la disposition a été faite ne soit lui-même du nombre de ces héritiers.

        Les mêmes règles seront observées à l'égard du ministre du culte.

      • Article 911

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toute disposition au profit d'un incapable sera nulle, soit qu'on la déguise sous la forme d'un contrat onéreux, soit qu'on la fasse sous le nom de personnes interposées.

        Seront réputées personnes interposées les père et mère, les enfants et descendants, et l'époux de la personne incapable.

        • Article 917

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Si la disposition par acte entre vifs ou par testament est d'un usufruit ou d'une rente viagère dont la valeur excède la quotité disponible, les héritiers au profit desquels la loi fait une réserve, auront l'option, ou d'exécuter cette disposition, ou de faire l'abandon de la propriété de la quotité disponible.

        • Article 918

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La valeur en pleine propriété des biens aliénés, soit à charge de rente viagère, soit à fonds perdu, ou avec réserve d'usufruit, à l'un des successibles en ligne directe, sera imputée sur la portion disponible ; et l'excédent, s'il y en a, sera rapporté à la masse. Cette imputation et ce rapport ne pourront être demandés par ceux des autres successibles en ligne directe qui auraient consenti à ces aliénations, ni, dans aucun cas, par les successibles en ligne collatérale.

        • Article 919

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La quotité disponible pourra être donnée en tout ou en partie soit par acte entre vifs, soit par testament, aux enfants ou autres successibles du donateur, sans être sujette au rapport par le donataire ou le légataire venant à la succession, pourvu qu'en ce qui touche les dons la disposition ait été faite expressément à titre de préciput et hors part.

          La déclaration que le don est à titre de préciput et hors part pourra être faite, soit par l'acte qui contiendra la disposition, soit postérieurement, dans la forme des dispositions entre vifs ou testamentaires.

        • Article 920

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les dispositions soit entre vifs, soit à cause de mort, qui excéderont la quotité disponible, seront réductibles à cette quotité lors de l'ouverture de la succession.

        • Article 921

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La réduction des dispositions entre vifs ne pourra être demandée que par ceux au profit desquels la loi fait la réserve, par leurs héritiers ou ayants cause : les donataires, les légataires, ni les créanciers du défunt ne pourront demander cette réduction, ni en profiter.

        • Article 923

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Il n'y aura jamais lieu à réduire les donations entre vifs, qu'après avoir épuisé la valeur de tous les biens compris dans les dispositions testamentaires ; et lorsqu'il y aura lieu à cette réduction, elle se fera en commençant par la dernière donation, et ainsi de suite en remontant des dernières aux plus anciennes.

        • Article 926

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque les dispositions testamentaires excéderont soit la quotité disponible, soit la portion de cette quotité qui resterait après avoir déduit la valeur des donations entre vifs, la réduction sera faite au marc le franc, sans aucune distinction entre les legs universels et les legs particuliers.

        • Article 927

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Néanmoins dans tous les cas où le testateur aura expressément déclaré qu'il entend que tel legs soit acquitté de préférence aux autres, cette préférence aura lieu ; et le legs qui en sera l'objet ne sera réduit qu'autant que la valeur des autres ne remplirait pas la réserve légale.

        • Article 928

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le donataire restituera les fruits de ce qui excédera la portion disponible, à compter du jour du décès du donateur, si la demande en réduction a été faite dans l'année ; sinon, du jour de la demande.

        • Article 931

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Tous actes portant donation entre vifs seront passés devant notaires dans la forme ordinaire des contrats ; et il en restera minute, sous peine de nullité.

        • Article 932

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation entre vifs n'engagera le donateur, et ne produira aucun effet, que du jour qu'elle aura été acceptée en termes exprès.

          L'acceptation pourra être faite du vivant du donateur par un acte postérieur et authentique, dont il restera minute ; mais alors la donation n'aura d'effet, à l'égard du donateur, que du jour où l'acte qui constatera cette acceptation lui aura été notifié.

        • Article 933

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Si le donataire est majeur, l'acceptation doit être faite par lui ou, en son nom, par la personne fondée de sa procuration, portant pouvoir d'accepter la donation faite, ou un pouvoir général d'accepter les donations qui auraient été ou qui pourraient être faites.

          Cette procuration devra être passée devant notaires ; et une expédition devra en être annexée à la minute de la donation, à la minute de l'acceptation qui serait faite par acte séparé.

        • Article 936

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le sourd-muet qui saura écrire pourra accepter lui-même ou par un fondé de pouvoir.

          S'il ne sait pas écrire, l'acceptation doit être faite par un curateur nommé à cet effet, suivant les règles établies au titre De la minorité, de la tutelle et de l'émancipation.

        • Article 938

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation dûment acceptée sera parfaite par le seul consentement des parties ; et la propriété des objets donnés sera transférée au donataire, sans qu'il soit besoin d'autre tradition.

        • Article 941

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le défaut de publication pourra être opposé par toutes personnes ayant intérêt, excepté toutefois celles qui sont chargées de faire faire la publication, ou leurs ayants cause, et le donateur.

        • Article 943

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation entre vifs ne pourra comprendre que les biens présents du donateur ; si elle comprend des biens à venir, elle sera nulle à cet égard.

        • Article 944

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute donation entre vifs, faite sous des conditions dont l'exécution dépend de la seule volonté du donateur, sera nulle.

        • Article 945

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Elle sera pareillement nulle si elle a été faite sous la condition d'acquitter d'autres dettes ou charges que celles qui existaient à l'époque de la donation ou qui seraient exprimées soit dans l'acte de donation, soit dans l'état qui devrait y être annexé.

        • Article 946

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          En cas que le donateur se soit réservé la liberté de disposer d'un effet compris dans la donation ou d'une somme fixe sur les biens donnés, s'il meurt sans en avoir disposé, ledit effet ou ladite somme appartiendra aux héritiers du donateur, nonobstant toutes clauses et stipulations à ce contraires.

        • Article 947

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les quatre articles précédents ne s'appliquent point aux donations dont est mention aux chapitres VIII et IX du présent titre.

        • Article 948

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Tout acte de donation d'effets mobiliers ne sera valable que pour les effets dont un état estimatif, signé du donateur et du donataire, ou de ceux qui acceptent pour lui, aura été annexé à la minute de la donation.

        • Article 949

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Il est permis au donateur de faire la réserve à son profit ou de disposer, au profit d'un autre, de la jouissance ou de l'usufruit des biens meubles ou immeubles donnés.

        • Article 950

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque la donation d'effets mobiliers aura été faite avec réserve d'usufruit, le donataire sera tenu, à l'expiration de l'usufruit, de prendre les effets donnés qui se trouveront en nature, dans l'état où il seront ; et il aura action contre le donateur ou ses héritiers, pour raison des objets non existants, jusqu'à concurrence de la valeur qui leur aura été donnée dans l'état estimatif.

        • Article 951

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le donateur pourra stipuler le droit de retour des objets donnés soit pour le cas du prédécès du donataire seul, soit pour le cas du prédécès du donataire et de ses descendants.

          Ce droit ne pourra être stipulé qu'au profit du donateur seul.

        • Article 952

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          L'effet du droit de retour sera de résoudre toutes les aliénations des biens donnés et de faire revenir ces biens au donateur, francs et quittes de toutes charges et hypothèques, sauf néanmoins l'hypothèque de la dot et des conventions matrimoniales, si les autres biens de l'époux donataire ne suffisent pas, et dans le cas seulement ou la donation lui aura été faite par le même contrat de mariage duquel résultent ces droits et hypothèques.

        • Article 953

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation entre vifs ne pourra être révoquée que pour cause d'inexécution des conditions sous lesquelles elle aura été faite, pour cause d'ingratitude, et pour cause de survenance d'enfants.

        • Article 954

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Dans le cas de la révocation pour cause d'inexécution des conditions, les biens rentreront dans les mains du donateur, libres de toutes charges et hypothèques du chef du donataire ; et le donateur aura, contre les tiers détenteurs des immeubles donnés, tous les droits qu'il aurait contre le donataire lui-même.

        • Article 955

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation entre vifs ne pourra être révoquée pour cause d'ingratitude que dans les cas suivants :

          1° Si le donataire a attenté à la vie du donateur ;

          2° S'il s'est rendu coupable envers lui de sévices, délits ou injures graves ;

          3° S'il lui refuse des aliments.

        • Article 956

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La révocation pour cause d'inexécution des conditions, ou pour cause d'ingratitude, n'aura jamais lieu de plein droit.

        • Article 957

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La demande en révocation pour cause d'ingratitude devra être formée dans l'année, à compter du jour du délit imputé par le donateur au donataire, ou du jour que le délit aura pu être connu par le donateur.

          Cette révocation ne pourra être demandée par le donateur contre les héritiers du donataire, ni par les héritiers du donateur contre le donataire, à moins que, dans ce dernier cas, l'action n'ait été intentée par le donateur, ou qu'il ne soit décédé dans l'année du délit.

        • Article 959

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les donations en faveur de mariage ne seront pas révocables pour cause d'ingratitude.

        • Article 961

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Cette révocation aura lieu, encore que l'enfant du donateur ou de la donatrice fût conçu au temps de la donation.

        • Article 963

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les biens compris dans la donation révoquée de plein droit rentreront dans le patrimoine du donateur, libres de toutes charges et hypothèques du chef du donataire, sans qu'ils puissent demeurer affectés, même subsidiairement, à la restitution de la dot de la femme de ce donataire, de ses reprises ou autres conventions matrimoniales ; ce qui aura lieu quand même la donation aurait été faite en faveur du mariage du donataire et insérée dans le contrat, et que le donateur se serait obligé comme caution, par la donation, à l'exécution du contrat de mariage.

        • Article 964

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les donations ainsi révoquées ne pourront revivre ou avoir de nouveau leur effet, ni par la mort de l'enfant du donateur, ni par aucun acte confirmatif ; et si le donateur veut donner les mêmes biens au même donataire, soit avant ou après la mort de l'enfant par la naissance duquel la donation avait été révoquée, il ne le pourra faire que par une nouvelle disposition.

        • Article 965

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute clause ou convention par laquelle le donateur aurait renoncé à la révocation de la donation pour survenance d'enfant sera regardée comme nulle et ne pourra produire aucun effet.

        • Article 966

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le donataire, ses héritiers ou ayants cause, ou autres détenteurs des choses données, ne pourront opposer la prescription pour faire valoir la donation révoquée par la survenance d'enfant qu'après une possession de trente années, qui ne pourront commencer à courir que du jour de la naissance du dernier enfant du donateur, même posthume ; et ce sans préjudice des interruptions, telles que de droit.

        • Article 967

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute personne pourra disposer par testament soit sous le titre d'institution d'héritier, soit sous le titre de legs, soit sous toute autre dénomination propre à manifester sa volonté.

        • Article 968

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Un testament ne pourra être fait dans le même acte par deux ou plusieurs personnes soit au profit d'un tiers, soit à titre de disposition réciproque ou mutuelle.

        • Article 969

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Un testament pourra être olographe ou fait par acte public ou dans la forme mystique.

        • Article 970

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le testament olographe ne sera point valable s'il n'est écrit en entier, daté et signé de la main du testateur : il n'est assujetti à aucune autre forme.

        • Article 987

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les testaments mentionnés aux deux précédents articles deviendront nuls six mois après que les communications auront été rétablies dans le lieu où le testateur se trouve, ou six mois après qu'il aura passé dans un lieu où elles ne seront point interrompues.

        • Article 999

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Un Français qui se trouvera en pays étranger pourra faire ses dispositions testamentaires par acte sous signature privée, ainsi qu'il est prescrit en l'article 970, ou par acte authentique, avec les formes usitées dans le lieu où cet acte sera passé.

        • Article 1000

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les testaments faits en pays étranger ne pourront être exécutés sur les biens situés en France qu'après avoir été enregistrés au bureau du domicile du testateur, s'il en a conservé un, sinon au bureau de son dernier domicile connu en France ; et, dans le cas où le testament contiendrait des dispositions d'immeubles qui y seraient situés, il devra être, en outre, enregistré au bureau de la situation de ces immeubles, sans qu'il puisse être exigé un double droit.

        • Article 1001

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les formalités auxquelles les divers testaments sont assujettis par les dispositions de la présente section et de la précédente doivent être observées à peine de nullité.

        • Article 1002

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les dispositions testamentaires sont ou universelles, ou à titre universel, ou à titre particulier.

          Chacune de ces dispositions, soit qu'elle ait été faite sous la dénomination d'institution d'héritier, soit qu'elle ait été faite sous la dénomination de legs, produira son effet suivant les règles ci-après établies pour les legs universels, pour les legs à titre universel, et pour les legs particuliers.

        • Article 1003

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le legs universel est la disposition testamentaire par laquelle le testateur donne à une ou plusieurs personnes l'universalité des biens qu'il laissera à son décès.

        • Article 1004

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsqu'au décès du testateur il y a des héritiers auxquels une quotité de ses biens est réservée par la loi, ces héritiers sont saisis de plein droit, par sa mort, de tous les biens de la succession ; et le légataire universel est tenu de leur demander la délivrance des biens compris dans le testament.

        • Article 1005

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Néanmoins, dans les mêmes cas, le légataire universel aura la jouissance des biens compris dans le testament, à compter du jour du décès, si la demande en délivrance a été faite dans l'année, depuis cette époque ; sinon, cette jouissance ne commencera que du jour de la demande formée en justice, ou du jour que la délivrance aurait été volontairement consentie.

        • Article 1006

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsqu'au décès du testateur il n'y aura pas d'héritiers auxquels une quotité de ses biens soit réservée par la loi, le légataire universel sera saisi de plein droit par la mort du testateur, sans être tenu de demander la délivrance.

        • Article 1008

          Version en vigueur du 13/05/1803 au 01/01/2007Version en vigueur du 13 mai 1803 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Dans le cas de l'article 1006, si le testament est olographe ou mystique, le légataire universel sera tenu de se faire envoyer en possession, par une ordonnance du président, mise au bas d'une requête, à laquelle sera joint l'acte de dépôt.

        • Article 1009

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le légataire universel, qui sera en concours avec un héritier auquel la loi réserve une quotité des biens, sera tenu des dettes et charges de la succession du testateur, personnellement pour sa part et portion et hypothécairement pour le tout ; et il sera tenu d'acquitter tous les legs, sauf le cas de réduction, ainsi qu'il est expliqué aux articles 926 et 927.

        • Article 1010

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le legs à titre universel est celui par lequel le testateur lègue une quote-part des biens dont la loi lui permet de disposer, telle qu'une moitié, un tiers, ou tous ses immeubles, ou tout son mobilier, ou une quotité fixe de tous ses immeubles ou de tout son mobilier.

          Tout autre legs ne forme qu'une disposition à titre particulier.

        • Article 1011

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les légataires à titre universel seront tenus de demander la délivrance aux héritiers auxquels une quotité des biens est réservée par la loi ; à leur défaut, aux légataires universels et, à défaut de ceux-ci, aux héritiers appelés dans l'ordre établi au titre " Des successions ".

        • Article 1012

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le légataire à titre universel sera tenu, comme le légataire universel, des dettes et charges de la succession du testateur, personnellement pour sa part et portion, et hypothécairement pour le tout.

        • Article 1013

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque le testateur n'aura disposé que d'une quotité de la portion disponible, et qu'il l'aura fait à titre universel, ce légataire sera tenu d'acquitter les legs particuliers par contribution avec les héritiers naturels.

        • Article 1014

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Tout legs pur et simple donnera au légataire, du jour du décès du testateur, un droit à la chose léguée, droit transmissible à ses héritiers ou ayants cause.

          Néanmoins le légataire particulier ne pourra se mettre en possession de la chose léguée, ni en prétendre les fruits ou intérêts, qu'à compter du jour de sa demande en délivrance, formée suivant l'ordre établi par l'article 1011, ou du jour auquel cette délivrance lui aurait été volontairement consentie.

        • Article 1015

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les intérêts ou fruits de la chose léguée courront au profit du légataire, dès le jour du décès, et sans qu'il ait formé sa demande en justice :

          1° Lorsque le testateur aura expressément déclaré sa volonté, à cet égard, dans le testament ;

          2° Lorsqu'une rente viagère ou une pension aura été léguée à titre d'aliments.

        • Article 1016

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les frais de la demande en délivrance seront à la charge de la succession, sans néanmoins qu'il puisse en résulter de réduction de la réserve légale.

          Les droits d'enregistrement seront dus par le légataire.

          Le tout, s'il n'en a été autrement ordonné par le testament.

          Chaque legs pourra être enregistré séparément, sans que cet enregistrement puisse profiter à aucun autre qu'au légataire ou à ses ayants cause.

        • Article 1017

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les héritiers du testateur, ou autres débiteurs d'un legs, seront personnellement tenus de l'acquitter, chacun au prorata de la part et portion dont ils profiteront dans la succession.

          Ils en seront tenus hypothécairement pour le tout, jusqu'à concurrence de la valeur des immeubles de la succession dont ils seront détenteurs.

        • Article 1018

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La chose léguée sera délivrée avec les accessoires nécessaires et dans l'état où elle se trouvera au jour du décès du donateur.

        • Article 1019

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque celui qui a légué la propriété d'un immeuble, l'a ensuite augmentée par des acquisitions, ces acquisitions, fussent-elles contiguës, ne seront pas censées, sans une nouvelle disposition, faire partie du legs.

          Il en sera autrement des embellissements, ou des constructions nouvelles faites sur le fonds légué, ou d'un enclos dont le testateur aurait augmenté l'enceinte.

        • Article 1020

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Si, avant le testament ou depuis, la chose léguée a été hypothéquée pour une dette de la succession, ou même pour la dette d'un tiers, ou si elle est grevée d'un usufruit, celui qui doit acquitter le legs n'est point tenu de la dégager, à moins qu'il n'ait été chargé de le faire par une disposition expresse du testateur.

        • Article 1021

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque le testateur aura légué la chose d'autrui, le legs sera nul, soit que le testateur ait connu ou non qu'elle ne lui appartenait pas.

        • Article 1022

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Lorsque le legs sera d'une chose indéterminée, l'héritier ne sera pas obligé de la donner de la meilleure qualité, et il ne pourra l'offrir de la plus mauvaise.

        • Article 1023

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le legs fait au créancier ne sera pas censé en compensation de sa créance, ni le legs fait au domestique en compensation de ses gages.

        • Article 1024

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le légataire à titre particulier ne sera point tenu des dettes de la succession, sauf la réduction du legs ainsi qu'il est dit ci-dessus, et sauf l'action hypothécaire des créanciers.

        • Article 1025

          Version en vigueur du 13/05/1803 au 01/01/2007Version en vigueur du 13 mai 1803 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le testateur pourra nommer un ou plusieurs exécuteurs testamentaires.

        • Article 1026

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Il pourra leur donner la saisine du tout ou seulement d'une partie de son mobilier ; mais elle ne pourra durer au-delà de l'an et jour à compter de son décès.

          S'il ne la leur a pas donnée, ils ne pourront l'exiger.

        • Article 1027

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          L'héritier pourra faire cesser la saisine en offrant de remettre aux exécuteurs testamentaires somme suffisante pour le paiement des legs mobiliers ou en justifiant de ce paiement.

        • Article 1028

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Celui qui ne peut s'obliger, ne peut pas être exécuteur testamentaire.

        • Article 1030

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le mineur ne pourra être exécuteur testamentaire même avec l'autorisation de son tuteur ou curateur.

        • Article 1031

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les exécuteurs testamentaires feront apposer les scellés s'il y a des héritiers mineurs, majeurs en tutelle ou absents.

          Ils feront faire, en présence de l'héritier présomptif, ou lui dûment appelé, l'inventaire des biens de la succession.

          Ils provoqueront la vente du mobilier, à défaut de deniers suffisants pour acquitter les legs.

          Ils veilleront à ce que le testament soit exécuté ; et ils pourront, en cas de contestation sur son exécution, intervenir pour en soutenir la validité.

          Ils devront, à l'expiration de l'année du décès du testateur, rendre compte de leur gestion.

        • Article 1032

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les pouvoirs de l'exécuteur testamentaire ne passeront point à ses héritiers.

        • Article 1033

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          S'il y a plusieurs exécuteurs testamentaires qui aient accepté, un seul pourra agir au défaut des autres ; et ils seront solidairement responsables du compte du mobilier qui leur a été confié, à moins que le testateur n'ait divisé leurs fonctions, et que chacun d'eux ne se soit renfermé dans celle qui lui était attribuée.

        • Article 1034

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les frais faits par l'exécuteur testamentaire pour l'apposition des scellés, l'inventaire, le compte et les autres frais relatifs à ses fonctions seront à la charge de la succession.

        • Article 1035

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les testaments ne pourront être révoqués, en tout ou en partie, que par un testament postérieur ou par un acte devant notaires portant déclaration du changement de volonté.

        • Article 1036

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les testaments postérieurs, qui ne révoqueront pas d'une manière expresse les précédents, n'annuleront, dans ceux-ci, que celles des dispositions y contenues qui se trouveront incompatibles avec les nouvelles ou qui seront contraires.

        • Article 1037

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La révocation faite dans un testament postérieur aura tout son effet, quoique ce nouvel acte reste sans exécution par l'incapacité de l'héritier institué ou du légataire, ou par leur refus de recueillir.

        • Article 1038

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute aliénation, celle même par vente avec faculté de rachat ou par échange, que fera le testateur de tout ou de partie de la chose léguée, emportera la révocation du legs pour tout ce qui a été aliéné, encore que l'aliénation postérieure soit nulle, et que l'objet soit rentré dans la main du testateur.

        • Article 1039

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute disposition testamentaire sera caduque si celui en faveur de qui elle est faite n'a pas survécu au testateur.

        • Article 1040

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toute disposition testamentaire faite sous une condition dépendante d'un événement incertain, et telle que, dans l'intention du testateur, cette disposition ne doive être exécutée qu'autant que l'événement arrivera ou n'arrivera pas, sera caduque, si l'héritier institué ou le légataire décède avant l'accomplissement de la condition.

        • Article 1041

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La condition qui, dans l'intention du testateur, ne fait que suspendre l'exécution de la disposition, n'empêchera pas l'héritier institué, ou le légataire, d'avoir un droit acquis et transmissible à ses héritiers.

        • Article 1042

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Le legs sera caduc si la chose léguée a totalement péri pendant la vie du testateur.

          Il en sera de même si elle a péri depuis sa mort, sans le fait et la faute de l'héritier, quoique celui-ci ait été mis en retard de la délivrer, lorsqu'elle eût également dû périr entre les mains du légataire.

        • Article 1043

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La disposition testamentaire sera caduque lorsque l'héritier institué ou le légataire la répudiera ou se trouvera incapable de la recueillir.

        • Article 1044

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Il y aura lieu à accroissement au profit des légataires dans le cas où le legs sera fait à plusieurs conjointement.

          Le legs sera réputé fait conjointement lorsqu'il le sera par une seule et même disposition et que le testateur n'aura pas assigné la part de chacun des colégataires dans la chose léguée.

        • Article 1045

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Il sera encore réputé fait conjointement quand une chose qui n'est pas susceptible d'être divisée sans détérioration aura été donnée par le même acte à plusieurs personnes, même séparément.

        • Article 1046

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les mêmes causes qui, suivant l'article 954 et les deux premières dispositions de l'article 955, autoriseront la demande en révocation de la donation entre vifs, seront admises pour la demande en révocation des dispositions testamentaires.

        • Article 1047

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Si cette demande est fondée sur une injure grave faite à la mémoire du testateur, elle doit être intentée dans l'année, à compter du jour du délit.

      • Article 1048

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les biens dont les père et mère ont la faculté de disposer pourront être par eux donnés, en tout ou en partie, à un ou plusieurs de leurs enfants, par actes entre vifs ou testamentaires, avec la charge de rendre ces biens aux enfants nés et à naître, au premier degré seulement, desdits donataires.

      • Article 1049

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Sera valable, en cas de mort sans enfants, la disposition que le défunt aura faite par acte entre vifs ou testamentaire, au profit d'un ou plusieurs de ses frères ou soeurs, de tout ou partie des biens qui ne sont point réservés par la loi dans sa succession, avec la charge de rendre ces biens aux enfants nés et à naître, au premier degré seulement, desdits frères ou soeurs donataires.

      • Article 1050

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les dispositions permises par les deux articles précédents ne seront valables qu'autant que la charge de restitution sera au profit de tous les enfants nés et à naître du grevé, sans exception ni préférence d'âge ou de sexe.

      • Article 1051

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Si, dans les cas ci-dessus, le grevé de restitution au profit de ses enfants meurt, laissant des enfants au premier degré et des descendants d'un enfant prédécédé, ces derniers recueilleront, par représentation, la portion de l'enfant prédécédé.

      • Article 1052

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Si l'enfant, le frère ou la soeur auxquels des biens auraient été donnés par acte entre vifs, sans charge de restitution, acceptent une nouvelle libéralité faite par acte entre vifs ou testamentaire, sous la condition que les biens précédemment donnés demeureront grevés de cette charge, il ne leur est plus permis de diviser les deux dispositions faites à leur profit, et de renoncer à la seconde pour s'en tenir à la première, quand même ils offriraient de rendre les biens compris dans la seconde disposition.

      • Article 1053

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les droits des appelés seront ouverts à l'époque où, par quelque cause que ce soit, la jouissance de l'enfant, du frère ou de la soeur, grevés de restitution, cessera : l'abandon anticipé de la jouissance au profit des appelés ne pourra préjudicier aux créanciers du grevé antérieurs à l'abandon.

      • Article 1054

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les femmes des grevés ne pourront avoir, sur les biens à rendre, de recours subsidiaire, en cas d'insuffisance des biens libres, que pour le capital des deniers dotaux, et dans le cas seulement où le testateur l'aurait expressément ordonné.

      • Article 1056

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        A défaut de ce tuteur, il en sera nommé un, à la diligence du grevé ou de son tuteur s'il est mineur, dans le délai d'un mois à compter du jour du décès du donateur ou testateur, ou du jour que, depuis cette mort, l'acte contenant la disposition aura été connu.

      • Article 1057

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le grevé qui n'aura pas satisfait à l'article précédent sera déchu du bénéfice de la disposition ; et, dans ce cas, le droit pourra être déclaré ouvert au profit des appelés, à la diligence soit des appelés s'ils sont majeurs, soit de leur tuteur ou curateur, s'ils sont mineurs ou majeurs en tutelle, soit de tout parent des appelés majeurs, mineurs ou majeurs en tutelle, ou même d'office, à la diligence du procureur de la République près le tribunal de grande instance du lieu où la succession est ouverte.

      • Article 1058

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Après le décès de celui qui aura disposé à la charge de restitution, il sera procédé, dans les formes ordinaires, à l'inventaire de tous les biens et effets qui composeront sa succession, excepté néanmoins le cas où il ne s'agirait que d'un legs particulier. Cet inventaire contiendra la prisée à juste prix des meubles et effets mobiliers.

      • Article 1059

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Il sera fait à la requête du grevé de restitution, et dans le délai fixé au titre Des successions, en présence du tuteur nommé pour l'exécution. Les frais seront pris sur les biens compris dans la disposition.

      • Article 1060

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Si l'inventaire n'a pas été fait à la requête du grevé dans le délai ci-dessus, il y sera procédé dans le mois suivant, à la diligence du tuteur nommé pour l'exécution, en présence du grevé ou de son tuteur.

      • Article 1061

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        S'il n'a point été satisfait aux deux articles précédents, il sera procédé au même inventaire, à la diligence des personnes désignées en l'article 1057, en y appelant le grevé ou son tuteur, et le tuteur nommé pour l'exécution.

      • Article 1062

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le grevé de restitution sera tenu de faire procéder à la vente, par affiches et enchères, de tous les meubles et effets compris dans la disposition, à l'exception néanmoins de ceux dont il est mention dans les deux articles suivants.

      • Article 1063

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les meubles meublants et autres choses mobilières qui auraient été compris dans la disposition, à la condition expresse de les conserver en nature, seront rendus dans l'état où il se trouveront lors de la restitution.

      • Article 1064

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les bestiaux et ustensiles servant à faire valoir les terres, seront censés compris dans les donations entre vifs ou testamentaires desdites terres ; et le grevé sera seulement tenu de les faire priser et estimer pour en rendre une valeur égale lors de la restitution.

      • Article 1065

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Il sera fait par le grevé, dans le délai de six mois à compter du jour de la clôture de l'inventaire, un emploi des deniers comptants, de ceux provenant du prix des meubles et effets qui auront été vendus, et de ce qui aura été reçu des effets actifs.

        Ce délai pourra être prolongé, s'il y a lieu.

      • Article 1066

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le grevé sera pareillement tenu de faire emploi des deniers provenant des effets actifs qui seront recouvrés et des remboursements de rentes ; et ce, dans trois mois au plus tard après qu'il aura reçu ces deniers.

      • Article 1067

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Cet emploi sera fait conformément à ce qui aura été ordonné par l'auteur de la disposition, s'il a désigné la nature des effets dans lesquels l'emploi doit être fait ; sinon, il ne pourra l'être qu'en immeubles, ou avec privilège sur des immeubles.

      • Article 1074

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Abrogé par Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 - art. 20 () JORF 24 juin 2006 en vigueur le 1er janvier 2007
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Si le grevé est mineur, il ne pourra, dans le cas même de l'insolvabilité de son tuteur, être restitué contre l'inexécution des règles qui lui sont prescrites par les articles du présent chapitre.

      • Article 1081

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toute donation entre vifs de biens présents, quoique faite par contrat de mariage aux époux, ou à l'un d'eux, sera soumise aux règles générales prescrites pour les donations faites à ce titre.

        Elle ne pourra avoir lieu au profit des enfants à naître, si ce n'est dans les cas énoncés au chapitre VI du présent titre.

      • Article 1082

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les père et mère, les autres ascendants, les parents collatéraux des époux, et même les étrangers, pourront, par contrat de mariage, disposer de tout ou partie des biens qu'ils laisseront au jour de leur décès, tant au profit desdits époux, qu'au profit des enfants à naître de leur mariage, dans le cas où le donateur survivrait à l'époux donataire.

        Pareille donation, quoique faite au profit seulement des époux ou de l'un d'eux, sera toujours, dans ledit cas de survie du donateur, présumée faite au profit des enfants et descendants à naître du mariage.

      • Article 1083

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La donation dans la forme portée au précédent article sera irrévocable en ce sens seulement que le donateur ne pourra plus disposer, à titre gratuit, des objets compris dans la donation, si ce n'est pour sommes modiques, à titre de récompense ou autrement.

      • Article 1084

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La donation par contrat de mariage pourra être faite cumulativement des biens présents et à venir, en tout ou partie, à la charge qu'il sera annexé à l'acte un état des dettes et charges du donateur existantes au jour de la donation ; auquel cas, il sera libre au donataire, lors du décès du donateur, de s'en tenir aux biens présents, en renonçant au surplus des biens du donateur.

      • Article 1085

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Si l'état dont est mention au précédent article n'a point été annexé à l'acte contenant donation des biens présents et à venir, le donataire sera obligé d'accepter ou de répudier cette donation pour le tout. En cas d'acceptation, il ne pourra réclamer que les biens qui se trouveront existants au jour du décès du donateur, et il sera soumis au paiement de toutes les dettes et charges de la succession.

      • Article 1086

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La donation par contrat de mariage en faveur des époux et des enfants à naître de leur mariage pourra encore être faite, à condition de payer indistinctement toutes les dettes et charges de la succession du donateur, ou sous d'autres conditions dont l'exécution dépendrait de sa volonté, par quelque personne que la donation soit faite : le donataire sera tenu d'accomplir ces conditions, s'il n'aime mieux renoncer à la donation ; et en cas que le donateur, par contrat de mariage, se soit réservé la liberté de disposer d'un effet compris dans la donation de ses biens présents, ou d'une somme fixe à prendre sur ces mêmes biens, l'effet ou la somme, s'il meurt sans en avoir disposé, seront censés compris dans la donation et appartiendront au donataire ou à ses héritiers.

      • Article 1087

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les donations faites par contrat de mariage ne pourront être attaquées ni déclarées nulles sous prétexte de défaut d'acceptation.

      • Article 1088

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toute donation faite en faveur du mariage sera caduque si le mariage ne s'ensuit pas.

      • Article 1089

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les donations faites à l'un des époux, dans les termes des articles 1082, 1084 et 1086 ci-dessus, deviendront caduques si le donateur survit à l'époux donataire et à sa postérité.

      • Article 1090

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toutes donations faites aux époux par leur contrat de mariage seront, lors de l'ouverture de la succession du donateur, réductibles à la portion dont la loi lui permettait de disposer.

      • Article 1091

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les époux pourront, par contrat de mariage, se faire réciproquement, ou l'un des deux à l'autre, telle donation qu'ils jugeront à propos, sous les modifications ci-après exprimées.

      • Article 1092

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Toute donation entre vifs de biens présents, faite entre époux par contrat de mariage, ne sera point censée faite sous la condition de survie du donataire, si cette condition n'est formellement exprimée ; et elle sera soumise à toutes les règles et formes ci-dessus prescrites pour ces sortes de donations.

      • Article 1093

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        La donation de biens à venir, ou de biens présents et à venir, faite entre époux par contrat de mariage, soit simple, soit réciproque, sera soumise aux règles établies par le chapitre précédent, à l'égard des donations pareilles qui leur seront faites par un tiers, sauf qu'elle ne sera point transmissible aux enfants issus du mariage, en cas de décès de l'époux donataire avant l'époux donateur.

      • Article 1095

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Le mineur ne pourra, par contrat de mariage, donner à l'autre époux, soit par donation simple, soit par donation réciproque, qu'avec le consentement et l'assistance de ceux dont le consentement est requis pour la validité de son mariage ; et, avec ce consentement, il pourra donner tout ce que la loi permet à l'époux majeur de donner à l'autre conjoint.

      • Article 905

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 18/02/1938Version en vigueur du 21 mars 1804 au 18 février 1938

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        (article abrogé).

      • Article 910

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2006

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les dispositions entre vifs ou par testament, au profit des hospices, des pauvres d'une commune, ou d'établissements d'utilité publique, n'auront leur effet qu'autant qu'elles seront autorisées par une ordonnance royale (un décret).

      • Article 912

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/07/1819Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 juillet 1819

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        (article abrogé).

        • Article 916

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2002

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          A défaut d'ascendants et de descendants, les libéralités par actes entre vifs ou testamentaires pourront épuiser la totalité des biens.

        • Article 934

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 18/02/1938Version en vigueur du 21 mars 1804 au 18 février 1938

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          (article abrogé).

        • Article 937

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2006

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Les donations faites au profit d'hospices, des pauvres d'une commune ou d'établissements d'utilité publique, seront acceptées par les administrateurs de ces communes ou établissements, après y avoir été dûment autorisés.

        • Article 960

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2006

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          Toutes donations entre vifs faites par personnes qui n'avaient point d'enfants ou de descendants actuellement vivants dans le temps de la donation, de quelque valeur que ces donations puissent être, et à quelque titre qu'elles aient été faites, et encore qu'elles fussent mutuelles ou rémunératoires, même celles qui auraient été faites en faveur de mariage par autres que par les ascendants aux conjoints, ou par les conjoints l'un à l'autre, demeureront révoquées de plein droit par la survenance d'un enfant légitime du donateur, même d'un posthume, ou par la légitimation d'un enfant naturel par mariage subséquent, s'il est né depuis la donation.

        • Article 962

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 2006

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          La donation demeurera pareillement révoquée lors même que le donataire serait entré en possession des biens donnés, et qu'il y aurait été laissé par le donateur depuis la survenance de l'enfant ; sans néanmoins que le donataire soit tenu de restituer les fruits par lui perçus, de quelque nature qu'ils soient, si ce n'est du jour que la naissance de l'enfant ou sa légitimation par mariage subséquent lui aura été notifiée par exploit ou autre acte en bonne forme ; et ce, quand même la demande pour rentrer dans les biens donnés n'aurait été formée que postérieurement à cette notification.

        • Article 1029

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 18/02/1938Version en vigueur du 21 mars 1804 au 18 février 1938

          Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

          (article abrogé).

      • Article 1099

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2005Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2005

        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Les époux ne pourront se donner indirectement au-delà de ce qui leur est permis par les dispositions ci-dessus.

        Toute donation, ou déguisée, ou faite à personnes interposées, sera nulle.



        NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

      • Article 1100

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 05/03/2002Version en vigueur du 21 mars 1804 au 05 mars 2002

        Abrogé par Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 - art. 10 () JORF 5 mars 2002
        Création Loi 1803-05-03 promulguée le 13 mai 1803

        Seront réputées faites à personnes interposées, les donations de l'un des époux aux enfants ou à l'un des enfants de l'autre époux issus d'un autre mariage, et celles faites par le donateur aux parents dont l'autre époux sera héritier présomptif au jour de la donation, encore que ce dernier n'ait point survécu à son parent donataire.

      • Article 1101

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.

      • Article 1102

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Le contrat est synallagmatique ou bilatéral lorsque les contractants s'obligent réciproquement les uns envers les autres.

      • Article 1103

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Il est unilatéral lorsqu'une ou plusieurs personnes sont obligées envers une ou plusieurs autres, sans que de la part de ces dernières il y ait d'engagement.

      • Article 1104

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Il est commutatif lorsque chacune des parties s'engage à donner ou à faire une chose qui est regardée comme l'équivalent de ce qu'on lui donne, ou de ce qu'on fait pour elle.

        Lorsque l'équivalent consiste dans la chance de gain ou de perte pour chacune des parties, d'après un événement incertain, le contrat est aléatoire.

      • Article 1105

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Le contrat de bienfaisance est celui dans lequel l'une des parties procure à l'autre un avantage purement gratuit.

      • Article 1106

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Le contrat à titre onéreux est celui qui assujettit chacune des parties à donner ou à faire quelque chose.

      • Article 1107

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Les contrats, soit qu'ils aient une dénomination propre, soit qu'ils n'en aient pas, sont soumis à des règles générales, qui sont l'objet du présent titre.

        Les règles particulières à certains contrats sont établies sous les titres relatifs à chacun d'eux ; et les règles particulières aux transactions commerciales sont établies par les lois relatives au commerce.

      • Article 1108

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention :

        Le consentement de la partie qui s'oblige ;

        Sa capacité de contracter ;

        Un objet certain qui forme la matière de l'engagement ;

        Une cause licite dans l'obligation.

        • Article 1109

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il n'y a point de consentement valable si le consentement n'a été donné que par erreur ou s'il a été extorqué par violence ou surpris par dol.

        • Article 1110

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'erreur n'est une cause de nullité de la convention que lorsqu'elle tombe sur la substance même de la chose qui en est l'objet.

          Elle n'est point une cause de nullité lorsqu'elle ne tombe que sur la personne avec laquelle on a intention de contracter, à moins que la considération de cette personne ne soit la cause principale de la convention.

        • Article 1111

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La violence exercée contre celui qui a contracté l'obligation est une cause de nullité, encore qu'elle ait été exercée par un tiers autre que celui au profit duquel la convention a été faite.

        • Article 1112

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il y a violence lorsqu'elle est de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu'elle peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent.

          On a égard, en cette matière, à l'âge, au sexe et à la condition des personnes.

        • Article 1113

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La violence est une cause de nullité du contrat, non seulement lorsqu'elle a été exercée sur la partie contractante, mais encore lorsqu'elle l'a été sur son époux ou sur son épouse, sur ses descendants ou ses ascendants.

        • Article 1114

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La seule crainte révérencielle envers le père, la mère, ou autre ascendant, sans qu'il y ait eu de violence exercée, ne suffit point pour annuler le contrat.

        • Article 1115

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Un contrat ne peut plus être attaqué pour cause de violence, si, depuis que la violence a cessé, ce contrat a été approuvé soit expressément, soit tacitement, soit en laissant passer le temps de la restitution fixé par la loi.

        • Article 1116

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manoeuvres pratiquées par l'une des parties sont telles, qu'il est évident que, sans ces manoeuvres, l'autre partie n'aurait pas contracté.

          Il ne se présume pas et doit être prouvé.

        • Article 1117

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La convention contractée par erreur, violence ou dol, n'est point nulle de plein droit ; elle donne seulement lieu à une action en nullité ou en rescision, dans les cas et de la manière expliqués à la section VII du chapitre V du présent titre.

        • Article 1118

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La lésion ne vicie les conventions que dans certains contrats ou à l'égard de certaines personnes, ainsi qu'il sera expliqué en la même section.

        • Article 1119

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          On ne peut, en général, s'engager, ni stipuler en son propre nom, que pour soi-même.

        • Article 1120

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Néanmoins, on peut se porter fort pour un tiers, en promettant le fait de celui-ci ; sauf l'indemnité contre celui qui s'est porté fort ou qui a promis de faire ratifier, si le tiers refuse de tenir l'engagement.

        • Article 1121

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          On peut pareillement stipuler au profit d'un tiers lorsque telle est la condition d'une stipulation que l'on fait pour soi-même ou d'une donation que l'on fait à un autre. Celui qui a fait cette stipulation ne peut plus la révoquer si le tiers a déclaré vouloir en profiter.

        • Article 1122

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          On est censé avoir stipulé pour soi et pour ses héritiers et ayants cause, à moins que le contraire ne soit exprimé ou ne résulte de la nature de la convention.

        • Article 1123

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Toute personne peut contracter si elle n'en est pas déclarée incapable par la loi.

        • Article 1126

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Tout contrat a pour objet une chose qu'une partie s'oblige à donner, ou qu'une partie s'oblige à faire ou à ne pas faire.

        • Article 1127

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le simple usage ou la simple possession d'une chose peut être, comme la chose même, l'objet du contrat.

        • Article 1128

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il n'y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être l'objet des conventions.

        • Article 1129

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il faut que l'obligation ait pour objet une chose au moins déterminée quant à son espèce.

          La quotité de la chose peut être incertaine, pourvu qu'elle puisse être déterminée.

        • Article 1130

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les choses futures peuvent être l'objet d'une obligation.

          On ne peut cependant renoncer à une succession non ouverte, ni faire aucune stipulation sur une pareille succession, même avec le consentement de celui de la succession duquel il s'agit.

        • Article 1131

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet.

        • Article 1132

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La convention n'est pas moins valable, quoique la cause n'en soit pas exprimée.

        • Article 1133

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La cause est illicite, quand elle est prohibée par la loi, quand elle est contraire aux bonnes moeurs ou à l'ordre public.

        • Article 1134

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites.

          Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise.

          Elles doivent être exécutées de bonne foi.

        • Article 1135

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les conventions obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que l'équité, l'usage ou la loi donnent à l'obligation d'après sa nature.

        • Article 1136

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation de donner emporte celle de livrer la chose et de la conserver jusqu'à la livraison, à peine de dommages et intérêts envers le créancier.

        • Article 1137

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation de veiller à la conservation de la chose, soit que la convention n'ait pour objet que l'utilité de l'une des parties, soit qu'elle ait pour objet leur utilité commune, soumet celui qui en est chargé à y apporter tous les soins d'un bon père de famille.

          Cette obligation est plus ou moins étendue relativement à certains contrats, dont les effets, à cet égard, sont expliqués sous les titres qui les concernent.

        • Article 1138

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation de livrer la chose est parfaite par le seul consentement des parties contractantes.

          Elle rend le créancier propriétaire et met la chose à ses risques dès l'instant où elle a dû être livrée, encore que la tradition n'en ait point été faite, à moins que le débiteur ne soit en demeure de la livrer ; auquel cas la chose reste aux risques de ce dernier.

        • Article 1139

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/08/1992Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 août 1992

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur est constitué en demeure, soit par une sommation ou par autre acte équivalent, soit par l'effet de la convention, lorsqu'elle porte que, sans qu'il soit besoin d'acte et par la seule échéance du terme, le débiteur sera en demeure.

        • Article 1140

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les effets de l'obligation de donner ou de livrer un immeuble sont réglés au titre "De la vente" et au titre "Des privilèges et hypothèques".

        • Article 1141

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Si la chose qu'on s'est obligé de donner ou de livrer à deux personnes successivement est purement mobilière, celle des deux qui en a été mise en possession réelle est préférée et en demeure propriétaire, encore que son titre soit postérieur en date, pourvu toutefois que la possession soit de bonne foi.

        • Article 1142

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Toute obligation de faire ou de ne pas faire se résout en dommages et intérêts en cas d'inexécution de la part du débiteur.

        • Article 1143

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Néanmoins, le créancier a le droit de demander que ce qui aurait été fait par contravention à l'engagement soit détruit ; et il peut se faire autoriser à le détruire aux dépens du débiteur, sans préjudice des dommages et intérêts s'il y a lieu.

        • Article 1144

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/08/1992Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 août 1992

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le créancier peut aussi, en cas d'inexécution, être autorisé à faire exécuter lui-même l'obligation aux dépens du débiteur.

        • Article 1145

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Si l'obligation est de ne pas faire, celui qui y contrevient doit des dommages et intérêts par le seul fait de la contravention.

        • Article 1146

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/08/1992Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 août 1992

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les dommages et intérêts ne sont dus que lorsque le débiteur est en demeure de remplir son obligation, excepté néanmoins lorsque la chose que le débiteur s'était obligé de donner ou de faire ne pouvait être donnée ou faite que dans un certain temps qu'il a laissé passer.

        • Article 1147

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, toutes les fois qu'il ne justifie pas que l'inexécution provient d'une cause étrangère qui ne peut lui être imputée, encore qu'il n'y ait aucune mauvaise foi de sa part.

        • Article 1148

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il n'y a lieu à aucuns dommages et intérêts lorsque, par suite d'une force majeure ou d'un cas fortuit, le débiteur a été empêché de donner ou de faire ce à quoi il était obligé, ou a fait ce qui lui était interdit.

        • Article 1149

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les dommages et intérêts dus au créancier sont, en général, de la perte qu'il a faite et du gain dont il a été privé, sauf les exceptions et modifications ci-après.

        • Article 1150

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur n'est tenu que des dommages et intérêts qui ont été prévus ou qu'on a pu prévoir lors du contrat, lorsque ce n'est point par son dol que l'obligation n'est point exécutée.

        • Article 1151

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Dans le cas même où l'inexécution de la convention résulte du dol du débiteur, les dommages et intérêts ne doivent comprendre à l'égard de la perte éprouvée par le créancier et du gain dont il a été privé, que ce qui est une suite immédiate et directe de l'inexécution de la convention.

        • Article 1154

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les intérêts échus des capitaux peuvent produire des intérêts, ou par une demande judiciaire, ou par une convention spéciale, pourvu que, soit dans la demande, soit dans la convention, il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière.

        • Article 1155

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Néanmoins, les revenus échus, tels que fermages, loyers, arrérages de rentes perpétuelles ou viagères, produisent intérêt du jour de la demande ou de la convention.

          La même règle s'applique aux restitutions de fruits, et aux intérêts payés par un tiers aux créanciers en acquit du débiteur.

        • Article 1156

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          On doit dans les conventions rechercher quelle a été la commune intention des parties contractantes, plutôt que de s'arrêter au sens littéral des termes.

        • Article 1157

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsqu'une clause est susceptible de deux sens, on doit plutôt l'entendre dans celui avec lequel elle peut avoir quelque effet, que dans le sens avec lequel elle n'en pourrait produire aucun.

        • Article 1158

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les termes susceptibles de deux sens doivent être pris dans le sens qui convient le plus à la matière du contrat.

        • Article 1159

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Ce qui est ambigu s'interprète par ce qui est d'usage dans le pays où le contrat est passé.

        • Article 1160

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          On doit suppléer dans le contrat les clauses qui y sont d'usage, quoiqu'elles n'y soient pas exprimées.

        • Article 1161

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Toutes les clauses des conventions s'interprètent les unes par les autres, en donnant à chacune le sens qui résulte de l'acte entier.

        • Article 1162

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Dans le doute, la convention s'interprète contre celui qui a stipulé et en faveur de celui qui a contracté l'obligation.

        • Article 1163

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Quelque généraux que soient les termes dans lesquels une convention est conçue, elle ne comprend que les choses sur lesquelles il paraît que les parties se sont proposé de contracter.

        • Article 1164

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque dans un contrat on a exprimé un cas pour l'explication de l'obligation, on n'est pas censé avoir voulu par là restreindre l'étendue que l'engagement reçoit de droit aux cas non exprimés.

        • Article 1165

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes ; elles ne nuisent point au tiers, et elles ne lui profitent que dans le cas prévu par l'article 1121.

        • Article 1166

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Néanmoins, les créanciers peuvent exercer tous les droits et actions de leur débiteur, à l'exception de ceux qui sont exclusivement attachés à la personne.

          • Article 1168

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation est conditionnelle lorsqu'on la fait dépendre d'un événement futur et incertain, soit en la suspendant jusqu'à ce que l'événement arrive, soit en la résiliant, selon que l'événement arrivera ou n'arrivera pas.

          • Article 1169

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition casuelle est celle qui dépend du hasard, et qui n'est nullement au pouvoir du créancier ni du débiteur.

          • Article 1170

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition potestative est celle qui fait dépendre l'exécution de la convention d'un événement qu'il est au pouvoir de l'une ou de l'autre des parties contractantes de faire arriver ou d'empêcher.

          • Article 1171

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition mixte est celle qui dépend tout à la fois de la volonté d'une des parties contractantes, et de la volonté d'un tiers.

          • Article 1172

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Toute condition d'une chose impossible, ou contraire aux bonnes moeurs, ou prohibée par la loi est nulle, et rend nulle la convention qui en dépend.

          • Article 1173

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition de ne pas faire une chose impossible ne rend pas nulle l'obligation contractée sous cette condition.

          • Article 1174

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Toute obligation est nulle lorsqu'elle a été contractée sous une condition potestative de la part de celui qui s'oblige.

          • Article 1175

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Toute condition doit être accomplie de la manière que les parties ont vraisemblablement voulu et entendu qu'elle le fût.

          • Article 1176

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsqu'une obligation est contractée sous la condition qu'un événement arrivera dans un temps fixe, cette condition est censée défaillie lorsque le temps est expiré sans que l'événement soit arrivé. S'il n'y a point de temps fixe, la condition peut toujours être accomplie ; et elle n'est censée défaillie que lorsqu'il est devenu certain que l'événement n'arrivera pas.

          • Article 1177

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsqu'une obligation est contractée sous la condition qu'un événement n'arrivera pas dans un temps fixe, cette condition est accomplie lorsque ce temps est expiré sans que l'événement soit arrivé : elle l'est également, si avant le terme il est certain que l'événement n'arrivera pas ; et s'il n'y a pas de temps déterminé, elle n'est accomplie que lorsqu'il est certain que l'événement n'arrivera pas.

          • Article 1178

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition est réputée accomplie lorsque c'est le débiteur, obligé sous cette condition, qui en a empêché l'accomplissement.

          • Article 1179

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition accomplie a un effet rétroactif au jour auquel l'engagement a été contracté. Si le créancier est mort avant l'accomplissement de la condition, ses droits passent à son héritier.

          • Article 1180

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier peut, avant que la condition soit accomplie, exercer tous les actes conservatoires de son droit.

          • Article 1181

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation contractée sous une condition suspensive est celle qui dépend ou d'un événement futur et incertain, ou d'un événement actuellement arrivé, mais encore inconnu des parties.

            Dans le premier cas, l'obligation ne peut être exécutée qu'après l'événement.

            Dans le second cas, l'obligation a son effet du jour où elle a été contractée.

          • Article 1182

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque l'obligation a été contractée sous une condition suspensive, la chose qui fait la matière de la convention demeure aux risques du débiteur qui ne s'est obligé de la livrer que dans le cas de l'événement de la condition.

            Si la chose est entièrement périe sans la faute du débiteur, l'obligation est éteinte.

            Si la chose s'est détériorée sans la faute du débiteur, le créancier a le choix ou de résoudre l'obligation, ou d'exiger la chose dans l'état où elle se trouve, sans diminution du prix.

            Si la chose s'est détériorée par la faute du débiteur, le créancier a le droit ou de résoudre l'obligation, ou d'exiger la chose dans l'état où elle se trouve, avec des dommages et intérêts.

          • Article 1183

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition résolutoire est celle qui, lorsqu'elle s'accomplit, opère la révocation de l'obligation, et qui remet les choses au même état que si l'obligation n'avait pas existé.

            Elle ne suspend point l'exécution de l'obligation ; elle oblige seulement le créancier à restituer ce qu'il a reçu, dans le cas où l'événement prévu par la condition arrive.

          • Article 1184

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La condition résolutoire est toujours sous-entendue dans les contrats synallagmatiques, pour le cas où l'une des deux parties ne satisfera point à son engagement.

            Dans ce cas, le contrat n'est point résolu de plein droit. La partie envers laquelle l'engagement n'a point été exécuté, a le choix ou de forcer l'autre à l'exécution de la convention lorsqu'elle est possible, ou d'en demander la résolution avec dommages et intérêts.

            La résolution doit être demandée en justice, et il peut être accordé au défendeur un délai selon les circonstances.

        • Article 1185

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le terme diffère de la condition, en ce qu'il ne suspend point l'engagement, dont il retarde seulement l'exécution.

        • Article 1186

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Ce qui n'est dû qu'à terme, ne peut être exigé avant l'échéance du terme ; mais ce qui a été payé d'avance ne peut être répété.

        • Article 1187

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le terme est toujours présumé stipulé en faveur du débiteur, à moins qu'il ne résulte de la stipulation, ou des circonstances, qu'il a été aussi convenu en faveur du créancier.

        • Article 1188

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 1986

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur ne peut plus réclamer le bénéfice du terme lorsqu'il a fait faillite, ou lorsque par son fait il a diminué les sûretés qu'il avait données par le contrat à son créancier.

        • Article 1189

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur d'une obligation alternative est libéré par la délivrance de l'une des deux choses qui étaient comprises dans l'obligation.

        • Article 1190

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le choix appartient au débiteur, s'il n'a pas été expressément accordé au créancier.

        • Article 1191

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur peut se libérer en délivrant l'une des deux choses promises ; mais il ne peut pas forcer le créancier à recevoir une partie de l'une et une partie de l'autre.

        • Article 1192

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation est pure et simple, quoique contractée d'une manière alternative, si l'une des deux choses promises ne pouvait être le sujet de l'obligation.

        • Article 1193

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation alternative devient pure et simple, si l'une des choses promises périt et ne peut plus être livrée, même par la faute du débiteur. Le prix de cette chose ne peut pas être offert à sa place.

          Si toutes deux sont péries, et que le débiteur soit en faute à l'égard de l'une d'elles, il doit payer le prix de celle qui a péri la dernière.

        • Article 1194

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque, dans les cas prévus par l'article précédent, le choix avait été déféré par la convention au créancier,

          Ou l'une des choses seulement est périe ; et alors, si c'est sans la faute du débiteur, le créancier doit avoir celle qui reste ; si le débiteur est en faute, le créancier peut demander la chose qui reste, ou le prix de celle qui est périe ;

          Ou les deux choses sont péries ; et alors, si le débiteur est en faute à l'égard des deux, ou même à l'égard de l'une d'elles seulement, le créancier peut demander le prix de l'une ou de l'autre à son choix.

        • Article 1195

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Si les deux choses sont péries sans la faute du débiteur, et avant qu'il soit en demeure, l'obligation est éteinte, conformément à l'article 1302.

        • Article 1196

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les mêmes principes s'appliquent au cas où il y a plus de deux choses comprises dans l'obligation alternative.

          • Article 1197

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation est solidaire entre plusieurs créanciers lorsque le titre donne expressément à chacun d'eux le droit de demander le paiement du total de la créance, et que le paiement fait à l'un d'eux libère le débiteur, encore que le bénéfice de l'obligation soit partageable et divisible entre les divers créanciers.

          • Article 1198

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il est au choix du débiteur de payer à l'un ou l'autre des créanciers solidaires, tant qu'il n'a pas été prévenu par les poursuites de l'un d'eux.

            Néanmoins, la remise qui n'est faite que par l'un des créanciers solidaires ne libère le débiteur que pour la part de ce créancier.

          • Article 1199

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Tout acte qui interrompt la prescription à l'égard de l'un des créanciers solidaires profite aux autres créanciers.

          • Article 1200

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il y a solidarité de la part des débiteurs, lorsqu'ils sont obligés à une même chose, de manière que chacun puisse être contraint pour la totalité, et que le paiement fait par un seul libère les autres envers le créancier.

          • Article 1201

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation peut être solidaire, quoique l'un des débiteurs soit obligé différemment de l'autre au paiement de la même chose ; par exemple, si l'un n'est obligé que conditionnellement, tandis que l'engagement de l'autre est pur et simple, ou si l'un a pris un terme qui n'est point accordé à l'autre.

          • Article 1202

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La solidarité ne se présume point ; il faut qu'elle soit expressément stipulée.

            Cette règle ne cesse que dans les cas où la solidarité a lieu de plein droit, en vertu d'une disposition de la loi.

          • Article 1203

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier d'une obligation contractée solidairement peut s'adresser à celui des débiteurs qu'il veut choisir, sans que celui-ci puisse lui opposer le bénéfice de division.

          • Article 1204

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les poursuites faites contre l'un des débiteurs n'empêchent pas le créancier d'en exercer de pareilles contre les autres.

          • Article 1205

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Si la chose due a péri par la faute ou pendant la demeure de l'un ou de plusieurs des débiteurs solidaires, les autres codébiteurs ne sont point déchargés de l'obligation de payer le prix de la chose ; mais ceux-ci ne sont point tenus des dommages et intérêts.

            Le créancier peut seulement répéter les dommages et intérêts tant contre les débiteurs par la faute desquels la chose a péri, que contre ceux qui étaient en demeure.

          • Article 1206

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les poursuites faites contre l'un des débiteurs solidaires interrompent la prescription à l'égard de tous.

          • Article 1207

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La demande d'intérêts formée contre l'un des débiteurs solidaires fait courir les intérêts à l'égard de tous.

          • Article 1208

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le codébiteur solidaire poursuivi par le créancier peut opposer toutes les exceptions qui résultent de la nature de l'obligation, et toutes celles qui lui sont personnelles, ainsi que celles qui sont communes à tous les codébiteurs.

            Il ne peut opposer les exceptions qui sont purement personnelles à quelques-uns des autres codébiteurs.

          • Article 1209

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque l'un des débiteurs devient héritier unique du créancier, ou lorsque le créancier devient l'unique héritier de l'un des débiteurs, la confusion n'éteint la créance solidaire que pour la part et portion du débiteur ou du créancier.

          • Article 1210

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier qui consent à la division de la dette à l'égard de l'un des codébiteurs, conserve son action solidaire contre les autres, mais sous la déduction de la part du débiteur qu'il a déchargé de la solidarité.

          • Article 1211

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier qui reçoit divisément la part de l'un des débiteurs, sans réserver dans la quittance la solidarité ou ses droits en général, ne renonce à la solidarité qu'à l'égard de ce débiteur.

            Le créancier n'est pas censé remettre la solidarité au débiteur lorsqu'il reçoit de lui une somme égale à la portion dont il est tenu, si la quittance ne porte pas que c'est pour sa part.

            Il en est de même de la simple demande formée contre l'un des codébiteurs pour sa part, si celui-ci n'a pas acquiescé à la demande, ou s'il n'est pas intervenu un jugement de condamnation.

          • Article 1212

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier qui reçoit divisément et sans réserve la portion de l'un des codébiteurs dans les arrérages ou intérêts de la dette, ne perd la solidarité que pour les arrérages ou intérêts échus, et non pour ceux à échoir, ni pour le capital, à moins que le paiement divisé n'ait été continué pendant dix ans consécutifs.

          • Article 1213

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation contractée solidairement envers le créancier se divise de plein droit entre les débiteurs, qui n'en sont tenus entre eux que chacun pour sa part et portion.

          • Article 1214

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le codébiteur d'une dette solidaire, qui l'a payée en entier, ne peut répéter contre les autres que les part et portion de chacun d'eux.

            Si l'un d'eux se trouve insolvable, la perte qu'occasionne son insolvabilité se répartit, par contribution, entre tous les autres codébiteurs solvables et celui qui a fait le paiement.

          • Article 1215

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Dans le cas où le créancier a renoncé à l'action solidaire envers l'un des débiteurs, si l'un ou plusieurs des autres codébiteurs deviennent insolvables, la portion des insolvables sera contributoirement répartie entre tous les débiteurs, même entre ceux précédemment déchargés de la solidarité par le créancier.

          • Article 1216

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Si l'affaire pour laquelle la dette a été contractée solidairement ne concernait que l'un des coobligés solidaires, celui-ci serait tenu de toute la dette vis-à-vis des autres codébiteurs, qui ne seraient considérés par rapport à lui que comme ses cautions.

        • Article 1217

          Version en vigueur du 17/02/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 17 février 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation est divisible ou indivisible selon qu'elle a pour objet ou une chose qui dans sa livraison, ou un fait qui dans l'exécution, est ou n'est pas susceptible de division, soit matérielle, soit intellectuelle.

        • Article 1218

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'obligation est indivisible, quoique la chose ou le fait qui en est l'objet soit divisible par sa nature, si le rapport sous lequel elle est considérée dans l'obligation ne la rend pas susceptible d'exécution partielle.

        • Article 1219

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La solidarité stipulée ne donne point à l'obligation le caractère d'indivisibilité.

          • Article 1220

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation qui est susceptible de division doit être exécutée entre le créancier et le débiteur comme si elle était indivisible. La divisibilité n'a d'application qu'à l'égard de leurs héritiers, qui ne peuvent demander la dette ou qui ne sont tenus de la payer que pour les parts dont ils sont saisis ou dont ils sont tenus comme représentant le créancier ou le débiteur.

          • Article 1221

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le principe établi dans l'article précédent reçoit exception à l'égard des héritiers du débiteur :

            1° Dans le cas où la dette est hypothécaire ;

            2° Lorsqu'elle est d'un corps certain ;

            3° Lorsqu'il s'agit de la dette alternative de choses au choix du créancier, dont l'une est indivisible ;

            4° Lorsque l'un des héritiers est chargé seul, par le titre, de l'exécution de l'obligation ;

            5° Lorsqu'il résulte, soit de la nature de l'engagement, soit de la chose qui en fait l'objet, soit de la fin qu'on s'est proposée dans le contrat, que l'intention des contractants a été que la dette ne pût s'acquitter partiellement.

            Dans les trois premiers cas, l'héritier qui possède la chose due ou le fonds hypothéqué à la dette, peut être poursuivi pour le tout sur la chose due ou sur le fonds hypothéqué, sauf le recours contre ses cohéritiers. Dans le quatrième cas, l'héritier seul chargé de la dette, et dans le cinquième cas, chaque héritier, peut aussi être poursuivi pour le tout ; sauf son recours contre ses cohéritiers.

          • Article 1222

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Chacun de ceux qui ont contracté conjointement une dette indivisible, en est tenu pour le total, encore que l'obligation n'ait pas été contractée solidairement.

          • Article 1223

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il en est de même à l'égard des héritiers de celui qui a contracté une pareille obligation.

          • Article 1224

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Chaque héritier du créancier peut exiger en totalité l'exécution de l'obligation indivisible.

            Il ne peut seul faire la remise de la totalité de la dette ; il ne peut recevoir seul le prix au lieu de la chose. Si l'un des héritiers a seul remis la dette ou reçu le prix de la chose, son cohéritier ne peut demander la chose indivisible qu'en tenant compte de la portion du cohéritier qui a fait la remise ou qui a reçu le prix.

          • Article 1225

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'héritier du débiteur, assigné pour la totalité de l'obligation, peut demander un délai pour mettre en cause ses cohéritiers, à moins que la dette ne soit de nature à ne pouvoir être acquittée que par l'héritier assigné, qui peut alors être condamné seul, sauf son recours en indemnité contre ses cohéritiers.

        • Article 1226

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La clause pénale est celle par laquelle une personne, pour assurer l'exécution d'une convention, s'engage à quelque chose en cas d'inexécution.

        • Article 1227

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La nullité de l'obligation principale entraîne celle de la clause pénale.

          La nullité de celle-ci n'entraîne point celle de l'obligation principale.

        • Article 1228

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le créancier, au lieu de demander la peine stipulée contre le débiteur qui est en demeure, peut poursuivre l'exécution de l'obligation principale.

        • Article 1229

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La clause pénale est la compensation des dommages et intérêts que le créancier souffre de l'inexécution de l'obligation principale.

          Il ne peut demander en même temps le principal et la peine, à moins qu'elle n'ait été stipulée pour le simple retard.

        • Article 1230

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Soit que l'obligation primitive contienne, soit qu'elle ne contienne pas un terme dans lequel elle doive être accomplie, la peine n'est encourue que lorsque celui qui s'est obligé soit à livrer, soit à prendre, soit à faire, est en demeure.

        • Article 1232

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque l'obligation primitive contractée avec une clause pénale est d'une chose indivisible, la peine est encourue par la contravention d'un seul des héritiers du débiteur, et elle peut être demandée, soit en totalité contre celui qui a fait la contravention, soit contre chacun des cohéritiers pour leur part et portion, et hypothécairement pour le tout, sauf leur recours contre celui qui a fait encourir la peine.

        • Article 1233

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque l'obligation primitive contractée sous une peine est divisible, la peine n'est encourue que par celui des héritiers du débiteur qui contrevient à cette obligation, et pour la part seulement dont il était tenu dans l'obligation principale, sans qu'il y ait d'action contre ceux qui l'ont exécutée.

          Cette règle reçoit exception lorsque la clause pénale ayant été ajoutée dans l'intention que le paiement ne pût se faire partiellement, un cohéritier a empêché l'exécution de l'obligation pour la totalité. En ce cas, la peine entière peut être exigée contre lui, et contre les autres cohéritiers pour leur portion seulement, sauf leur recours.

      • Article 1234

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Les obligations s'éteignent :

        Par le paiement,

        Par la novation,

        Par la remise volontaire,

        Par la compensation,

        Par la confusion,

        Par la perte de la chose,

        Par la nullité ou la rescision,

        Par l'effet de la condition résolutoire, qui a été expliquée au chapitre précédent,

        Et par la prescription, qui fera l'objet d'un titre particulier.

          • Article 1235

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Tout paiement suppose une dette : ce qui a été payé sans être dû, est sujet à répétition.

            La répétition n'est pas admise à l'égard des obligations naturelles qui ont été volontairement acquittées.

          • Article 1236

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Une obligation peut être acquittée par toute personne qui y est intéressée, telle qu'un coobligé ou une caution.

            L'obligation peut même être acquittée par un tiers qui n'y est point intéressé, pourvu que ce tiers agisse au nom et en l'acquit du débiteur, ou que, s'il agit en son nom propre, il ne soit pas subrogé aux droits du créancier.

          • Article 1237

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'obligation de faire ne peut être acquittée par un tiers contre le gré du créancier, lorsque ce dernier a intérêt qu'elle soit remplie par le débiteur lui-même.

          • Article 1238

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Pour payer valablement, il faut être propriétaire de la chose donnée en paiement, et capable de l'aliéner.

            Néanmoins le paiement d'une somme en argent ou autre chose qui se consomme par l'usage, ne peut être répété contre le créancier qui l'a consommée de bonne foi, quoique le paiement en ait été fait par celui qui n'en était pas propriétaire ou qui n'était pas capable de l'aliéner.

          • Article 1239

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le paiement doit être fait au créancier, ou à quelqu'un ayant pouvoir de lui, ou qui soit autorisé par justice ou par la loi à recevoir pour lui.

            Le paiement fait à celui qui n'aurait pas pouvoir de recevoir pour le créancier, est valable, si celui-ci le ratifie, ou s'il en a profité.

          • Article 1240

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le paiement fait de bonne foi à celui qui est en possession de la créance est valable, encore que le possesseur en soit par la suite évincé.

          • Article 1241

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le paiement fait au créancier n'est point valable s'il était incapable de le recevoir, à moins que le débiteur ne prouve que la chose payée a tourné au profit du créancier.

          • Article 1242

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le paiement fait par le débiteur à son créancier, au préjudice d'une saisie ou d'une opposition, n'est pas valable à l'égard des créanciers saisissants ou opposants : ceux-ci peuvent, selon leur droit, le contraindre à payer de nouveau, sauf en ce cas seulement son recours contre le créancier.

          • Article 1243

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier ne peut être contraint de recevoir une autre chose que celle qui lui est due, quoique la valeur de la chose offerte soit égale ou même plus grande.

          • Article 1245

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le débiteur d'un corps certain et déterminé est libéré par la remise de la chose en l'état où elle se trouve lors de la livraison, pourvu que les détériorations qui y sont survenues ne viennent point de son fait ou de sa faute, ni de celle des personnes dont il est responsable, ou qu'avant ces détériorations il ne fût pas en demeure.

          • Article 1246

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Si la dette est d'une chose qui ne soit déterminée que par son espèce, le débiteur ne sera pas tenu, pour être libéré, de la donner de la meilleure espèce ; mais il ne pourra l'offrir de la plus mauvaise.

          • Article 1249

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La subrogation dans les droits du créancier au profit d'une tierce personne qui le paie est ou conventionnelle ou légale.

          • Article 1250

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Cette subrogation est conventionnelle :

            1° Lorsque le créancier recevant son paiement d'une tierce personne la subroge dans ses droits, actions, privilèges ou hypothèques contre le débiteur : cette subrogation doit être expresse et faite en même temps que le paiement ;

            2° Lorsque le débiteur emprunte une somme à l'effet de payer sa dette, et de subroger le prêteur dans les droits du créancier. Il faut, pour que cette subrogation soit valable, que l'acte d'emprunt et la quittance soient passés devant notaires ; que dans l'acte d'emprunt il soit déclaré que la somme a été empruntée pour faire le paiement, et que dans la quittance il soit déclaré que le paiement a été fait des deniers fournis à cet effet par le nouveau créancier. Cette subrogation s'opère sans le concours de la volonté du créancier.

          • Article 1251

            Version en vigueur du 17/02/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 17 février 1804 au 01 janvier 2007

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La subrogation a lieu de plein droit :

            1° Au profit de celui qui étant lui-même créancier paie un autre créancier qui lui est préférable à raison de ses privilèges ou hypothèques ;

            2° Au profit de l'acquéreur d'un immeuble, qui emploie le prix de son acquisition au paiement des créanciers auxquels cet héritage était hypothéqué ;

            3° Au profit de celui qui, étant tenu avec d'autres ou pour d'autres au paiement de la dette, avait intérêt de l'acquitter ;

            4° Au profit de l'héritier bénéficiaire qui a payé de ses deniers les dettes de la succession.

          • Article 1252

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La subrogation établie par les articles précédents a lieu tant contre les cautions que contre les débiteurs : elle ne peut nuire au créancier lorsqu'il n'a été payé qu'en partie ; en ce cas, il peut exercer ses droits, pour ce qui lui reste dû, par préférence à celui dont il n'a reçu qu'un paiement partiel.

          • Article 1253

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le débiteur de plusieurs dettes a le droit de déclarer, lorsqu'il paye, quelle dette il entend acquitter.

          • Article 1254

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le débiteur d'une dette qui porte intérêt ou produit des arrérages ne peut point, sans le consentement du créancier, imputer le paiement qu'il fait sur le capital par préférence aux arrérages ou intérêts : le paiement fait sur le capital et intérêts, mais qui n'est point intégral, s'impute d'abord sur les intérêts.

          • Article 1255

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque le débiteur de diverses dettes a accepté une quittance par laquelle le créancier a imputé ce qu'il a reçu sur l'une de ces dettes spécialement, le débiteur ne peut plus demander l'imputation sur une dette différente, à moins qu'il n'y ait eu dol ou surprise de la part du créancier.

          • Article 1256

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque la quittance ne porte aucune imputation, le paiement doit être imputé sur la dette que le débiteur avait pour lors le plus d'intérêt d'acquitter entre celles qui sont pareillement échues ; sinon, sur la dette échue, quoique moins onéreuse que celles qui ne le sont point.

            Si les dettes sont d'égale nature, l'imputation se fait sur la plus ancienne ; toutes choses égales, elle se fait proportionnellement.

          • Article 1257

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque le créancier refuse de recevoir son paiement, le débiteur peut lui faire des offres réelles et, au refus du créancier de les accepter, consigner la somme ou la chose offerte.

            Les offres réelles suivies d'une consignation libèrent le débiteur ; elles tiennent lieu à son égard de paiement, lorsqu'elles sont valablement faites, et la chose ainsi consignée demeure aux risques du créancier.

          • Article 1258

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Pour que les offres réelles soient valables, il faut :

            1° Qu'elles soient faites au créancier ayant la capacité de recevoir, ou à celui qui a pouvoir de recevoir pour lui ;

            2° Qu'elles soient faites par une personne capable de payer ;

            3° Qu'elles soient de la totalité de la somme exigible, des arrérages ou intérêts dus, des frais liquidés, et d'une somme pour les frais non liquidés, sauf à la parfaire ;

            4° Que le terme soit échu, s'il a été stipulé en faveur du créancier ;

            5° Que la condition sous laquelle la dette a été contractée soit arrivée ;

            6° Que les offres soient faites au lieu dont on est convenu pour le paiement, et que, s'il n'y a pas de convention spéciale sur le lieu du paiement, elles soient faites ou à la personne du créancier, ou à son domicile, ou au domicile élu pour l'exécution de la convention ;

            7° Que les offres soient faites par un officier ministériel ayant caractère pour ces sortes d'actes.

          • Article 1259

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/1981Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 1981

            Abrogé par Décret 81-500 1981-05-12 JORF 14 mai 1981 rectificatif JORF 21 mai 1981
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il n'est pas nécessaire, pour la validité de la consignation, qu'elle ait été autorisée par le juge ; il suffit :

            1° Qu'elle ait été précédée d'une sommation signifiée au créancier, et contenant l'indication du jour, de l'heure et du lieu où la chose offerte sera déposée ;

            2° Que le débiteur se soit dessaisi de la chose offerte, en la remettant dans le dépôt indiqué par la loi pour recevoir les consignations, avec les intérêts jusqu'au jour du dépôt ;

            3° Qu'il y ait eu procès-verbal dressé par l'officier ministériel, de la nature des espèces offertes, du refus qu'a fait le créancier de les recevoir, ou de sa non-comparution, et enfin du dépôt ;

            4° Qu'en cas de non-comparution de la part du créancier, le procès-verbal du dépôt lui ait été signifié avec sommation de retirer la chose déposée.

          • Article 1260

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les frais des offres réelles et de la consignation sont à la charge du créancier, si elles sont valables.

          • Article 1261

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Tant que la consignation n'a point été acceptée par le créancier, le débiteur peut la retirer ; et s'il la retire, ses codébiteurs ou ses cautions ne sont point libérés.

          • Article 1262

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque le débiteur a lui-même obtenu un jugement passé en force de chose jugée, qui a déclaré ses offres et sa consignation bonnes et valables, il ne peut plus, même du consentement du créancier, retirer sa consignation au préjudice de ses codébiteurs ou de ses cautions.

          • Article 1263

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le créancier qui a consenti que le débiteur retirât sa consignation après qu'elle a été déclarée valable par un jugement qui a acquis force de chose jugée, ne peut plus, pour le paiement de sa créance, exercer les privilèges ou hypothèques qui y étaient attachés ; il n'a plus d'hypothèque que du jour où l'acte par lequel il a consenti que la consignation fût retirée aura été revêtu des formes requises pour emporter l'hypothèque.

          • Article 1264

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Si la chose due est un corps certain qui doit être livré au lieu où il se trouve, le débiteur doit faire sommation au créancier de l'enlever, par acte notifié à sa personne ou à son domicile, ou au domicile élu pour l'exécution de la convention. Cette sommation faite, si le créancier n'enlève pas la chose, et que le débiteur ait besoin du lieu dans lequel elle est placée, celui-ci pourra obtenir de la justice la permission de la mettre en dépôt dans quelque autre lieu.

        • Article 1271

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La novation s'opère de trois manières :

          1° Lorsque le débiteur contracte envers son créancier une nouvelle dette qui est substituée à l'ancienne, laquelle est éteinte ;

          2° Lorsqu'un nouveau débiteur est substitué à l'ancien qui est déchargé par le créancier ;

          3° Lorsque, par l'effet d'un nouvel engagement, un nouveau créancier est substitué à l'ancien, envers lequel le débiteur se trouve déchargé.

        • Article 1273

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La novation ne se présume point ; il faut que la volonté de l'opérer résulte clairement de l'acte.

        • Article 1274

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La novation par la substitution d'un nouveau débiteur peut s'opérer sans le concours du premier débiteur.

        • Article 1275

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La délégation par laquelle un débiteur donne au créancier un autre débiteur qui s'oblige envers le créancier, n'opère point de novation, si le créancier n'a expressément déclaré qu'il entendait décharger son débiteur qui a fait la délégation.

        • Article 1276

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le créancier qui a déchargé le débiteur par qui a été faite la délégation, n'a point de recours contre ce débiteur, si le délégué devient insolvable, à moins que l'acte n'en contienne une réserve expresse, ou que le délégué ne fût déjà en faillite ouverte, ou tombé en déconfiture au moment de la délégation.

        • Article 1277

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La simple indication faite, par le débiteur, d'une personne qui doit payer à sa place, n'opère point novation.

          Il en est de même de la simple indication faite, par le créancier, d'une personne qui doit recevoir pour lui.

        • Article 1278

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les privilèges et hypothèques de l'ancienne créance ne passent point à celle qui lui est substituée, à moins que le créancier ne les ait expressément réservés.

        • Article 1280

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque la novation s'opère entre le créancier et l'un des débiteurs solidaires, les privilèges et hypothèques de l'ancienne créance ne peuvent être réservés que sur les biens de celui qui contracte la nouvelle dette.

        • Article 1281

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Par la novation faite entre le créancier et l'un des débiteurs solidaires, les codébiteurs sont libérés.

          La novation opérée à l'égard du débiteur principal libère les cautions.

          Néanmoins, si le créancier a exigé, dans le premier cas, l'accession des codébiteurs, ou, dans le second, celles des cautions, l'ancienne créance subsiste, si les codébiteurs ou les cautions refusent d'accéder au nouvel arrangement.

        • Article 1282

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise volontaire du titre original sous signature privée, par le créancier au débiteur, fait preuve de la libération.

        • Article 1283

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise volontaire de la grosse du titre fait présumer la remise de la dette ou le paiement, sans préjudice de la preuve contraire.

        • Article 1284

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise du titre original sous signature privée, ou de la grosse du titre, à l'un des débiteurs solidaires, a le même effet au profit de ses codébiteurs.

        • Article 1285

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise ou décharge conventionnelle au profit de l'un des codébiteurs solidaires, libère tous les autres, à moins que le créancier n'ait expressément réservé ses droits contre ces derniers.

          Dans ce dernier cas, il ne peut plus répéter la dette que déduction faite de la part de celui auquel il a fait la remise.

        • Article 1286

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise de la chose donnée en nantissement ne suffit point pour faire présumer la remise de la dette.

        • Article 1287

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La remise ou décharge conventionnelle accordée au débiteur principal libère les cautions ;

          Celle accordée à la caution ne libère pas le débiteur principal ;

          Celle accordée à l'une des cautions ne libère pas les autres.

        • Article 1288

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Ce que le créancier a reçu d'une caution pour la décharge de son cautionnement doit être imputé sur la dette, et tourner à la décharge du débiteur principal et des autres cautions.

        • Article 1289

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque deux personnes se trouvent débitrices l'une envers l'autre, il s'opère entre elles une compensation qui éteint les deux dettes, de la manière et dans les cas ci-après exprimés.

        • Article 1290

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La compensation s'opère de plein droit par la seule force de la loi, même à l'insu des débiteurs ; les deux dettes s'éteignent réciproquement, à l'instant où elles se trouvent exister à la fois, jusqu'à concurrence de leurs quotités respectives.

        • Article 1291

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La compensation n'a lieu qu'entre deux dettes qui ont également pour objet une somme d'argent, ou une certaine quantité de choses fongibles de la même espèce et qui sont également liquides et exigibles.

          Les prestations en grains ou denrées, non contestées, et dont le prix est réglé par les mercuriales, peuvent se compenser avec des sommes liquides et exigibles.

        • Article 1293

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La compensation a lieu, quelles que soient les causes de l'une ou l'autre des dettes, excepté dans le cas :

          1° De la demande en restitution d'une chose dont le propriétaire a été injustement dépouillé ;

          2° De la demande en restitution d'un dépôt et du prêt à usage ;

          3° D'une dette qui a pour cause des aliments déclarés insaisissables.

        • Article 1294

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La caution peut opposer la compensation de ce que le créancier doit au débiteur principal ;

          Mais le débiteur principal ne peut opposer la compensation de ce que le créancier doit à la caution.

          Le débiteur solidaire ne peut pareillement opposer la compensation de ce que le créancier doit à son codébiteur.

        • Article 1295

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le débiteur qui a accepté purement et simplement la cession qu'un créancier a faite de ses droits à un tiers, ne peut plus opposer au cessionnaire la compensation qu'il eût pu, avant l'acceptation, opposer au cédant.

          A l'égard de la cession qui n'a point été acceptée par le débiteur, mais qui lui a été signifiée, elle n'empêche que la compensation des créances postérieures à cette notification.

        • Article 1296

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque les deux dettes ne sont pas payables au même lieu, on n'en peut opposer la compensation qu'en faisant raison des frais de la remise.

        • Article 1297

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsqu'il y a plusieurs dettes compensables dues par la même personne, on suit, pour la compensation, les règles établies pour l'imputation par l'article 1256.

        • Article 1298

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/06/2012Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juin 2012

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La compensation n'a pas lieu au préjudice des droits acquis à un tiers. Ainsi celui qui, étant débiteur, est devenu créancier depuis la saisie-arrêt faite par un tiers entre ses mains, ne peut, au préjudice du saisissant, opposer la compensation.

        • Article 1299

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2
          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Celui qui a payé une dette qui était, de droit, éteinte par la compensation, ne peut plus, en exerçant la créance dont il n'a point opposé la compensation, se prévaloir, au préjudice des tiers, des privilèges ou hypothèques qui y étaient attachés, à moins qu'il n'ait eu une juste cause d'ignorer la créance qui devait compenser sa dette.

        • Article 1300

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque les qualités de créancier et de débiteur se réunissent dans la même personne, il se fait une confusion de droit qui éteint les deux créances.

        • Article 1301

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La confusion qui s'opère dans la personne du débiteur principal, profite à ses cautions ;

          Celle qui s'opère dans la personne de la caution, n'entraîne point l'extinction de l'obligation principale ;

          Celle qui s'opère dans la personne du créancier, ne profite à ses codébiteurs solidaires que pour la portion dont il était débiteur.

        • Article 1302

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque le corps certain et déterminé qui était l'objet de l'obligation vient à périr, est mis hors du commerce, ou se perd de manière qu'on en ignore absolument l'existence, l'obligation est éteinte si la chose a péri ou a été perdue sans la faute du débiteur et avant qu'il fût en demeure.

          Lors même que le débiteur est en demeure, et s'il ne s'est pas chargé des cas fortuits, l'obligation est éteinte dans le cas où la chose fût également périe chez le créancier si elle lui eût été livrée.

          Le débiteur est tenu de prouver le cas fortuit qu'il allègue.

          De quelque manière que la chose volée ait péri ou ait été perdue, sa perte ne dispense pas celui qui l'a soustraite, de la restitution du prix.

        • Article 1303

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque la chose est périe, mise hors du commerce ou perdue, sans la faute du débiteur, il est tenu, s'il y a quelques droits ou actions en indemnité par rapport à cette chose, de les céder à son créancier.

        • Article 1304

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 04/07/1968Version en vigueur du 21 mars 1804 au 04 juillet 1968

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Dans tous les cas où l'action en nullité ou en rescision d'une convention n'est pas limitée à un moindre temps par une loi particulière, cette action dure dix ans.

          Ce temps ne court, dans le cas de violence, que du jour où elle a cessé ; dans le cas d'erreur ou de dol, du jour où ils ont été découverts ; et pour les actes passés par les femmes mariées non autorisées, du jour de la dissolution du mariage.

          Le temps ne court, à l'égard des actes faits par les interdits, que du jour où l'interdiction est levée, et à l'égard de ceux faits par les mineurs, que du jour de la majorité.

        • Article 1305

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 15/06/1964Version en vigueur du 21 mars 1804 au 15 juin 1964

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La simple lésion donne lieu à la rescision en faveur du mineur non émancipé, contre toutes sortes de conventions ; et en faveur du mineur émancipé, contre toutes conventions qui excèdent les bornes de sa capacité, ainsi qu’elle est déterminée au titre de laMinorité, de la Tutelle et de l’Émancipation.

        • Article 1306

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le mineur n'est pas restituable pour cause de lésion, lorsqu'elle ne résulte que d'un événement casuel et imprévu.

        • Article 1307

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          La simple déclaration de majorité, faite par le mineur, ne fait point obstacle à sa restitution.

        • Article 1309

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le mineur n'est point restituable contre les conventions portées en son contrat de mariage, lorsqu'elles ont été faites avec le consentement et l'assistance de ceux dont le consentement est requis pour la validité de son mariage.

        • Article 1310

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il n'est point restituable contre les obligations résultant de son délit ou quasi-délit.

        • Article 1311

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Il n'est plus recevable à revenir contre l'engagement qu'il avait souscrit en minorité, lorsqu'il l'a ratifié en majorité, soit que cet engagement fût nul en sa forme, soit qu'il fût seulement sujet à restitution.

        • Article 1313

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les majeurs ne sont restitués pour cause de lésion que dans les cas et sous les conditions spécialement exprimés dans le présent code.

        • Article 1314

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Lorsque les formalités requises à l'égard des mineurs ou des majeurs en tutelle, soit pour aliénation d'immeubles, soit dans un partage de succession, ont été remplies, ils sont, relativement à ces actes, considérés comme s'ils les avaient faits en majorité ou avant la tutelle des majeurs.

      • Article 1315

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver.

        Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.

          • Article 1317

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte authentique est celui qui a été reçu par officiers publics ayant le droit d'instrumenter dans le lieu où l'acte a été rédigé, et avec les solennités requises.

          • Article 1318

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte qui n'est point authentique par l'incompétence ou l'incapacité de l'officier, ou par un défaut de forme, vaut comme écriture privée, s'il a été signé des parties.

          • Article 1319

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte authentique fait pleine foi de la convention qu'il renferme entre les parties contractantes et leurs héritiers ou ayants cause.

            Néanmoins, en cas de de plaintes en faux principal, l'exécution de l'acte argué de faux sera suspendue par la mise en accusation ; et, en cas d'inscription de faux faite incidemment, les tribunaux pourront, suivant les circonstances, suspendre provisoirement l'exécution de l'acte.

          • Article 1320

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte, soit authentique, soit sous seing privé, fait foi entre les parties, même de ce qui n'y est exprimé qu'en termes énonciatifs, pourvu que l'énonciation ait un rapport direct à la disposition. Les énonciations étrangères à la disposition ne peuvent servir que d'un commencement de preuve.

          • Article 1321

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les contre-lettres ne peuvent avoir leur effet qu'entre les parties contractantes ; elles n'ont point d'effet contre les tiers.

          • Article 1322

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte sous seing privé, reconnu par celui auquel on l'oppose, ou légalement tenu pour reconnu, a, entre ceux qui l'ont souscrit et entre leurs héritiers et ayants cause, la même foi que l'acte authentique.

          • Article 1323

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Celui auquel on oppose un acte sous seing privé, est obligé d'avouer ou de désavouer formellement son écriture ou sa signature.

            Ses héritiers ou ayants cause peuvent se contenter de déclarer qu'ils ne connaissent point l'écriture ou la signature de leur auteur.

          • Article 1324

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Dans le cas où la partie désavoue son écriture ou sa signature, et dans le cas où ses héritiers ou ayants cause déclarent ne les point connaître, la vérification en est ordonnée en justice.

          • Article 1325

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatiques, ne sont valables qu'autant qu'ils ont été faits en autant d'originaux qu'il y a de parties ayant un intérêt distinct.

            Il suffit d'un original pour toutes les personnes ayant le même intérêt.

            Chaque original doit contenir la mention du nombre des originaux qui en ont été faits.

            Néanmoins le défaut de mention que les originaux ont été faits doubles, triples, etc., ne peut être opposé par celui qui a exécuté de sa part la convention portée dans l'acte.

          • Article 1326

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 13/07/1980Version en vigueur du 21 mars 1804 au 13 juillet 1980

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le billet ou la promesse sous seing privé par lequel une seule partie s'engage envers l'autre à lui payer une somme d'argent ou une chose appréciable, doit être écrit en entier de la main de celui qui le souscrit ; ou du moins il faut qu'outre sa signature, il ait écrit de sa main un bon ou un approuvé, portant en toutes lettres la somme ou la quantité de la chose.

            Excepté dans le cas où l'acte émane de marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service.

          • Article 1327

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 13/07/1980Version en vigueur du 21 mars 1804 au 13 juillet 1980

            Abrogé par Loi n°80-525 du 12 juillet 1980, v. init.
            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque la somme exprimée au corps de l'acte est différente de celle exprimée au bon, l'obligation est présumée n'être que de la somme moindre, lors même que l'acte ainsi que le bon sont écrits en entier de la main de celui qui s'est obligé, à moins qu'il ne soit prouvé de quel côté est l'erreur.

          • Article 1328

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les actes sous seing privé n'ont de date contre les tiers que du jour où ils ont été enregistrés, du jour de la mort de celui ou de l'un de ceux qui les ont souscrits, ou du jour où leur substance est constatée dans les actes dressés par des officiers publics, tels que procès-verbaux de scellé ou d'inventaire.

          • Article 1329

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les registres des marchands ne font point, contre les personnes non marchandes, preuve des fournitures qui y sont portées, sauf ce qui sera dit à l'égard du serment.

          • Article 1330

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les livres des marchands font preuve contre eux ; mais celui qui en veut tirer avantage, ne peut les diviser en ce qu'ils contiennent de contraire à sa prétention.

          • Article 1331

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les registres et papiers domestiques ne font point un titre pour celui qui les a écrits. Ils font foi contre lui :

            1° dans tous les cas où ils énoncent formellement un paiement reçu ;

            2° lorsqu'ils contiennent la mention expresse que la note a été faite pour suppléer le défaut du titre en faveur de celui au profit duquel ils énoncent une obligation.

          • Article 1332

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'écriture mise par le créancier à la suite, en marge ou au dos d'un titre qui est toujours resté en sa possession, fait foi, quoique non signée ni datée par lui, lorsqu'elle tend à établir la libération du débiteur.

            Il en est de même de l'écriture mise par le créancier au dos ou en marge, ou à la suite du double d'un titre ou d'une quittance, pourvu que ce double soit entre les mains du débiteur.

          • Article 1333

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les tailles corrélatives à leurs échantillons font foi entre les personnes qui sont dans l'usage de constater ainsi les fournitures qu'elles font ou reçoivent en détail.

          • Article 1334

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les copies, lorsque le titre original subsiste, ne font foi que de ce qui est contenu au titre, dont la représentation peut toujours être exigée.

          • Article 1335

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque le titre original n'existe plus, les copies font foi d'après les distinctions suivantes :

            1° Les grosses ou premières expéditions font la même foi que l'original ; il en est de même des copies qui ont été tirées par l'autorité du magistrat, parties présentes ou dûment appelées, ou de celles qui ont été tirées en présence des parties et de leur consentement réciproque.

            2° Les copies qui, sans l'autorité du magistrat, ou sans le consentement des parties, et depuis la délivrance des grosses ou premières expéditions, auront été tirées sur la minute de l'acte par le notaire qui l'a reçu, ou par l'un de ses successeurs, ou par officiers publics qui, en cette qualité, sont dépositaires des minutes, peuvent, au cas de perte de l'original, faire foi quand elles sont anciennes.

            Elles sont considérées comme anciennes quand elles ont plus de trente ans ;

            Si elles ont moins de trente ans, elles ne peuvent servir que de commencement de preuve par écrit.

            3° Lorsque les copies tirées sur la minute d'un acte ne l'auront pas été par le notaire qui l'a reçu, ou par l'un de ses successeurs, ou par officiers publics qui, en cette qualité, sont dépositaires des minutes, elles ne pourront servir, quelle que soit leur ancienneté, que de commencement de preuve par écrit.

            4° Les copies de copies pourront, suivant les circonstances, être considérées comme simples renseignements.

          • Article 1336

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La transcription d'un acte sur les registres publics ne pourra servir que de commencement de preuve par écrit ; il faudra même pour cela :

            1° Qu'il soit constant que toutes les minutes du notaire, de l'année dans laquelle l'acte paraît avoir été fait, soient perdues, ou que l'on prouve que la perte de la minute de cet acte a été faite par un accident particulier ;

            2° Qu'il existe un répertoire en règle du notaire, qui constate que l'acte a été fait à la même date.

            Lorsqu'au moyen du concours de ces deux circonstances la preuve par témoins sera admise, il sera nécessaire que ceux qui ont été témoins de l'acte, s'ils existent encore, soient entendus.

          • Article 1337

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les actes récognitifs ne dispensent point de la représentation du titre primordial, à moins que sa teneur n'y soit spécialement relatée.

            Ce qu'ils contiennent de plus que le titre primordial, ou ce qui s'y trouve de différent, n'a aucun effet.

            Néanmoins, s'il y avait plusieurs reconnaissances conformes, soutenues de la possession, et dont l'une eût trente ans de date, le créancier pourrait être dispensé de représenter le titre primordial.

          • Article 1338

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'acte de confirmation ou ratification d'une obligation contre laquelle la loi admet l'action en nullité ou en rescision, n'est valable que lorsqu'on y trouve la substance de cette obligation, la mention du motif de l'action en rescision, et l'intention de réparer le vice sur lequel cette action est fondée.

            A défaut d'acte de confirmation ou ratification, il suffit que l'obligation soit exécutée volontairement après l'époque à laquelle l'obligation pouvait être valablement confirmée ou ratifiée.

            La confirmation, ratification, ou exécution volontaire dans les formes et à l'époque déterminées par la loi, emporte la renonciation aux moyens et exceptions que l'on pouvait opposer contre cet acte, sans préjudice néanmoins du droit des tiers.

          • Article 1339

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le donateur ne peut réparer par aucun acte confirmatif les vices d'une donation entre vifs, nulle en la forme ; il faut qu'elle soit refaite en la forme légale.

          • Article 1340

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La confirmation ou ratification, ou exécution volontaire d'une donation par les héritiers ou ayants cause du donateur, après son décès, emporte leur renonciation à opposer soit les vices de forme, soit toute autre exception.

        • Article 1346

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Toutes les demandes, à quelque titre que ce soit, qui ne seront pas entièrement justifiées par écrit, seront formées par un même exploit, après lequel les autres demandes dont il n'y aura point de preuves par écrit ne seront pas reçues.

        • Article 1348

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 13/07/1980Version en vigueur du 21 mars 1804 au 13 juillet 1980

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Elles reçoivent encore exception toutes les fois qu'il n'a pas été possible au créancier de se procurer une preuve littérale de l'obligation qui a été contractée envers lui.

          Cette seconde exception s'applique :

          1° Aux obligations qui naissent des quasi-contrats et des délits ou quasi-délits ;

          2° Aux dépôts nécessaires faits en cas d'incendie, tumulte ou naufrage, et à ceux faits par les voyageurs en logeant dans une hôtellerie, le tout suivant la qualité des personnes et les circonstances du fait ;

          3° Aux obligations contractées en cas d'accidents imprévus, où l'on ne pourrait pas avoir fait des actes par écrit ;

          4° Au cas où le créancier a perdu le titre qui lui servait de preuve littérale, par suite d'un cas fortuit, imprévu et résultant d'une force majeure.

        • Article 1349

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Les présomptions sont des conséquences que la loi ou le magistrat tire d'un fait connu à un fait inconnu.

          • Article 1350

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La présomption légale est celle qui est attachée par une loi spéciale à certains actes ou à certains faits ; tels sont :

            1° Les actes que la loi déclare nuls, comme présumés faits en fraude de ses dispositions, d'après leur seule qualité ;

            2° Les cas dans lesquels la loi déclare la propriété ou la libération résulter de certaines circonstances déterminées ;

            3° L'autorité que la loi attribue à la chose jugée ;

            4° La force que la loi attache à l'aveu de la partie ou à son serment.

          • Article 1351

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            L'autorité de la chose jugée n'a lieu qu'à l'égard de ce qui a fait l'objet du jugement. Il faut que la chose demandée soit la même ; que la demande soit fondée sur la même cause ; que la demande soit entre les mêmes parties, et formée par elles et contre elles en la même qualité.

          • Article 1352

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La présomption légale dispense de toute preuve celui au profit duquel elle existe.

            Nulle preuve n'est admise contre la présomption de la loi, lorsque, sur le fondement de cette présomption, elle annule certains actes ou dénie l'action en justice, à moins qu'elle n'ait réservé la preuve contraire et sauf ce qui sera dit sur le serment et l'aveu judiciaires.

          • Article 1353

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Les présomptions qui ne sont point établies par la loi, sont abandonnées aux lumières et à la prudence du magistrat, qui ne doit admettre que des présomptions graves, précises et concordantes, et dans les cas seulement où la loi admet les preuves testimoniales, à moins que l'acte ne soit attaqué pour cause de fraude ou de dol.

        • Article 1354

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'aveu qui est opposé à une partie est ou extrajudiciaire ou judiciaire.

        • Article 1355

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'allégation d'un aveu extrajudiciaire purement verbal est inutile toutes les fois qu'il s'agit d'une demande dont la preuve testimoniale ne serait point admissible.

        • Article 1356

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          L'aveu judiciaire est la déclaration que fait en justice la partie ou son fondé de pouvoir spécial.

          Il fait pleine foi contre celui qui l'a fait.

          Il ne peut être divisé contre lui.

          Il ne peut être révoqué, à moins qu'on ne prouve qu'il a été la suite d'une erreur de fait. Il ne pourrait être révoqué sous prétexte d'une erreur de droit.

        • Article 1357

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

          Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

          Le serment judiciaire est de deux espèces :

          1° Celui qu'une partie défère à l'autre pour en faire dépendre le jugement de la cause : il est appelé "décisoire".

          2° Celui qui est déféré d'office par le juge à l'une ou à l'autre des parties.

          • Article 1358

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le serment décisoire peut être déféré sur quelque espèce de contestation que ce soit.

          • Article 1359

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il ne peut être déféré que sur un fait personnel à la partie à laquelle on le défère.

          • Article 1360

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Il peut être déféré en tout état de cause, et encore qu'il n'existe aucun commencement de preuve de la demande ou de l'exception sur laquelle il est provoqué.

          • Article 1361

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Celui auquel le serment est déféré, qui le refuse ou ne consent pas à le référer à son adversaire, ou l'adversaire à qui il a été référé et qui le refuse, doit succomber dans sa demande ou dans son exception.

          • Article 1362

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le serment ne peut être référé quand le fait qui en est l'objet n'est point celui des deux parties, mais est purement personnel à celui auquel le serment avait été déféré.

          • Article 1363

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Lorsque le serment déféré ou référé a été fait, l'adversaire n'est point recevable à en prouver la fausseté.

          • Article 1364

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            La partie qui a déféré ou référé le serment ne peut plus se rétracter lorsque l'adversaire a déclaré qu'il est prêt à faire ce serment.

          • Article 1365

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le serment ne forme preuve qu'au profit de celui qui l'a déféré ou contre lui, et au profit de ses héritiers et ayants cause ou contre eux.

            Néanmoins, le serment déféré par l'un des créanciers solidaires au débiteur ne libère celui-ci que pour la part de ce créancier.

            Le serment déféré au débiteur principal libère également les cautions.

            Celui déféré à l'un des débiteurs solidaires profite aux codébiteurs.

            Et celui déféré à la caution profite au débiteur principal.

            Dans ces deux derniers cas, le serment du codébiteur solidaire ou de la caution ne profite aux autres codébiteurs ou au débiteur principal que lorsqu'il a été déféré sur la dette, et non sur le fait de la solidarité ou du cautionnement.

          • Article 1366

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le juge peut déférer à l'une des parties le serment, ou pour en faire dépendre la décision de la cause, ou seulement pour déterminer le montant de la condamnation.

          • Article 1367

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le juge ne peut déférer d'office le serment, soit sur la demande, soit sur l'exception qui y est opposée, que sous les deux conditions suivantes ; il faut :

            1. Que la demande ou l'exception ne soit pas pleinement justifiée ;

            2. Qu'elle ne soit pas totalement dénuée de preuves.

            Hors ces deux cas, le juge doit ou adjuger ou rejeter purement et simplement la demande.

          • Article 1368

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le serment déféré d'office par le juge à l'une des parties ne peut être par elle référé à l'autre.

          • Article 1369

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

            Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

            Le serment sur la valeur de la chose demandée ne peut être déféré par le juge au demandeur que lorsqu'il est d'ailleurs impossible de constater autrement cette valeur.

            Le juge doit même, en ce cas, déterminer la somme jusqu'à concurrence de laquelle le demandeur en sera cru sur son serment.

      • Article 1316

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/03/2000Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mars 2000

        Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

        Les règles qui concernent la preuve littérale, la preuve testimoniale, les présomptions, l'aveu de la partie et le serment, sont expliquées dans les sections suivantes.

    • Article 1370

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

      Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

      Certains engagements se forment sans qu'il intervienne aucune convention, ni de la part de celui qui s'oblige, ni de la part de celui envers lequel il est obligé.

      Les uns résultent de l'autorité seule de la loi ; les autres naissent d'un fait personnel à celui qui se trouve obligé.

      Les premiers sont les engagements formés involontairement, tels que ceux entre propriétaires voisins, ou ceux des tuteurs et des autres administrateurs qui ne peuvent refuser la fonction qui leur est déférée.

      Les engagements qui naissent d'un fait personnel à celui qui se trouve obligé, résultent ou des quasi-contrats, ou des délits ou quasi-délits ; ils font la matière du présent titre.

      • Article 1371

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Les quasi-contrats sont les faits purement volontaires de l'homme, dont il résulte un engagement quelconque envers un tiers, et quelquefois un engagement réciproque des deux parties.

      • Article 1372

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Lorsque volontairement on gère l'affaire d'autrui, soit que le propriétaire connaisse la gestion, soit qu'il l'ignore, celui qui gère contracte l'engagement tacite de continuer la gestion qu'il a commencée, et de l'achever jusqu'à ce que le propriétaire soit en état d'y pourvoir lui-même ; il doit se charger également de toutes les dépendances de cette même affaire.

        Il se soumet à toutes les obligations qui résulteraient d'un mandat exprès que lui aurait donné le propriétaire.

      • Article 1373

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Il est obligé de continuer sa gestion, encore que le maître vienne à mourir avant que l'affaire soit consommée, jusqu'à ce que l'héritier ait pu en prendre la direction.

      • Article 1374

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Il est tenu d'apporter à la gestion de l'affaire tous les soins d'un bon père de famille.

        Néanmoins les circonstances qui l'ont conduit à se charger de l'affaire peuvent autoriser le juge à modérer les dommages et intérêts qui résulteraient des fautes ou de la négligence du gérant.

      • Article 1375

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Le maître dont l'affaire a été bien administrée doit remplir les engagements que le gérant a contractés en son nom, l'indemniser de tous les engagements personnels qu'il a pris, et lui rembourser toutes les dépenses utiles ou nécessaires qu'il a faites.

      • Article 1376

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû s'oblige à le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu.

      • Article 1377

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Lorsqu'une personne qui, par erreur, se croyait débitrice, a acquitté une dette, elle a le droit de répétition contre le créancier.

        Néanmoins, ce droit cesse dans le cas où le créancier a supprimé son titre par suite du paiement, sauf le recours de celui qui a payé contre le véritable débiteur.

      • Article 1378

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        S'il y a eu mauvaise foi de la part de celui qui a reçu, il est tenu de restituer, tant le capital que les intérêts ou les fruits, du jour du paiement.

      • Article 1379

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Si la chose indûment reçue est un immeuble ou un meuble corporel, celui qui l'a reçue s'oblige à la restituer en nature, si elle existe, ou sa valeur, si elle est périe ou détériorée par sa faute ; il est même garant de sa perte par cas fortuit, s'il l'a reçue de mauvaise foi.

      • Article 1380

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Si celui qui a reçu de bonne foi a vendu la chose, il ne doit restituer que le prix de la vente.

      • Article 1381

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Celui auquel la chose est restituée, doit tenir compte, même au possesseur de mauvaise foi, de toutes les dépenses nécessaires et utiles qui ont été faites pour la conservation de la chose.

      • Article 1382

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

      • Article 1383

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.

      • Article 1384

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 09/11/1922Version en vigueur du 21 mars 1804 au 09 novembre 1922

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        On est responsable non-seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde.

        Le père, et la mère après le décès du mari, sont responsables du dommage causé par leurs enfans mineurs habitant avec eux ;

        Les maîtres et les commettans, du dommage causé par leurs domestiques et préposés dans les fonctions auxquelles ils les ont employés ;

        Les instituteurs et les artisans, du dommage causé par leurs élèves et apprentis pendant le temps qu’ils sont sous leur surveillance.

        La responsabilité ci-dessus a lieu, à moins que les père et mère, instituteurs et artisans ne prouvent qu’ils n’ont pu empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité.

      • Article 1385

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Le propriétaire d'un animal, ou celui qui s'en sert, pendant qu'il est à son usage, est responsable du dommage que l'animal a causé, soit que l'animal fût sous sa garde, soit qu'il fût égaré ou échappé.

      • Article 1386

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-02-09 promulguée le 19 février 1804

        Le propriétaire d'un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine, lorsqu'elle est arrivée par une suite du défaut d'entretien ou par le vice de sa construction.

            • Article 1492

              Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

              Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

              (article abrogé).

            • Article 1493

              Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

              Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

              (article abrogé).

            • Article 1494

              Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

              Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

              (article abrogé).

            • Article 1495

              Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

              Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

              (article abrogé).

            • Article 1496

              Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

              Création Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804

              (article abrogé).

        • Article 1528

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1529

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1530

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1531

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1532

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1533

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1534

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

        • Article 1535

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          (article abrogé).

      • Article 1544

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1545

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1546

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1547

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1548

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1549

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1550

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1551

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1552

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1553

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1554

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1555

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1556

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1557

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1558

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1559

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1560

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1561

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1562

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1563

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1564

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1565

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1566

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1567

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1568

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        (article abrogé).

      • Article 1582

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La vente est une convention par laquelle l'un s'oblige à livrer une chose, et l'autre à la payer.

        Elle peut être faite par acte authentique ou sous seing privé.

      • Article 1583

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Elle est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé.

      • Article 1584

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La vente peut être faite purement et simplement, ou sous une condition soit suspensive, soit résolutoire.

        Elle peut aussi avoir pour objet deux ou plusieurs choses alternatives.

        Dans tous ces cas, son effet est réglé par les principes généraux des conventions.

      • Article 1585

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Lorsque des marchandises ne sont pas vendues en bloc, mais au poids, au compte ou à la mesure, la vente n'est point parfaite, en ce sens que les choses vendues sont aux risques du vendeur jusqu'à ce qu'elles soient pesées, comptées ou mesurées ; mais l'acheteur peut en demander ou la délivrance ou des dommages-intérêts, s'il y a lieu, en cas d'inexécution de l'engagement.

      • Article 1586

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si, au contraire, les marchandises ont été vendues en bloc, la vente est parfaite, quoique les marchandises n'aient pas encore été pesées, comptées ou mesurées.

      • Article 1587

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        A l'égard du vin, de l'huile, et des autres choses que l'on est dans l'usage de goûter avant d'en faire l'achat, il n'y a point de vente tant que l'acheteur ne les a pas goûtées et agréées.

      • Article 1588

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La vente faite à l'essai est toujours présumée faite sous une condition suspensive.

      • Article 1590

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si la promesse de vendre a été faite avec des arrhes chacun des contractants est maître de s'en départir,

        Celui qui les a données, en les perdant,

        Et celui qui les a reçues, en restituant le double.

      • Article 1591

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties.

      • Article 1592

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Il peut cependant être laissé à l'arbitrage d'un tiers ; si le tiers ne veut ou ne peut faire l'estimation, il n'y a point de vente.

      • Article 1593

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Les frais d'actes et autres accessoires à la vente sont à la charge de l'acheteur.

      • Article 1594

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Tous ceux auxquels la loi ne l'interdit pas peuvent acheter ou vendre.

      • Article 1595

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

        Abrogé par Loi n°85-1372 du 23 décembre 1985 - art. 35 (V) JORF 26 décembre 1985 en vigueur le 1er juillet 1986
        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Le contrat de vente ne peut avoir lieu entre époux que dans les trois cas suivants :

        1° Celui où l'un des deux époux cède des biens à l'autre, séparé judiciairement d'avec lui, en paiement de ses droits ;

        2° Celui où la cession que le mari fait à sa femme, même non séparée, a une cause légitime, telle que le remploi de ses immeubles aliénés, ou de deniers à elle appartenant, si ces immeubles ou deniers ne tombent pas en communauté ;

        3° Celui où la femme cède des biens à son mari en paiement d'une somme qu'elle lui aurait promise en dot, et lorsqu'il y a exclusion de communauté ;

        Sauf, dans ces trois cas, les droits des héritiers des parties contractantes, s'il y a avantage indirect.

      • Article 1596

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 21/02/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 21 février 2007

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Ne peuvent se rendre adjudicataires, sous peine de nullité, ni par eux-mêmes, ni par personnes interposées :

        Les tuteurs, des biens de ceux dont ils ont la tutelle ;

        Les mandataires, des biens qu'ils sont chargés de vendre ;

        Les administrateurs, de ceux des communes ou des établissements publics confiés à leurs soins ;

        Les officiers publics, des biens nationaux dont les ventes se font par leur ministère.

      • Article 1597

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Les juges, leurs suppléants, les magistrats remplissant le ministère public, les greffiers, huissiers, avocats, défenseurs officieux et notaires, ne peuvent devenir cessionnaires des procès, droits et actions litigieux qui sont de la compétence du tribunal dans le ressort duquel ils exercent leurs fonctions, à peine de nullité, et des dépens, dommages et intérêts.

      • Article 1598

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Tout ce qui est dans le commerce peut être vendu lorsque des lois particulières n'en ont pas prohibé l'aliénation.

      • Article 1599

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La vente de la chose d'autrui est nulle : elle peut donner lieu à des dommages-intérêts lorsque l'acheteur a ignoré que la chose fût à autrui.

      • Article 1601

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si au moment de la vente la chose vendue était périe en totalité, la vente serait nulle.

        Si une partie seulement de la chose est périe, il est au choix de l'acquéreur d'abandonner la vente, ou de demander la partie conservée, en faisant déterminer le prix par la ventilation.

        • Article 1602

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le vendeur est tenu d'expliquer clairement ce à quoi il s'oblige.

          Tout pacte obscur ou ambigu s'interprète contre le vendeur.

        • Article 1603

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Il a deux obligations principales, celle de délivrer et celle de garantir la chose qu'il vend.

        • Article 1604

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La délivrance est le transport de la chose vendue en la puissance et possession de l'acheteur.

        • Article 1605

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          L'obligation de délivrer les immeubles est remplie de la part du vendeur lorsqu'il a remis les clefs, s'il s'agit d'un bâtiment, ou lorsqu'il a remis les titres de propriété.

        • Article 1606

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La délivrance des effets mobiliers s'opère :

          Ou par la tradition réelle,

          Ou par la remise des clefs des bâtiments qui les contiennent,

          Ou même par le seul consentement des parties, si le transport ne peut pas s'en faire au moment de la vente, ou si l'acheteur les avait déjà en son pouvoir à un autre titre.

        • Article 1607

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La tradition des droits incorporels se fait, ou par la remise des titres, ou par l'usage que l'acquéreur en fait du consentement du vendeur.

        • Article 1608

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Les frais de la délivrance sont à la charge du vendeur, et ceux de l'enlèvement à la charge de l'acheteur, s'il n'y a eu stipulation contraire.

        • Article 1609

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La délivrance doit se faire au lieu où était, au temps de la vente, la chose qui en a fait l'objet, s'il n'en a été autrement convenu.

        • Article 1610

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si le vendeur manque à faire la délivrance dans le temps convenu entre les parties, l'acquéreur pourra, à son choix, demander la résolution de la vente, ou sa mise en possession, si le retard ne vient que du fait du vendeur.

        • Article 1611

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Dans tous les cas, le vendeur doit être condamné aux dommages et intérêts, s'il résulte un préjudice pour l'acquéreur, du défaut de délivrance au terme convenu.

        • Article 1612

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le vendeur n'est pas tenu de délivrer la chose, si l'acheteur n'en paye pas le prix, et que le vendeur ne lui ait pas accordé un délai pour le paiement.

        • Article 1613

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Il ne sera pas non plus obligé à la délivrance, quand même il aurait accordé un délai pour le paiement, si, depuis la vente, l'acheteur est tombé en faillite ou en état de déconfiture, en sorte que le vendeur se trouve en danger imminent de perdre le prix ; à moins que l'acheteur ne lui donne caution de payer au terme.

        • Article 1614

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La chose doit être délivrée en l'état où elle se trouve au moment de la vente.

          Depuis ce jour, tous les fruits appartiennent à l'acquéreur.

        • Article 1615

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          L'obligation de délivrer la chose comprend ses accessoires et tout ce qui a été destiné à son usage perpétuel.

        • Article 1616

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le vendeur est tenu de délivrer la contenance telle qu'elle est portée au contrat, sous les modifications ci-après exprimées.

        • Article 1617

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si la vente d'un immeuble a été faite avec indication de la contenance, à raison de tant la mesure, le vendeur est obligé de délivrer à l'acquéreur, s'il l'exige, la quantité indiquée au contrat ;

          Et si la chose ne lui est pas possible, ou si l'acquéreur ne l'exige pas, le vendeur est obligé de souffrir une diminution proportionnelle du prix.

        • Article 1618

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si, au contraire, dans le cas de l'article précédent, il se trouve une contenance plus grande que celle exprimée au contrat, l'acquéreur a le choix de fournir le supplément du prix, ou de se désister du contrat, si l'excédent est d'un vingtième au-dessus de la contenance déclarée.

        • Article 1619

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Dans tous les autres cas,

          Soit que la vente soit faite d'un corps certain et limité,

          Soit qu'elle ait pour objet des fonds distincts et séparés,

          Soit qu'elle commence par la mesure, ou par la désignation de l'objet vendu suivie de la mesure,

          L'expression de cette mesure ne donne lieu à aucun supplément de prix, en faveur du vendeur, pour l'excédent de mesure, ni en faveur de l'acquéreur, à aucune diminution du prix pour moindre mesure, qu'autant que la différence de la mesure réelle à celle exprimée au contrat est d'un vingtième en plus ou en moins, eu égard à la valeur de la totalité des objets vendus, s'il n'y a stipulation contraire.

        • Article 1620

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Dans le cas où, suivant l'article précédent, il y a lieu à augmentation de prix pour excédent de mesure, l'acquéreur a le choix ou de se désister du contrat ou de fournir le supplément du prix, et ce, avec les intérêts s'il a gardé l'immeuble.

        • Article 1621

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Dans tous les cas où l'acquéreur a le droit de se désister du contrat, le vendeur est tenu de lui restituer, outre le prix, s'il l'a reçu, les frais de ce contrat.

        • Article 1622

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          L'action en supplément de prix de la part du vendeur, et celle en diminution de prix ou en résiliation du contrat de la part de l'acquéreur, doivent être intentées dans l'année, à compter du jour du contrat, à peine de déchéance.

        • Article 1623

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          S'il a été vendu deux fonds par le même contrat, et pour un seul et même prix, avec désignation de la mesure de chacun, et qu'il se trouve moins de contenance en l'un et plus en l'autre, on fait compensation jusqu'à due concurrence ; et l'action, soit en supplément, soit en diminution du prix, n'a lieu que suivant les règles ci-dessus établies.

        • Article 1624

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La question de savoir sur lequel, du vendeur ou de l'acquéreur, doit tomber la perte ou la détérioration de la chose vendue avant la livraison, est jugée d'après les règles prescrites au titre " Des contrats ou des obligations conventionnelles en général ".

        • Article 1625

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La garantie que le vendeur doit à l'acquéreur a deux objets : le premier est la possession paisible de la chose vendue ; le second, les défauts cachés de cette chose ou les vices rédhibitoires.

          • Article 1626

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Quoique lors de la vente il n'ait été fait aucune stipulation sur la garantie, le vendeur est obligé de droit à garantir l'acquéreur de l'éviction qu'il souffre dans la totalité ou partie de l'objet vendu, ou des charges prétendues sur cet objet, et non déclarées lors de la vente.

          • Article 1627

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Les parties peuvent, par des conventions particulières, ajouter à cette obligation de droit ou en diminuer l'effet ; elles peuvent même convenir que le vendeur ne sera soumis à aucune garantie.

          • Article 1628

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Quoiqu'il soit dit que le vendeur ne sera soumis à aucune garantie, il demeure cependant tenu de celle qui résulte d'un fait qui lui est personnel : toute convention contraire est nulle.

          • Article 1629

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Dans le même cas de stipulation de non-garantie, le vendeur, en cas d'éviction, est tenu à la restitution du prix, à moins que l'acquéreur n'ait connu lors de la vente le danger de l'éviction ou qu'il n'ait acheté à ses périls et risques.

          • Article 1630

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Lorsque la garantie a été promise, ou qu'il n'a rien été stipulé à ce sujet, si l'acquéreur est évincé, il a droit de demander contre le vendeur :

            1° La restitution du prix ;

            2° Celle des fruits, lorsqu'il est obligé de les rendre au propriétaire qui l'évince ;

            3° Les frais faits sur la demande en garantie de l'acheteur, et ceux faits par le demandeur originaire ;

            4° Enfin les dommages et intérêts, ainsi que les frais et loyaux coûts du contrat.

          • Article 1631

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Lorsqu'à l'époque de l'éviction, la chose vendue se trouve diminuée de valeur, ou considérablement détériorée, soit par la négligence de l'acheteur, soit par des accidents de force majeure, le vendeur n'en est pas moins tenu de restituer la totalité du prix.

          • Article 1632

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Mais si l'acquéreur a tiré profit des dégradations par lui faites, le vendeur a droit de retenir sur le prix une somme égale à ce profit.

          • Article 1633

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si la chose vendue se trouve avoir augmenté de prix à l'époque de l'éviction, indépendamment même du fait de l'acquéreur, le vendeur est tenu de lui payer ce qu'elle vaut au-dessus du prix de la vente.

          • Article 1634

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Le vendeur est tenu de rembourser ou de faire rembourser à l'acquéreur, par celui qui l'évince, toutes les réparations et améliorations utiles qu'il aura faites au fonds.

          • Article 1635

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si le vendeur avait vendu de mauvaise foi le fonds d'autrui, il sera obligé de rembourser à l'acquéreur toutes les dépenses, même voluptuaires ou d'agrément, que celui-ci aura faites au fonds.

          • Article 1636

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si l'acquéreur n'est évincé que d'une partie de la chose, et qu'elle soit de telle conséquence, relativement au tout, que l'acquéreur n'eût point acheté sans la partie dont il a été évincé, il peut faire résilier la vente.

          • Article 1637

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si, dans le cas de l'éviction d'une partie du fonds vendu, la vente n'est pas résiliée, la valeur de la partie dont l'acquéreur se trouve évincé lui est remboursée suivant l'estimation à l'époque de l'éviction, et non proportionnellement au prix total de la vente, soit que la chose vendue ait augmenté ou diminué de valeur.

          • Article 1638

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si l'héritage vendu se trouve grevé, sans qu'il en ait été fait de déclaration, de servitudes non apparentes, et qu'elles soient de telle importance qu'il y ait lieu de présumer que l'acquéreur n'aurait pas acheté s'il en avait été instruit, il peut demander la résiliation du contrat, si mieux il n'aime se contenter d'une indemnité.

          • Article 1639

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Les autres questions auxquelles peuvent donner lieu les dommages et intérêts résultant pour l'acquéreur de l'inexécution de la vente doivent être décidées suivant les règles générales établies au titre " Des contrats ou des obligations conventionnelles en général ".

          • Article 1640

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            La garantie pour cause d'éviction cesse lorsque l'acquéreur s'est laissé condamner par un jugement en dernier ressort, ou dont l'appel n'est plus recevable, sans appeler son vendeur, si celui-ci prouve qu'il existait des moyens suffisants pour faire rejeter la demande.

          • Article 1641

            Version en vigueur depuis le 16/03/1804Version en vigueur depuis le 16 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus.

          • Article 1642

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents et dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même.

          • Article 1643

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n'ait stipulé qu'il ne sera obligé à aucune garantie.

          • Article 1644

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 18/02/2015Version en vigueur du 21 mars 1804 au 18 février 2015

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Dans le cas des articles 1641 et 1643, l'acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix, telle qu'elle sera arbitrée par experts.

          • Article 1645

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix qu'il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l'acheteur.

          • Article 1646

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si le vendeur ignorait les vices de la chose, il ne sera tenu qu'à la restitution du prix, et à rembourser à l'acquéreur les frais occasionnés par la vente.

          • Article 1647

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Si la chose qui avait des vices a péri par suite de sa mauvaise qualité, la perte est pour le vendeur, qui sera tenu envers l'acheteur à la restitution du prix et aux autres dédommagements expliqués dans les deux articles précédents.

            Mais la perte arrivée par cas fortuit sera pour le compte de l'acheteur.

          • Article 1649

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

            Elle n'a pas lieu dans les ventes faites par autorité de justice.

      • Article 1650

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La principale obligation de l'acheteur est de payer le prix au jour et au lieu réglés par la vente.

      • Article 1651

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        S'il n'a rien été réglé à cet égard lors de la vente, l'acheteur doit payer au lieu et dans le temps où doit se faire la délivrance.

      • Article 1652

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        L'acheteur doit l'intérêt du prix de la vente jusqu'au paiement du capital, dans les trois cas suivants :

        S'il a été ainsi convenu lors de la vente ;

        Si la chose vendue et livrée produit des fruits ou autres revenus ;

        Si l'acheteur a été sommé de payer.

        Dans ce dernier cas, l'intérêt ne court que depuis la sommation.

      • Article 1653

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si l'acheteur est troublé ou a juste sujet de craindre d'être troublé par une action, soit hypothécaire, soit en revendication, il peut suspendre le paiement du prix jusqu'à ce que le vendeur ait fait cesser le trouble, si mieux n'aime celui-ci donner caution, ou à moins qu'il n'ait été stipulé que, nonobstant le trouble, l'acheteur paiera.

      • Article 1654

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si l'acheteur ne paye pas le prix, le vendeur peut demander la résolution de la vente.

      • Article 1655

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La résolution de la vente d'immeubles est prononcée de suite si le vendeur est en danger de perdre la chose et le prix.

        Si ce danger n'existe pas, le juge peut accorder à l'acquéreur un délai plus ou moins long suivant les circonstances.

        Ce délai passé sans que l'acquéreur ait payé, la résolution de la vente sera prononcée.

      • Article 1656

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        S'il a été stipulé lors de la vente d'immeubles que, faute du paiement du prix dans le terme convenu, la vente serait résolue de plein droit, l'acquéreur peut néanmoins payer après l'expiration du délai, tant qu'il n'a pas été mis en demeure par une sommation ; mais, après cette sommation, le juge ne peut pas lui accorder ce délai.

      • Article 1657

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        En matière de vente de denrées et effets mobiliers, la résolution de la vente aura lieu de plein droit et sans sommation, au profit du vendeur, après l'expiration du terme convenu pour le retirement.

      • Article 1658

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Indépendamment des causes de nullité ou de résolution déjà expliquées dans ce titre, et de celles qui sont communes à toutes les conventions, le contrat de vente peut être résolu par l'exercice de la faculté de rachat et par la vileté du prix.

        • Article 1659

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La faculté de rachat ou de réméré est un pacte par lequel le vendeur se réserve de reprendre la chose vendue, moyennant la restitution du prix principal et le remboursement dont il est parlé à l'article 1673.

        • Article 1660

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La faculté de rachat ne peut être stipulée pour un terme excédant cinq années.

          Si elle a été stipulée pour un terme plus long, elle est réduite à ce terme.

        • Article 1661

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le terme fixé est de rigueur et ne peut être prolongé par le juge.

        • Article 1662

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Faute par le vendeur d'avoir exercé son action de réméré dans le terme prescrit, l'acquéreur demeure propriétaire irrévocable.

        • Article 1663

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le délai court contre toutes personnes, même contre le mineur, sauf, s'il y a lieu, le recours contre qui de droit.

        • Article 1664

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le vendeur à pacte de rachat peut exercer son action contre un second acquéreur, quand même la faculté de réméré n'aurait pas été déclarée dans le second contrat.

        • Article 1665

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          L'acquéreur à pacte de rachat exerce tous les droits de son vendeur ; il peut prescrire tant contre le véritable maître que contre ceux qui prétendraient des droits ou hypothèques sur la chose vendue.

        • Article 1666

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Il peut opposer le bénéfice de la discussion aux créanciers de son vendeur.

        • Article 1667

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si l'acquéreur à pacte de réméré d'une partie indivise d'un héritage s'est rendu adjudicataire de la totalité sur une licitation provoquée contre lui, il peut obliger le vendeur à retirer le tout lorsque celui-ci veut user du pacte.

        • Article 1668

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si plusieurs ont vendu conjointement, et par un seul contrat, un héritage commun entre eux, chacun ne peut exercer l'action en réméré que pour la part qu'il y avait.

        • Article 1669

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Il en est de même si celui qui a vendu seul un héritage a laissé plusieurs héritiers.

          Chacun de ces cohéritiers ne peut user de la faculté de rachat que pour la part qu'il prend pour la succession.

        • Article 1670

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Mais, dans le cas des deux articles précédents, l'acquéreur peut exiger que tous les covendeurs ou tous les cohéritiers soient mis en cause, afin de se concilier entre eux pour la reprise de l'héritage entier ; et, s'ils ne se concilient pas, il sera renvoyé de la demande.

        • Article 1671

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si la vente d'un héritage appartenant à plusieurs n'a pas été faite conjointement et de tout l'héritage ensemble, et que chacun n'ait vendu que la part qu'il y avait, ils peuvent exercer séparément l'action en réméré sur la portion qui leur appartenait ;

          Et l'acquéreur ne peut forcer celui qui l'exercera de cette manière à retirer le tout.

        • Article 1672

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si l'acquéreur a laissé plusieurs héritiers, l'action en réméré ne peut être exercée contre chacun d'eux que pour sa part, dans le cas où elle est encore indivise, et dans celui où la chose vendue a été partagée entre eux.

          Mais s'il y a eu partage de l'hérédité et que la chose vendue soit échue au lot de l'un des héritiers, l'action en réméré peut être intentée contre lui pour le tout.

        • Article 1673

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2013Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2013

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Le vendeur qui use du pacte de rachat doit rembourser non seulement le prix principal, mais encore les frais et loyaux coûts de la vente, les réparations nécessaires, et celles qui ont augmenté la valeur du fonds, jusqu'à concurrence de cette augmentation. Il ne peut entrer en possession qu'après avoir satisfait à toutes ces obligations.

          Lorsque le vendeur rentre dans son héritage par l'effet du pacte de rachat, il le reprend, exempt de toutes les charges et hypothèques dont l'acquéreur l'aurait grevé, à la condition que ce pacte ait été régulièrement publié au bureau des hypothèques, antérieurement à la publication desdites charges et hypothèques. Il est tenu d'exécuter les baux faits sans fraude par l'acquéreur.

        • Article 1674

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si le vendeur a été lésé de plus de sept douzièmes dans le prix d'un immeuble, il a le droit de demander la rescision de la vente, quand même il aurait expressément renoncé dans le contrat à la faculté de demander cette rescision, et qu'il aurait déclaré donner la plus-value.

        • Article 1675

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 30/11/1949Version en vigueur du 21 mars 1804 au 30 novembre 1949

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Pour savoir s'il y a lésion de plus de sept douzièmes, il faut estimer l'immeuble suivant son état et sa valeur au moment de la vente.

        • Article 1676

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2018Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2018

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La demande n'est plus recevable après l'expiration de deux années, à compter du jour de la vente.

          Ce délai court contre les femmes mariées et contre les absents, les majeurs en tutelle et les mineurs venant du chef d'un majeur qui a vendu.

          Ce délai court aussi et n'est pas suspendu pendant la durée du temps stipulé pour le pacte du rachat.

        • Article 1677

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La preuve de la lésion ne pourra être admise que par jugement, et dans le cas seulement où les faits articulés seraient assez vraisemblables et assez graves pour faire présumer la lésion.

        • Article 1678

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Cette preuve ne pourra se faire que par un rapport de trois experts, qui seront tenus de dresser un seul procès-verbal commun, et de ne former qu'un seul avis à la pluralité des voix.

        • Article 1679

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          S'il y a des avis différents, le procès-verbal en contiendra les motifs, sans qu'il soit permis de faire connaître de quel avis chaque expert a été.

        • Article 1680

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Les trois experts seront nommés d'office, à moins que les parties ne se soient accordées pour les nommer tous les trois conjointement.

        • Article 1681

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Dans le cas où l'action en rescision est admise, l'acquéreur a le choix ou de rendre la chose en retirant le prix qu'il en a payé, ou de garder le fonds en payant le supplément du juste prix, sous la déduction du dixième du prix total.

          Le tiers possesseur a le même droit, sauf sa garantie contre son vendeur.

        • Article 1682

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Si l'acquéreur préfère garder la chose en fournissant le supplément réglé par l'article précédent, il doit l'intérêt du supplément, du jour de la demande en rescision.

          S'il préfère la rendre et recevoir le prix, il rend les fruits du jour de la demande.

          L'intérêt du prix qu'il a payé lui est aussi compté du jour de la même demande, ou du jour du paiement, s'il n'a touché aucuns fruits.

        • Article 1683

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          La rescision pour lésion n'a pas lieu en faveur de l'acheteur.

        • Article 1684

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Elle n'a pas lieu en toutes ventes qui, d'après la loi, ne peuvent être faites que d'autorité de justice.

        • Article 1685

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

          Les règles expliquées dans la section précédente pour les cas où plusieurs ont vendu conjointement ou séparément, et pour celui où le vendeur ou l'acheteur a laissé plusieurs héritiers, sont pareillement observées pour l'exercice de l'action en rescision.

      • Article 1686

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si une chose commune à plusieurs ne peut être partagée commodément et sans perte ;

        Ou si, dans un partage fait de gré à gré de biens communs, il s'en trouve quelques-uns qu'aucun des copartageants ne puisse ou ne veuille prendre,

        La vente s'en fait aux enchères, et le prix en est partagé entre les copropriétaires.

      • Article 1687

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Chacun des copropriétaires est le maître de demander que les étrangers soient appelés à la licitation : ils sont nécessairement appelés, lorsque l'un des copropriétaires est mineur.

      • Article 1688

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Le mode et les formalités à observer pour la licitation sont expliqués au titre " Des successions " et au code de procédure.

      • Article 1689

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Dans le transport d'une créance, d'un droit ou d'une action sur un tiers, la délivrance s'opère entre le cédant et le cessionnaire par la remise du titre.

      • Article 1690

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Le cessionnaire n'est saisi à l'égard des tiers que par la signification du transport faite au débiteur.

        Néanmoins, le cessionnaire peut être également saisi par l'acceptation du transport faite par le débiteur dans un acte authentique.

      • Article 1691

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Si, avant que le cédant ou le cessionnaire eût signifié le transport au débiteur, celui-ci avait payé le cédant, il sera valablement libéré.

      • Article 1692

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 5
        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La vente ou cession d'une créance comprend les accessoires de la créance, tels que caution, privilège et hypothèque.

      • Article 1693

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Celui qui vend une créance ou autre droit incorporel doit en garantir l'existence au temps du transport, quoiqu'il soit fait sans garantie.

      • Article 1694

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 5
        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Il ne répond de la solvabilité du débiteur que lorsqu'il s'y est engagé, et jusqu'à concurrence seulement du prix qu'il a retiré de la créance.

      • Article 1695

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/10/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 octobre 2016

        Abrogé par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 5
        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Lorsqu'il a promis la garantie de la solvabilité du débiteur, cette promesse ne s'entend que de la solvabilité actuelle, et ne s'étend pas au temps à venir, si le cédant ne l'a expressément stipulé.

      • Article 1696

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Celui qui vend une hérédité sans en spécifier en détail les objets n'est tenu de garantir que sa qualité d'héritier.

      • Article 1697

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        S'il avait déjà profité des fruits de quelque fonds, ou reçu le montant de quelque créance appartenant à cette hérédité, ou vendu quelques effets de la succession, il est tenu de les rembourser à l'acquéreur, s'il ne les a expressément réservés lors de la vente.

      • Article 1698

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        L'acquéreur doit de son côté rembourser au vendeur ce que celui-ci a payé pour les dettes et charges de la succession, et lui faire raison de tout ce dont il était créancier, s'il n'y a stipulation contraire.

      • Article 1699

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        Celui contre lequel on a cédé un droit litigieux peut s'en faire tenir quitte par le cessionnaire, en lui remboursant le prix réel de la cession avec les frais et loyaux coûts, et avec les intérêts à compter du jour où le cessionnaire a payé le prix de la cession à lui faite.

      • Article 1700

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La chose est censée litigieuse dès qu'il y a procès et contestation sur le fond du droit.

      • Article 1701

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-06 promulguée le 16 mars 1804

        La disposition portée en l'article 1699 cesse :

        1° Dans le cas où la cession a été faite à un cohéritier ou copropriétaire du droit cédé ;

        2° Lorsqu'elle a été faite à un créancier en paiement de ce qui lui est dû ;

        3° Lorsqu'elle a été faite au possesseur de l'héritage sujet au droit litigieux.

    • Article 1702

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      L'échange est un contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose pour une autre.

    • Article 1703

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      L'échange s'opère par le seul consentement, de la même manière que la vente.

    • Article 1704

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      Si l'un des copermutants a déjà reçu la chose à lui donnée en échange, et qu'il prouve ensuite que l'autre contractant n'est pas propriétaire de cette chose, il ne peut pas être forcé à livrer celle qu'il a promise en contre-échange, mais seulement à rendre celle qu'il a reçue.

    • Article 1705

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      Le copermutant qui est évincé de la chose qu'il a reçue en échange a le choix de conclure à des dommages et intérêts ou de répéter sa chose.

    • Article 1706

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      La rescision pour cause de lésion n'a pas lieu dans le contrat d'échange.

    • Article 1707

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

      Toutes les autres règles prescrites pour le contrat de vente s'appliquent d'ailleurs à l'échange.

      • Article 1708

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        Il y a deux sortes de contrats de louage :

        Celui des choses,

        Et celui d'ouvrage.

      • Article 1709

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        Le louage des choses est un contrat par lequel l'une des parties s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain temps, et moyennant un certain prix que celle-ci s'oblige de lui payer.

      • Article 1710

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        Le louage d'ouvrage est un contrat par lequel l'une des parties s'engage à faire quelque chose pour l'autre, moyennant un prix convenu entre elles.

      • Article 1711

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        Ces deux genres de louage se subdivisent encore en plusieurs espèces particulières :

        On appelle " bail à loyer ", le louage des maisons et celui des meubles ;

        " Bail à ferme ", celui des héritages ruraux ;

        " Loyer ", le louage du travail ou du service ;

        " Bail à cheptel ", celui des animaux dont le profit se partage entre le propriétaire et celui à qui il les confie.

        Les devis, marché ou prix fait, pour l'entreprise d'un ouvrage moyennant un prix déterminé, sont aussi un louage, lorsque la matière est fournie par celui pour qui l'ouvrage se fait.

        Ces trois dernières espèces ont des règles particulières.

      • Article 1712

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        Les baux des biens nationaux, des biens des communes et des établissements publics sont soumis à des règlements particuliers.

      • Article 1713

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

        On peut louer toutes sortes de biens meubles ou immeubles.

        • Article 1715

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le bail fait sans écrit n'a encore reçu aucune exécution, et que l'une des parties le nie, la preuve ne peut être reçue par témoins, quelque modique qu'en soit le prix, et quoiqu'on allègue qu'il y a eu des arrhes données.

          Le serment peut seulement être déféré à celui qui nie le bail.

        • Article 1716

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsqu'il y aura contestation sur le prix du bail verbal dont l'exécution a commencé, et qu'il n'existera point de quittance, le propriétaire en sera cru sur son serment, si mieux n'aime le locataire demander l'estimation par experts ; auquel cas les frais de l'expertise restent à sa charge, si l'estimation excède le prix qu'il a déclaré.

        • Article 1717

          Version en vigueur depuis le 17/03/1804Version en vigueur depuis le 17 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur a le droit de sous-louer, et même de céder son bail à un autre, si cette faculté ne lui a pas été interdite.

          Elle peut être interdite pour le tout ou partie.

          Cette clause est toujours de rigueur.

        • Article 1720

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bailleur est tenu de délivrer la chose en bon état de réparations de toute espèce.

          Il doit y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives.

        • Article 1721

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Il est dû garantie au preneur pour tous les vices ou défauts de la chose louée qui en empêchent l'usage, quand même le bailleur ne les aurait pas connus lors du bail.

          S'il résulte de ces vices ou défauts quelque perte pour le preneur, le bailleur est tenu de l'indemniser.

        • Article 1722

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, pendant la durée du bail, la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit ; si elle n'est détruite qu'en partie, le preneur peut, suivant les circonstances, demander ou une diminution du prix, ou la résiliation même du bail. Dans l'un et l'autre cas, il n'y a lieu à aucun dédommagement.

        • Article 1723

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bailleur ne peut, pendant la durée du bail, changer la forme de la chose louée.

        • Article 1724

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 27/03/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 27 mars 2014

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes et qui ne puissent être différées jusqu'à sa fin, le preneur doit les souffrir, quelque incommodité qu'elles lui causent, et quoiqu'il soit privé, pendant qu'elles se font, d'une partie de la chose louée.

          Mais, si ces réparations durent plus de quarante jours, le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont il aura été privé.

          Si les réparations sont de telle nature qu'elles rendent inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille, celui-ci pourra faire résilier le bail.

        • Article 1725

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bailleur n'est pas tenu de garantir le preneur du trouble que des tiers apportent par voies de fait à sa jouissance, sans prétendre d'ailleurs aucun droit sur la chose louée ; sauf au preneur à les poursuivre en son nom personnel.

        • Article 1726

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, au contraire, le locataire ou le fermier ont été troublés dans leur jouissance par suite d'une action concernant la propriété du fonds, ils ont droit à une diminution proportionnée sur le prix du bail à loyer ou à ferme, pourvu que le trouble et l'empêchement aient été dénoncés au propriétaire.

        • Article 1727

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si ceux qui ont commis les voies de fait, prétendent avoir quelque droit sur la chose louée, ou si le preneur est lui-même cité en justice pour se voir condamner au délaissement de la totalité ou de partie de cette chose, ou à souffrir l'exercice de quelque servitude, il doit appeler le bailleur en garantie, et doit être mis hors d'instance, s'il l'exige, en nommant le bailleur pour lequel il possède.

        • Article 1728

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur est tenu de deux obligations principales :

          1° D'user de la chose louée en bon père de famille, et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail, ou suivant celle présumée d'après les circonstances, à défaut de convention ;

          2° De payer le prix du bail aux termes convenus.

        • Article 1729

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 07/03/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 07 mars 2007

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le preneur emploie la chose louée à un autre usage que celui auquel elle a été destinée, ou dont il puisse résulter un dommage pour le bailleur, celui-ci peut, suivant les circonstances, faire résilier le bail.

        • Article 1730

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il a été fait un état des lieux entre le bailleur et le preneur, celui-ci doit rendre la chose telle qu'il l'a reçue, suivant cet état, excepté ce qui a péri ou a été dégradé par vétusté ou force majeure.

        • Article 1731

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il n'a pas été fait d'état des lieux, le preneur est présumé les avoir reçus en bon état de réparations locatives, et doit les rendre tels, sauf la preuve contraire.

        • Article 1732

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Il répond des dégradations ou des pertes qui arrivent pendant sa jouissance, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute.

        • Article 1733

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Il répond de l'incendie, à moins qu'il ne prouve :

          Que l'incendie est arrivé par cas fortuit ou force majeure, ou par vice de construction.

          Ou que le feu a été communiqué par une maison voisine.

        • Article 1734

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 05/01/1883Version en vigueur du 21 mars 1804 au 05 janvier 1883

          S'il y a plusieurs locataires, tous sont solidairement responsables de l'incendie ;

          A moins qu'ils ne prouvent que l'incendie a commencé dans l'habitation de l'un d'eux, auquel cas celui-là seul en est tenu ;

          Ou que quelques-uns ne prouvent que l'incendie n'a pu commencer chez eux, auquel cas ceux-là n'en sont pas tenus.

        • Article 1735

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur est tenu des dégradations et des pertes qui arrivent par le fait des personnes de sa maison ou de ses sous-locataires.

        • Article 1736

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le bail a été fait sans écrit, l'une des parties ne pourra donner congé à l'autre qu'en observant les délais fixés par l'usage des lieux.

        • Article 1737

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail cesse de plein droit à l'expiration du terme fixé, lorsqu'il a été fait par écrit, sans qu'il soit nécessaire de donner congé.

        • Article 1738

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, à l'expiration des baux écrits, le preneur reste et est laissé en possession, il s'opère un nouveau bail dont l'effet est réglé par l'article relatif aux locations faites sans écrit.

        • Article 1739

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsqu'il y a un congé signifié, le preneur quoiqu'il ait continué sa jouissance, ne peut invoquer la tacite reconduction.

        • Article 1740

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Dans le cas des deux articles précédents, la caution donnée pour le bail ne s'étend pas aux obligations résultant de la prolongation.

        • Article 1741

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le contrat de louage se résout par la perte de la chose louée, et par le défaut respectif du bailleur et du preneur de remplir leurs engagements.

        • Article 1742

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le contrat de louage n'est point résolu par la mort du bailleur ni par celle du preneur.

        • Article 1745

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il s'agit d'une maison, appartement ou boutique, le bailleur paye, à titre de dommages et intérêts, au locataire évincé, une somme égale au prix du loyer, pendant le temps qui, suivant l'usage des lieux, est accordé entre le congé et la sortie.

        • Article 1746

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il s'agit de biens ruraux, l'indemnité que le bailleur doit payer au fermier est du tiers du prix du bail pour tout le temps qui reste à courir.

        • Article 1747

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          L'indemnité se réglera par experts, s'il s'agit de manufactures, usines, ou autres établissements qui exigent de grandes avances.

        • Article 1750

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le bail n'est pas fait par acte authentique, ou n'a point de date certaine, l'acquéreur n'est tenu d'aucuns dommages et intérêts.

        • Article 1752

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le locataire qui ne garnit pas la maison de meubles suffisants, peut être expulsé, à moins qu'il ne donne des sûretés capables de répondre du loyer.

        • Article 1753

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le sous-locataire n'est tenu envers le propriétaire que jusqu'à concurrence du prix de sa sous-location dont il peut être débiteur au moment de la saisie, et sans qu'il puisse opposer des paiements faits par anticipation.

          Les paiements faits par le sous-locataire, soit en vertu d'une stipulation portée en son bail, soit en conséquence de l'usage des lieux, ne sont pas réputés faits par anticipation.

        • Article 1754

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les réparations locatives ou de menu entretien dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, sont celles désignées comme telles par l'usage des lieux, et, entre autres, les réparations à faire :

          Aux âtres, contre-coeurs, chambranles et tablettes de cheminées ;

          Au recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation à la hauteur d'un mètre ;

          Aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés ;

          Aux vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle ou autres accidents extraordinaires et de force majeure, dont le locataire ne peut être tenu ;

          Aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture de boutiques, gonds, targettes et serrures.

        • Article 1755

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure.

        • Article 1756

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le curement des puits et celui des fosses d'aisances sont à la charge du bailleur s'il n'y a clause contraire.

        • Article 1757

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail des meubles fournis pour garnir une maison entière, un corps de logis entier, une boutique, ou tous autres appartements, est censé fait pour la durée ordinaire des baux de maison, corps de logis, boutiques ou autres appartements, selon l'usage des lieux.

        • Article 1758

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail d'un appartement meublé est censé fait à l'année, quand il a été fait à tant par an ;

          Au mois, quand il a été fait à tant par mois ;

          Au jour, quand il a été fait à tant par jour.

          Si rien ne constate que le bail soit fait à tant par an, par mois ou par jour, la location est censée faite suivant l'usage des lieux.

        • Article 1759

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le locataire d'une maison ou d'un appartement continue sa jouissance après l'expiration du bail par écrit, sans opposition de la part du bailleur, il sera censé les occuper aux mêmes conditions, pour le terme fixé par l'usage des lieux, et ne pourra plus en sortir ni en être expulsé qu'après un congé donné suivant le délai fixé par l'usage des lieux.

        • Article 1760

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          En cas de résiliation par la faute du locataire, celui-ci est tenu de payer le prix du bail pendant le temps nécessaire à la relocation, sans préjudice des dommages et intérêts qui ont pu résulter de l'abus.

        • Article 1761

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bailleur ne peut résoudre la location, encore qu'il déclare vouloir occuper par lui-même la maison louée, s'il n'y a eu convention contraire.

        • Article 1762

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il a été convenu, dans le contrat de louage, que le bailleur pourrait venir occuper la maison, il est tenu de signifier d'avance un congé aux époques déterminées par l'usage des lieux.

        • Article 1764

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          En cas de contravention, le propriétaire a droit de rentrer en jouissance, et le preneur est condamné aux dommages-intérêts résultant de l'inexécution du bail.

        • Article 1765

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, dans un bail à ferme, on donne aux fonds une contenance moindre ou plus grande que celle qu'ils ont réellement, il n'y a lieu à augmentation ou diminution de prix pour le fermier, que dans les cas et suivant les règles exprimées au titre " De la vente ".

        • Article 1766

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le preneur d'un héritage rural ne le garnit pas des bestiaux et des ustensiles nécessaires à son exploitation, s'il abandonne la culture, s'il ne cultive pas en bon père de famille, s'il emploie la chose louée à un autre usage que celui auquel elle a été destinée, ou, en général, s'il n'exécute pas les clauses du bail, et qu'il en résulte un dommage pour le bailleur, celui-ci peut, suivant les circonstances, faire résilier le bail.

          En cas de résiliation provenant du fait du preneur, celui-ci est tenu des dommages et intérêts, ainsi qu'il est dit en l'article 1764.

        • Article 1767

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Tout preneur de bien rural est tenu d'engranger dans les lieux à ce destinés d'après le bail.

        • Article 1768

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur d'un bien rural est tenu, sous peine de tous dépens, dommages et intérêts, d'avertir le propriétaire des usurpations qui peuvent être commises sur les fonds.

          Cet avertissement doit être donné dans le même délai que celui qui est réglé en cas d'assignation suivant la distance des lieux.

        • Article 1769

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le bail est fait pour plusieurs années, et que, pendant la durée du bail, la totalité ou la moitié d'une récolte au moins soit enlevée par des cas fortuits, le fermier peut demander une remise du prix de sa location, à moins qu'il ne soit indemnisé par les récoltes précédentes.

          S'il n'est pas indemnisé, l'estimation de la remise ne peut avoir lieu qu'à la fin du bail, auquel temps il se fait une compensation de toutes les années de jouissance ;

          Et, cependant, le juge peut provisoirement dispenser le preneur de payer une partie du prix en raison de la perte soufferte.

        • Article 1770

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si le bail n'est que d'une année, et que la perte soit de la totalité des fruits, ou au moins de la moitié, le preneur sera déchargé d'une partie proportionnelle du prix de la location.

          Il ne pourra prétendre aucune remise si la perte est moindre de moitié.

        • Article 1771

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le fermier ne peut obtenir de remise lorsque la perte des fruits arrive après qu'ils sont séparés de la terre, à moins que le bail ne donne au propriétaire une quotité de la récolte en nature, auquel cas le propriétaire doit supporter sa part de la perte, pourvu que le preneur ne fût pas en demeure de lui délivrer sa portion de récolte.

          Le fermier ne peut également demander une remise lorsque la cause du dommage était existante et connue à l'époque où le bail a été passé.

        • Article 1772

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur peut être chargé des cas fortuits par une stipulation expresse.

        • Article 1773

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Cette stipulation ne s'entend que des cas fortuits ordinaires, tels que grêle, feu du ciel, gelée ou coulure.

          Elle ne s'entend pas des cas fortuits extraordinaires, tels que les ravages de la guerre, ou une inondation, auxquels le pays n'est pas ordinairement sujet, à moins que le preneur n'ait été chargé de tous les cas fortuits prévus ou imprévus.

        • Article 1774

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail, sans écrit, d'un fonds rural, est censé fait pour le temps qui est nécessaire afin que le preneur recueille tous les fruits de l'héritage affermé.

          Ainsi le bail à ferme d'un pré, d'une vigne, et de tout autre fonds dont les fruits se recueillent en entier dans le cours de l'année, est censé fait pour un an.

          Le bail des terres labourables, lorsqu'elles se divisent par soles ou saisons, est censé fait pour autant d'années qu'il y a de soles.

        • Article 1775

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail des héritages ruraux quoique fait sans écrit, ne cesse à l'expiration du terme fixé par l'article précédent, que par l'effet d'un congé donné par écrit par l'une des parties à l'autre, six mois au moins avant ce terme.

          A défaut d'un congé donné dans le délai ci-dessus spécifié, il s'opère un nouveau bail dont l'effet est réglé par l'article 1774.

          Il en est de même si, à l'expiration des baux écrits, le preneur reste et est laissé en possession.

        • Article 1777

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le fermier sortant doit laisser à celui qui lui succède dans la culture, les logements convenables et autres facilités pour les travaux de l'année suivante ; et réciproquement, le fermier entrant doit procurer à celui qui sort les logements convenables et autres facilités pour la consommation des fourrages, et pour les récoltes restant à faire.

          Dans l'un et l'autre cas, on doit se conformer à l'usage des lieux.

        • Article 1778

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le fermier sortant doit aussi laisser les pailles et engrais de l'année, s'il les a reçus lors de son entrée en jouissance ; et quand même il ne les aurait pas reçus, le propriétaire pourra les retenir suivant l'estimation.

        • Article 1782

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les voituriers par terre et par eau sont assujettis, pour la garde et la conservation des choses qui leur sont confiées, aux mêmes obligations que les aubergistes, dont il est parlé au titre " Du dépôt et du séquestre ".

        • Article 1783

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Ils répondent non seulement de ce qu'ils ont déjà reçu dans leur bâtiment ou voiture, mais encore de ce qui leur a été remis sur le port ou dans l'entrepôt, pour être placé dans leur bâtiment ou voiture.

        • Article 1784

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Ils sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, à moins qu'ils ne prouvent qu'elles ont été perdues et avariées par cas fortuit ou force majeure.

        • Article 1785

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les entrepreneurs de voitures publiques par terre et par eau, et ceux des roulages publics, doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent.

        • Article 1786

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les entrepreneurs et directeurs de voitures et roulages publics, les maîtres de barques et navires, sont en outre assujettis à des règlements particuliers, qui font la loi entre eux et les autres citoyens.

        • Article 1787

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsqu'on charge quelqu'un de faire un ouvrage, on peut convenir qu'il fournira seulement son travail ou son industrie, ou bien qu'il fournira aussi la matière.

        • Article 1788

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, dans le cas où l'ouvrier fournit la matière, la chose vient à périr, de quelque manière que ce soit, avant d'être livrée, la perte en est pour l'ouvrier, à moins que le maître ne fût en demeure de recevoir la chose.

        • Article 1789

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Dans le cas où l'ouvrier fournit seulement son travail ou son industrie, si la chose vient à périr, l'ouvrier n'est tenu que de sa faute.

        • Article 1790

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Si, dans le cas de l'article précédent la chose vient à périr, quoique sans aucune faute de la part de l'ouvrier, avant que l'ouvrage ait été reçu et sans que le maître fût en demeure de le vérifier, l'ouvrier n'a point de salaire à réclamer, à moins que la chose n'ait péri par le vice de la matière.

        • Article 1791

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il s'agit d'un ouvrage à plusieurs pièces ou à la mesure, la vérification peut s'en faire par parties : elle est censée faite pour toutes les parties payées, si le maître paye l'ouvrier en proportion de l'ouvrage fait.

        • Article 1793

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsqu'un architecte ou un entrepreneur s'est chargé de la construction à forfait d'un bâtiment, d'après un plan arrêté et convenu avec le propriétaire du sol, il ne peut demander aucune augmentation de prix, ni sous le prétexte de l'augmentation de la main-d'oeuvre ou des matériaux, ni sous celui de changements ou d'augmentations faits sur ce plan, si ces changements ou augmentations n'ont pas été autorisés par écrit, et le prix convenu avec le propriétaire.

        • Article 1794

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le maître peut résilier, par sa seule volonté, le marché à forfait, quoique l'ouvrage soit déjà commencé, en dédommageant l'entrepreneur de toutes ses dépenses, de tous ses travaux, et de tout ce qu'il aurait pu gagner dans cette entreprise.

        • Article 1795

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le contrat de louage d'ouvrage est dissous par la mort de l'ouvrier, de l'architecte ou entrepreneur.

        • Article 1796

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Mais le propriétaire est tenu de payer en proportion du prix porté par la convention, à leur succession, la valeur des ouvrages faits et celle des matériaux préparés, lors seulement que ces travaux ou ces matériaux peuvent lui être utiles.

        • Article 1797

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          L'entrepreneur répond du fait des personnes qu'il emploie.

        • Article 1798

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les maçons, charpentiers et autres ouvriers qui ont été employés à la construction d'un bâtiment ou d'autres ouvrages faits à l'entreprise, n'ont d'action contre celui pour lequel les ouvrages ont été faits, que jusqu'à concurrence de ce dont il se trouve débiteur envers l'entrepreneur, au moment où leur action est intentée.

        • Article 1799

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Les maçons, charpentiers, serruriers et autres ouvriers qui font directement des marchés à prix fait, sont astreints aux règles prescrites dans la présente section : ils sont entrepreneurs dans la partie qu'ils traitent.

        • Article 1800

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail à cheptel est un contrat par lequel l'une des parties donne à l'autre un fonds de bétail pour le garder, le nourrir et le soigner, sous les conditions convenues entre elles.

        • Article 1801

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Il y a plusieurs sortes de cheptels :

          Le cheptel simple ou ordinaire,

          Le cheptel à moitié,

          Le cheptel donné au fermier ou au colon partiaire.

          Il y a encore une quatrième espèce de contrat improprement appelée cheptel.

        • Article 1802

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          On peut donner à cheptel toute espèce d'animaux susceptibles de croît ou de profit pour l'agriculture ou le commerce.

        • Article 1803

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          A défaut de conventions particulières, ces contrats se règlent par les principes qui suivent.

        • Article 1804

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bail à cheptel simple est un contrat par lequel on donne à un autre des bestiaux à garder, nourrir et soigner, à condition que le preneur profitera de la moitié du croît, et qu'il supportera aussi la moitié de la perte.

        • Article 1805

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          L'état numératif, descriptif et estimatif des animaux remis, figurant au bail, n'en transporte pas la propriété au preneur. Il n'a d'autre objet que de servir de base au règlement à intervenir au jour où le contrat prend fin.

        • Article 1806

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur doit les soins d'un bon père de famille à la conservation du cheptel.

        • Article 1807

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Il n'est tenu du cas fortuit que lorsqu'il a été précédé de quelque faute de sa part, sans laquelle la perte ne serait pas arrivée.

        • Article 1808

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          En cas de contestation, le preneur est tenu de prouver le cas fortuit, et le bailleur est tenu de prouver la faute qu'il impute au preneur.

        • Article 1809

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur qui est déchargé par le cas fortuit est toujours tenu de rendre compte des peaux des bêtes.

        • Article 1811

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          On ne peut stipuler :

          Que le preneur supportera la perte totale du cheptel, quoique arrivée par cas fortuit et sans sa faute.

          Ou qu'il supportera, dans la perte, une part plus grande que dans le profit.

          Ou que le bailleur prélèvera, à la fin du bail, quelque chose de plus que le cheptel qu'il a fourni.

          Toute convention semblable est nulle.

          Le preneur profite seul des laitages, du fumier et du travail des animaux donnés à cheptel.

          La laine et le croît se partagent.

        • Article 1812

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur ne peut disposer d'aucune bête du troupeau, soit du fonds, soit du croît, sans le consentement du bailleur, qui ne peut lui-même en disposer sans le consentement du preneur.

        • Article 1813

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsque le cheptel est donné au fermier d'autrui, il doit être notifié au propriétaire de qui ce fermier tient ; sans quoi il peut le saisir et le faire vendre pour ce que son fermier lui doit.

        • Article 1814

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur ne pourra tondre sans en prévenir le bailleur.

        • Article 1815

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          S'il n'y a pas de temps fixé par la convention pour la durée du cheptel, il est censé fait pour trois ans.

        • Article 1816

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le bailleur peut en demander plus tôt la résolution si le preneur ne remplit pas ses obligations.

        • Article 1818

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le cheptel à moitié est une société dans laquelle chacun des contractants fournit la moitié des bestiaux, qui demeurent communs pour le profit ou pour la perte.

        • Article 1819

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Le preneur profite seul, comme dans le cheptel simple, des laitages, du fumier et des travaux des bêtes.

          Le bailleur n'a droit qu'à la moitié des laines et du croît.

          Toute convention contraire est nulle, à moins que le bailleur ne soit propriétaire de la métairie dont le preneur est fermier ou colon partiaire.

        • Article 1820

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Toutes les autres règles du cheptel simple s'appliquent au cheptel à moitié.

          • Article 1823

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

            Tous les profits appartiennent au fermier pendant la durée de son bail, s'il n'y a convention contraire.

          • Article 1824

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

            Dans les cheptels donnés au fermier, le fumier n'est point dans les profits personnels des preneurs, mais appartient à la métairie, à l'exploitation de laquelle il doit être uniquement employé.

          • Article 1828

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

            Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

            On peut stipuler que le colon délaissera au bailleur sa part de la toison à un prix inférieur à la valeur ordinaire ;

            Que le bailleur aura une plus grande part du profit ;

            Qu'il aura la moitié des laitages ;

            Mais on ne peut pas stipuler que le colon sera tenu de toute la perte.

          • Article 1829

            Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

            Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

            Ce cheptel finit avec le bail à métairie.

          • Article 1830

            Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

            Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

            Il est d'ailleurs soumis à toutes les règles du cheptel simple.

        • Article 1831

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-07 promulguée le 17 mars 1804

          Lorsqu'une ou plusieurs vaches sont données pour les loger et les nourrir, le bailleur en conserve la propriété : il a seulement le profit des veaux qui en naissent.

    • Article 1874

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

      Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

      Il y a deux sortes de prêt :

      Celui des choses dont on peut user sans les détruire ;

      Et celui des choses qui se consomment par l'usage qu'on en fait.

      La première espèce s'appelle "prêt à usage", ou "commodat".

      La deuxième s'appelle "prêt de consommation", ou simplement "prêt".

        • Article 1875

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Le prêt à usage ou commodat est un contrat par lequel l'une des parties livre une chose à l'autre pour s'en servir, à la charge par le preneur de la rendre après s'en être servi.

        • Article 1876

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Ce prêt est essentiellement gratuit.

        • Article 1877

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Le prêteur demeure propriétaire de la chose prêtée.

        • Article 1878

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Tout ce qui est dans le commerce, et qui ne se consomme pas par l'usage, peut être l'objet de cette convention.

        • Article 1879

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Les engagements qui se forment par le commodat passent aux héritiers de celui qui prête, et aux héritiers de celui qui emprunte.

          Mais si l'on n'a prêté qu'en considération de l'emprunteur, et à lui personnellement, alors ses héritiers ne peuvent continuer de jouir de la chose prêtée.

        • Article 1880

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          L'emprunteur est tenu de veiller, en bon père de famille, à la garde et à la conservation de la chose prêtée. Il ne peut s'en servir qu'à l'usage déterminé par sa nature ou par la convention ; le tout à peine de dommages-intérêts, s'il y a lieu.

        • Article 1881

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si l'emprunteur emploie la chose à un autre usage, ou pour un temps plus long qu'il ne le devait, il sera tenu de la perte arrivée, même par cas fortuit.

        • Article 1882

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si la chose prêtée périt par cas fortuit dont l'emprunteur aurait pu la garantir en employant la sienne propre, ou si, ne pouvant conserver que l'une des deux, il a préféré la sienne, il est tenu de la perte de l'autre.

        • Article 1883

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si la chose a été estimée en la prêtant, la perte qui arrive, même par cas fortuit, est pour l'emprunteur, s'il n'y a convention contraire.

        • Article 1884

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si la chose se détériore par le seul effet de l'usage pour lequel elle a été empruntée, et sans aucune faute de la part de l'emprunteur, il n'est pas tenu de la détérioration.

        • Article 1885

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          L'emprunteur ne peut pas retenir la chose par compensation de ce que le prêteur lui doit.

        • Article 1886

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si, pour user de la chose, l'emprunteur a fait quelque dépense, il ne peut pas la répéter.

        • Article 1887

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si plusieurs ont conjointement emprunté la même chose, ils en sont solidairement responsables envers le prêteur.

        • Article 1888

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Le prêteur ne peut retirer la chose prêtée qu'après le terme convenu, ou, à défaut de convention, qu'après qu'elle a servi à l'usage pour lequel elle a été empruntée.

        • Article 1889

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Néanmoins, si, pendant ce délai, ou avant que le besoin de l'emprunteur ait cessé, il survient au prêteur un besoin pressant et imprévu de sa chose, le juge peut, suivant les circonstances, obliger l'emprunteur à la lui rendre.

        • Article 1890

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si, pendant la durée du prêt, l'emprunteur a été obligé, pour la conservation de la chose, à quelque dépense extraordinaire, nécessaire, et tellement urgente qu'il n'ait pas pu en prévenir le prêteur, celui-ci sera tenu de la lui rembourser.

        • Article 1891

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Lorsque la chose prêtée a des défauts tels qu'elle puisse causer du préjudice à celui qui s'en sert le prêteur est responsable, s'il connaissait les défauts et n'en a pas averti l'emprunteur.

        • Article 1892

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Le prêt de consommation est un contrat par lequel l'une des parties livre à l'autre une certaine quantité de choses qui se consomment par l'usage, à la charge par cette dernière de lui en rendre autant de même espèce et qualité.

        • Article 1893

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Par l'effet de ce prêt, l'emprunteur devient le propriétaire de la chose prêtée ; et c'est pour lui qu'elle périt, de quelque manière que cette perte arrive.

        • Article 1894

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          On ne peut pas donner à titre de prêt de consommation des choses qui, quoique de même espèce, diffèrent dans l'individu, comme les animaux : alors c'est un prêt à usage.

        • Article 1895

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          L'obligation qui résulte d'un prêt en argent n'est toujours que de la somme numérique énoncée au contrat.

          S'il y a eu augmentation ou diminution d'espèces avant l'époque du paiement, le débiteur doit rendre la somme numérique prêtée, et ne doit rendre que cette somme dans les espèces ayant cours au moment du paiement.

        • Article 1896

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          La règle portée en l'article précédent n'a pas lieu si le prêt a été fait en lingots.

        • Article 1897

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Si ce sont des lingots ou des denrées qui ont été prêtés, quelle que soit l'augmentation ou la diminution de leur prix, le débiteur doit toujours rendre la même quantité et qualité, et ne doit rendre que cela.

        • Article 1898

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Dans le prêt de consommation, le prêteur est tenu de la responsabilité établie par l'article 1891 pour le prêt à usage.

        • Article 1899

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          Le prêteur ne peut pas redemander les choses prêtées avant le terme convenu.

        • Article 1900

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          S'il n'a pas été fixé de terme pour la restitution, le juge peut accorder à l'emprunteur un délai suivant les circonstances.

        • Article 1901

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          S'il a été seulement convenu que l'emprunteur payerait quand il le pourrait, ou quand il en aurait les moyens, le juge lui fixera un terme de paiement suivant les circonstances.

        • Article 1902

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          L'emprunteur est tenu de rendre les choses prêtées, en même quantité et qualité, et au terme convenu.

        • Article 1903

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

          S'il est dans l'impossibilité d'y satisfaire, il est tenu d'en payer la valeur eu égard au temps et au lieu où la chose devait être rendue d'après la convention.

          Si ce temps et ce lieu n'ont pas été réglés, le paiement se fait au prix du temps et du lieu où l'emprunt a été fait.

      • Article 1905

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        Il est permis de stipuler des intérêts pour simple prêt soit d'argent, soit de denrées, ou autres choses mobilières.

      • Article 1906

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        L'emprunteur qui a payé des intérêts qui n'étaient pas stipulés ne peut ni les répéter ni les imputer sur le capital.

      • Article 1907

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        L'intérêt est légal ou conventionnel. L'intérêt légal est fixé par la loi. L'intérêt conventionnel peut excéder celui de la loi, toutes les fois que la loi ne le prohibe pas.

        Le taux de l'intérêt conventionnel doit être fixé par écrit.

      • Article 1908

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        La quittance du capital donnée sans réserve des intérêts en fait présumer le paiement et en opère la libération.

      • Article 1909

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        On peut stipuler un intérêt moyennant un capital que le prêteur s'interdit d'exiger.

        Dans ce cas, le prêt prend le nom de " constitution de rente ".

      • Article 1910

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        Cette rente peut être constituée de deux manières, en perpétuel ou en viager.

      • Article 1911

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        La rente constituée en perpétuel est essentiellement rachetable.

        Les parties peuvent seulement convenir que le rachat ne sera pas fait avant un délai qui ne pourra excéder dix ans, ou sans avoir averti le créancier au terme d'avance qu'elles auront déterminé.

      • Article 1912

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        Le débiteur d'une rente constituée en perpétuel peut être contraint au rachat :

        1° S'il cesse de remplir ses obligations pendant deux années ;

        2° S'il manque à fournir au prêteur les sûretés promises par le contrat.

      • Article 1913

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        Le capital de la rente constituée en perpétuel devient aussi exigible en cas de faillite ou de déconfiture du débiteur.

      • Article 1914

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-09 promulguée le 19 mars 1804

        Les règles concernant les rentes viagères sont établies au titre " Des contrats aléatoires ".

      • Article 1915

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

        Le dépôt, en général, est un acte par lequel on reçoit la chose d'autrui, à la charge de la garder et de la restituer en nature.

      • Article 1916

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

        Il y a deux espèces de dépôt : le dépôt proprement dit et le séquestre.

        • Article 1917

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt proprement dit est un contrat essentiellement gratuit.

        • Article 1918

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Il ne peut avoir pour objet que des choses mobilières.

        • Article 1919

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Il n'est parfait que par la tradition réelle ou feinte de la chose déposée.

          La tradition feinte suffit quand le dépositaire se trouve déjà nanti, à quelque autre titre, de la chose que l'on consent à lui laisser à titre de dépôt.

        • Article 1920

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt est volontaire ou nécessaire.

        • Article 1921

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt volontaire se forme par le consentement réciproque de la personne qui fait le dépôt et de celle qui le reçoit.

        • Article 1922

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt volontaire ne peut régulièrement être fait que par le propriétaire de la chose déposée, ou de son consentement exprès ou tacite.

        • Article 1925

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt volontaire ne peut avoir lieu qu'entre personnes capables de contracter.

          Néanmoins, si une personne capable de contracter accepte le dépôt fait par une personne incapable, elle est tenue de toutes les obligations d'un véritable dépositaire ; elle peut être poursuivie par le tuteur ou administrateur de la personne qui a fait le dépôt.

        • Article 1926

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Si le dépôt a été fait par une personne capable à une personne qui ne l'est pas, la personne qui a fait le dépôt n'a que l'action en revendication de la chose déposée, tant qu'elle existe dans la main du dépositaire, ou action en restitution jusqu'à concurrence de ce qui a tourné au profit de ce dernier.

        • Article 1927

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire doit apporter, dans la garde de la chose déposée, les mêmes soins qu'il apporte dans la garde des choses qui lui appartiennent.

        • Article 1928

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          La disposition de l'article précédent doit être appliquée avec plus de rigueur :

          1° si le dépositaire s'est offert lui-même pour recevoir le dépôt ;

          2° s'il a stipulé un salaire pour la garde du dépôt ;

          3° si le dépôt a été fait uniquement pour l'intérêt du dépositaire ;

          4° s'il a été convenu expressément que le dépositaire répondrait de toute espèce de faute.

        • Article 1929

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire n'est tenu, en aucun cas, des accidents de force majeure, à moins qu'il n'ait été mis en demeure de restituer la chose déposée.

        • Article 1930

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Il ne peut se servir de la chose déposée sans la permission expresse ou présumée du déposant.

        • Article 1931

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Il ne doit point chercher à connaître quelles sont les choses qui lui ont été déposées si elles lui ont été confiées dans un coffre fermé ou sous une enveloppe cachetée.

        • Article 1932

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire doit rendre identiquement la chose même qu'il a reçue.

          Ainsi, le dépôt des sommes monnayées doit être rendu dans les mêmes espèces qu'il a été fait, soit dans le cas d'augmentation, soit dans le cas de diminution de leur valeur.

        • Article 1933

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire n'est tenu de rendre la chose déposée que dans l'état où elle se trouve au moment de la restitution. Les détériorations qui ne sont pas survenues par son fait sont à la charge du déposant.

        • Article 1934

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire auquel la chose a été enlevée par une force majeure et qui a reçu un prix ou quelque chose à la place doit restituer ce qu'il a reçu en échange.

        • Article 1935

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          L'héritier du dépositaire, qui a vendu de bonne foi la chose dont il ignorait le dépôt, n'est tenu que de rendre le prix qu'il a reçu, ou de céder son action contre l'acheteur, s'il n'a pas touché le prix.

        • Article 1936

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Si la chose déposée a produit des fruits qui aient été perçus par le dépositaire, il est obligé de les restituer. Il ne doit aucun intérêt de l'argent déposé, si ce n'est du jour où il a été mis en demeure de faire la restitution.

        • Article 1937

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire ne doit restituer la chose déposée qu'à celui qui la lui a confiée, ou à celui au nom duquel le dépôt a été fait, ou à celui qui a été indiqué pour le recevoir.

        • Article 1938

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Il ne peut pas exiger de celui qui a fait le dépôt, la preuve qu'il était propriétaire de la chose déposée.

          Néanmoins, s'il découvre que la chose a été volée, et quel en est le véritable propriétaire, il doit dénoncer à celui-ci le dépôt qui lui a été fait avec sommation de le réclamer dans un délai déterminé et suffisant. Si celui auquel la dénonciation a été faite néglige de réclamer le dépôt, le dépositaire est valablement déchargé par la tradition qu'il en fait à celui duquel il l'a reçu.

        • Article 1939

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          En cas de mort naturelle ou civile (1) de la personne qui a fait le dépôt, la chose déposée ne peut être rendue qu'à son héritier.

          S'il y a plusieurs héritiers, elle doit être rendue à chacun d'eux pour leur part et portion.

          Si la chose déposée est indivisible, les héritiers doivent s'accorder entre eux pour la recevoir.


          (1) : La mort civile a été abolie par la loi du 31 mai 1854.

        • Article 1941

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Si le dépôt a été fait par un tuteur, par un mari ou par un administrateur, dans l'une de ces qualités, il ne peut être restitué qu'à la personne que ce tuteur, ce mari ou cet administrateur représentaient, si leur gestion ou leur administration est finie.

        • Article 1942

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Si le contrat de dépôt désigne le lieu dans lequel la restitution doit être faite, le dépositaire est tenu d'y porter la chose déposée. S'il y a des frais de transport, ils sont à la charge du déposant.

        • Article 1943

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Si le contrat ne désigne point le lieu de la restitution, elle doit être faite dans le lieu même du dépôt.

        • Article 1944

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/06/2012Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juin 2012

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt doit être remis au déposant aussitôt qu'il le réclame, lors même que le contrat aurait fixé un délai déterminé pour la restitution ; à moins qu'il n'existe, entre les mains du dépositaire, une saisie-arrêt ou une opposition à la restitution et au déplacement de la chose déposée.

        • Article 1945

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire infidèle n'est point admis au bénéfice de cession.

        • Article 1946

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Toutes les obligations du dépositaire cessent s'il vient à découvrir et à prouver qu'il est lui-même propriétaire de la chose déposée.

        • Article 1947

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          La personne qui a fait le dépôt est tenue de rembourser au dépositaire les dépenses qu'il a faites pour la conservation de la chose déposée, et de l'indemniser de toutes les pertes que le dépôt peut lui avoir occasionnées.

        • Article 1948

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire peut retenir le dépôt jusqu'à l'entier paiement de ce qui lui est dû à raison du dépôt.

        • Article 1949

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt nécessaire est celui qui a été forcé par quelque accident, tel qu'un incendie, une ruine, un pillage, un naufrage ou autre événement imprévu.

        • Article 1951

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépôt nécessaire est d'ailleurs régi par toutes les règles précédemment énoncées.

        • Article 1955

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le séquestre est ou conventionnel ou judiciaire.

        • Article 1956

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le séquestre conventionnel est le dépôt fait par une ou plusieurs personnes, d'une chose contentieuse, entre les mains d'un tiers qui s'oblige de la rendre, après la contestation terminée, à la personne qui sera jugée devoir l'obtenir.

        • Article 1957

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le séquestre peut n'être pas gratuit.

        • Article 1958

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Lorsqu'il est gratuit, il est soumis aux règles du dépôt proprement dit, sauf les différences ci-après énoncées.

        • Article 1959

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le séquestre peut avoir pour objet, non seulement des effets mobiliers, mais même des immeubles.

        • Article 1960

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le dépositaire chargé du séquestre ne peut être déchargé avant la contestation terminée, que du consentement de toutes les parties intéressées, ou pour une cause jugée légitime.

        • Article 1961

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          La justice peut ordonner le séquestre :

          1° Des meubles saisis sur un débiteur ;

          2° D'un immeuble ou d'une chose mobilière dont la propriété ou la possession est litigieuse entre deux ou plusieurs personnes ;

          3° Des choses qu'un débiteur offre pour sa libération.

        • Article 1962

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 06/08/2014Version en vigueur du 21 mars 1804 au 06 août 2014

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          L'établissement d'un gardien judiciaire produit, entre le saisissant et le gardien, des obligations réciproques. Le gardien doit apporter, pour la conservation des effets saisis, les soins d'un bon père de famille.

          Il doit les représenter soit à la décharge du saisissant pour la vente, soit à la partie contre laquelle les exécutions ont été faites, en cas de mainlevée de la saisie.

          L'obligation du saisissant consiste à payer au gardien le salaire fixé par la loi.

        • Article 1963

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-14 promulguée le 24 mars 1804

          Le séquestre judiciaire est donné, soit à une personne dont les parties intéressées sont convenues entre elles, soit à une personne nommée d'office par le juge.

          Dans l'un et l'autre cas, celui auquel la chose a été confiée est soumis à toutes les obligations qu'emporte le séquestre conventionnel.

    • Article 1964

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

      Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

      Le contrat aléatoire est une convention réciproque dont les effets, quant aux avantages et aux pertes, soit pour toutes les parties, soit pour l'une ou plusieurs d'entre elles, dépendent d'un événement incertain.

      Tels sont :

      Le contrat d'assurance,

      Le prêt à grosse aventure,

      Le jeu et le pari,

      Le contrat de rente viagère.

      Les deux premiers sont régis par les lois maritimes.

      • Article 1965

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d'un pari.

      • Article 1966

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Les jeux propres à exercer au fait des armes, les courses à pied ou à cheval, les courses de chariot, le jeu de paume et autres jeux de même nature qui tiennent à l'adresse et à l'exercice du corps, sont exceptés de la disposition précédente.

        Néanmoins, le tribunal peut rejeter la demande quand la somme lui paraît excessive.

      • Article 1967

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Dans aucun cas le perdant ne peut répéter ce qu'il a volontairement payé, à moins qu'il n'y ait eu, de la part du gagnant, dol, supercherie ou escroquerie.

        • Article 1968

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère peut être constituée à titre onéreux, moyennant une somme d'argent, ou pour une chose mobilière appréciable, ou pour un immeuble.

        • Article 1969

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Elle peut être aussi constituée, à titre purement gratuit, par donation entre vifs ou par testament. Elle doit être alors revêtue des formes requises par la loi.

        • Article 1970

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Dans le cas de l'article précédent, la rente viagère est réductible si elle excède ce dont il est permis de disposer ; elle est nulle si elle est au profit d'une personne incapable de recevoir.

        • Article 1971

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère peut être constituée soit sur la tête de celui qui en fournit le prix, soit sur la tête d'un tiers, qui n'a aucun droit d'en jouir.

        • Article 1972

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Elle peut être constituée sur une ou plusieurs têtes.

        • Article 1974

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Tout contrat de rente viagère, créé sur la tête d'une personne qui était morte au jour du contrat, ne produit aucun effet.

        • Article 1975

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Il en est de même du contrat par lequel la rente a été créée sur la tête d'une personne atteinte de la maladie dont elle est décédée dans les vingt jours de la date du contrat.

        • Article 1976

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère peut être constituée au taux qu'il plaît aux parties contractantes de fixer.

        • Article 1977

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Celui au profit duquel la rente viagère a été constituée moyennant un prix peut demander la résiliation du contrat, si le constituant ne lui donne pas les sûretés stipulées pour son exécution.

        • Article 1978

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Le seul défaut de paiement des arrérages de la rente n'autorise point celui en faveur de qui elle est constituée à demander le remboursement du capital, ou à rentrer dans le fonds par lui aliéné : il n'a que le droit de saisir et de faire vendre les biens de son débiteur et de faire ordonner ou consentir, sur le produit de la vente, l'emploi d'une somme suffisante pour le service des arrérages.

        • Article 1979

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Le constituant ne peut se libérer du paiement de la rente, en offrant de rembourser le capital, et en renonçant à la répétition des arrérages payés ; il est tenu de servir la rente pendant toute la vie de la personne ou des personnes sur la tête desquelles la rente a été constituée, quelle que soit la durée de la vie de ces personnes, et quelque onéreux qu'ait pu devenir le service de la rente.

        • Article 1980

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère n'est acquise au propriétaire que dans la proportion du nombre de jours qu'il a vécu.

          Néanmoins, s'il a été convenu qu'elle serait payée d'avance, le terme qui a dû être payé est acquis du jour où le paiement a dû en être fait.

        • Article 1981

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère ne peut être stipulée insaisissable que lorsqu'elle a été constituée à titre gratuit.

        • Article 1982

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

          Abrogé par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 10
          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          La rente viagère ne s'éteint pas par la mort civile (1) du propriétaire ; le paiement doit en être continué pendant sa vie naturelle.


          (1) : La loi du 31 mai 1854 abolit la mort civile.

        • Article 1983

          Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

          Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

          Le propriétaire d'une rente viagère n'en peut demander les arrérages qu'en justifiant de son existence, ou de celle de la personne sur la tête de laquelle elle a été constituée.

      • Article 1984

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom.

        Le contrat ne se forme que par l'acceptation du mandataire.

      • Article 1985

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 13/07/1980Version en vigueur du 21 mars 1804 au 13 juillet 1980

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandat peut être donné ou par acte public, ou par écrit sous seing privé, même par lettre. Il peut aussi être donné verbalement ; mais la preuve testimoniale n'en est reçue que conformément au titre : Des contrats ou des obligations conventionnelles en général.

        L'acceptation du mandat peut n'être que tacite, et résulter de l'exécution qui lui a été donnée par le mandataire.

      • Article 1986

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandat est gratuit s'il n'y a convention contraire.

      • Article 1987

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Il est ou spécial et pour une affaire ou certaines affaires seulement, ou général et pour toutes les affaires du mandant.

      • Article 1988

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandat conçu en termes généraux n'embrasse que les actes d'administration.

        S'il s'agit d'aliéner ou hypothéquer, ou de quelque autre acte de propriété, le mandat doit être exprès.

      • Article 1989

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire ne peut rien faire au-delà de ce qui est porté dans son mandat : le pouvoir de transiger ne renferme pas celui de compromettre.

      • Article 1990

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1965Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1965

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Les femmes et les mineurs émancipés peuvent être choisis pour mandataires ; mais le mandant n'a d'action contre le mandataire mineur que d'après les règles générales relatives aux obligations des mineurs, et contre la femme mariéee et qui a accepté le mandat sans autorisation de son mari, que d'après les règles établies au titre du Contrat de mariage et des Droits respectifs des époux.

      • Article 1991

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire est tenu d'accomplir le mandat tant qu'il en demeure chargé, et répond des dommages-intérêts qui pourraient résulter de son inexécution.

        Il est tenu de même d'achever la chose commencée au décès du mandant, s'il y a péril en la demeure.

      • Article 1992

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu'il commet dans sa gestion.

        Néanmoins, la responsabilité relative aux fautes est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit qu'à celui qui reçoit un salaire.

      • Article 1993

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Tout mandataire est tenu de rendre compte de sa gestion, et de faire raison au mandant de tout ce qu'il a reçu en vertu de sa procuration, quand même ce qu'il aurait reçu n'eût point été dû au mandant.

      • Article 1994

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire répond de celui qu'il s'est substitué dans la gestion :

        1° quand il n'a pas reçu le pouvoir de se substituer quelqu'un ;

        2° quand ce pouvoir lui a été conféré sans désignation d'une personne, et que celle dont il a fait choix était notoirement incapable ou insolvable.

        Dans tous les cas, le mandant peut agir directement contre la personne que le mandataire s'est substituée.

      • Article 1995

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Quand il y a plusieurs fondés de pouvoir ou mandataires établis par le même acte, il n'y a de solidarité entre eux qu'autant qu'elle est exprimée.

      • Article 1996

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire doit l'intérêt des sommes qu'il a employées à son usage à dater de cet emploi ; et de celles dont il est reliquataire à compter du jour qu'il est mis en demeure.

      • Article 1997

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire qui a donné à la partie avec laquelle il contracte en cette qualité une suffisante connaissance de ses pouvoirs n'est tenu d'aucune garantie pour ce qui a été fait au-delà, s'il ne s'y est personnellement soumis.

      • Article 1998

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandant est tenu d'exécuter les engagements contractés par le mandataire, conformément au pouvoir qui lui a été donné.

        Il n'est tenu de ce qui a pu être fait au-delà, qu'autant qu'il l'a ratifié expressément ou tacitement.

      • Article 1999

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandant doit rembourser au mandataire les avances et frais que celui-ci a faits pour l'exécution du mandat, et lui payer ses salaires lorsqu'il en a été promis.

        S'il n'y a aucune faute imputable au mandataire, le mandant ne peut se dispenser de faire ces remboursements et paiement, lors même que l'affaire n'aurait pas réussi, ni faire réduire le montant des frais et avances sous le prétexte qu'ils pouvaient être moindres.

      • Article 2000

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandant doit aussi indemniser le mandataire des pertes que celui-ci a essuyées à l'occasion de sa gestion, sans imprudence qui lui soit imputable.

      • Article 2001

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        L'intérêt des avances faites par le mandataire lui est dû par le mandant, à dater du jour des avances constatées.

      • Article 2002

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Lorsque le mandataire a été constitué par plusieurs personnes pour une affaire commune, chacune d'elles est tenue solidairement envers lui de tous les effets du mandat.

      • Article 2003

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 14/05/2009Version en vigueur du 21 mars 1804 au 14 mai 2009

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandat finit :

        Par la révocation du mandataire,

        Par la renonciation de celui-ci au mandat,

        Par la mort naturelle ou civile (1), la tutelle des majeurs ou la déconfiture, soit du mandant, soit du mandataire.


        (1) : La mort civile a été abolie par la loi du 31 mai 1854.

      • Article 2004

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandant peut révoquer sa procuration quand bon lui semble et contraindre, s'il y a lieu, le mandataire à lui remettre soit l'écrit sous seing privé qui la contient, soit l'original de la procuration, si elle a été délivrée en brevet, soit l'expédition, s'il en a été gardé minute.

      • Article 2005

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        La révocation notifiée au seul mandataire ne peut être opposée aux tiers qui ont traité dans l'ignorance de cette révocation, sauf au mandant son recours contre le mandataire.

      • Article 2006

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        La constitution d'un nouveau mandataire pour la même affaire vaut révocation du premier, à compter du jour où elle a été notifiée à celui-ci.

      • Article 2007

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Le mandataire peut renoncer au mandat, en notifiant au mandant sa renonciation.

        Néanmoins, si cette renonciation préjudicie au mandant il devra en être indemnisé par le mandataire, à moins que celui-ci ne se trouve dans l'impossibilité de continuer le mandat sans en éprouver lui-même un préjudice considérable.

      • Article 2008

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Si le mandataire ignore la mort du mandant ou l'une des autres causes qui font cesser le mandat, ce qu'il a fait dans cette ignorance est valide.

      • Article 2009

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        Dans les cas ci-dessus, les engagements du mandataire sont exécutés à l'égard des tiers qui sont de bonne foi.

      • Article 2010

        Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

        Création Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804

        En cas de mort du mandataire, ses héritiers doivent en donner avis au mandant, et pourvoir, en attendant, à ce que les circonstances exigent pour l'intérêt de celui-ci.

      • Article 2012

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Le cautionnement ne peut exister que sur une obligation valable.

        On peut néanmoins cautionner une obligation, encore qu'elle pût être annulée par une exception purement personnelle à l'obligé ; par exemple, dans le cas de minorité.

      • Article 2013

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Le cautionnement ne peut excéder ce qui est dû par le débiteur, ni être contracté sous des conditions plus onéreuses.

        Il peut être contracté pour une partie de la dette seulement, et sous des conditions moins onéreuses.

        Le cautionnement qui excède la dette, ou qui est contracté sous des conditions plus onéreuses, n'est point nul : il est seulement réductible à la mesure de l'obligation principale.

      • Article 2014

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        On peut se rendre caution sans ordre de celui pour lequel on s'oblige, et même à son insu.

        On peut aussi se rendre caution, non seulement du débiteur principal, mais encore de celui qui l'a cautionné.

      • Article 2016

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 31/07/1998Version en vigueur du 21 mars 1804 au 31 juillet 1998

        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Le cautionnement indéfini d'une obligation principale s'étend à tous les accessoires de la dette, même aux frais de la première demande, et à tous ceux postérieurs à la dénonciation qui en est faite à la caution.

      • Article 2017

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2005Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2005

        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Les engagements des cautions passent à leurs héritiers, à l'exception de la contrainte par corps, si l'engagement était tel que la caution y fût obligée.

      • Article 2018

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Le débiteur obligé à fournir une caution doit en présenter une qui ait la capacité de contracter, qui ait un bien suffisant pour répondre de l'objet de l'obligation, et dont le domicile soit dans le ressort de la cour royale (la cour d'appel) où elle doit être donnée.

      • Article 2019

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        La solvabilité d'une caution ne s'estime qu'eu égard à ses propriétés foncières, excepté en matière de commerce, ou lorsque la dette est modique.

        On n'a point égard aux immeubles litigieux, ou dont la discussion deviendrait trop difficile par l'éloignement de leur situation.

      • Article 2020

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Lorsque la caution reçue par le créancier, volontairement ou en justice, est ensuite devenue insolvable, il doit en être donné une autre.

        Cette règle reçoit exception dans le cas seulement où la caution n'a été donnée qu'en vertu d'une convention par laquelle le créancier a exigé une telle personne pour caution.

        • Article 2021

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          La caution n'est obligée envers le créancier à le payer qu'à défaut du débiteur, qui doit être préalablement discuté dans ses biens, à moins que la caution n'ait renoncé au bénéfice de discussion, ou à moins qu'elle ne se soit obligée solidairement avec le débiteur ; auquel cas l'effet de son engagement se règle par les principes qui ont été établis pour les dettes solidaires.

        • Article 2023

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          La caution qui requiert la discussion doit indiquer au créancier les biens du débiteur principal, et avancer les deniers suffisants pour faire la discussion.

          Elle ne doit indiquer ni des biens du débiteur principal situés hors de l'arrondissement de la cour royale (la cour d'appel) du lieu où le paiement doit être fait, ni des biens litigieux, ni ceux hypothéqués à la dette qui ne sont plus en la possession du débiteur.

        • Article 2026

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          Néanmoins chacune d'elles peut, à moins qu'elle n'ait renoncé au bénéfice de division, exiger que le créancier divise préalablement son action, et la réduise à la part et portion de chaque caution.

          Lorsque, dans le temps où une des cautions a fait prononcer la division, il y en avait d'insolvables, cette caution est tenue proportionnellement de ces insolvabilités ; mais elle ne peut plus être recherchée à raison des insolvabilités survenues depuis la division.

        • Article 2027

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          Si le créancier a divisé lui-même et volontairement son action, il ne peut revenir contre cette division, quoiqu'il y eût, même antérieurement au temps où il l'a ainsi consentie, des cautions insolvables.

        • Article 2024

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 31/07/1998Version en vigueur du 21 mars 1804 au 31 juillet 1998

          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          Toutes les fois que la caution a fait l'indication de biens autorisée par l'article précédent, et qu'elle a fourni les deniers suffisants pour la discussion, le créancier est, jusqu'à concurrence des biens indiqués, responsable à l'égard de la caution, de l'insolvabilité du débiteur principal survenue par le défaut de poursuites.

        • Article 2028

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          La caution qui a payé a son recours contre le débiteur principal, soit que le cautionnement ait été donné au su ou à l'insu du débiteur.

          Ce recours a lieu tant pour le principal que pour les intérêts et les frais ; néanmoins la caution n'a de recours que pour les frais par elle faits depuis qu'elle a dénoncé au débiteur principal les poursuites dirigées contre elle.

          Elle a aussi recours pour les dommages et intérêts, s'il y a lieu.

        • Article 2030

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          Lorsqu'il y avait plusieurs débiteurs principaux solidaires d'une même dette, la caution qui les a tous cautionnés, a, contre chacun d'eux, le recours pour la répétition du total de ce qu'elle a payé.

        • Article 2031

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          La caution qui a payé une première fois, n'a point de recours contre le débiteur principal qui a payé une seconde fois, lorsqu'elle ne l'a point averti du paiement par elle fait ; sauf son action en répétition contre le créancier.

          Lorsque la caution aura payé sans être poursuivie et sans avoir averti le débiteur principal, elle n'aura point de recours contre lui dans le cas où, au moment du paiement, ce débiteur aurait eu des moyens pour faire déclarer la dette éteinte ; sauf son action en répétition contre le créancier.

        • Article 2032

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          La caution, même avant d'avoir payé, peut agir contre le débiteur, pour être par lui indemnisée :

          1° Lorsqu'elle est poursuivie en justice pour le paiement ;

          2° Lorsque le débiteur a fait faillite, ou est en déconfiture ;

          3° Lorsque le débiteur s'est obligé de lui rapporter sa décharge dans un certain temps ;

          4° Lorsque la dette est devenue exigible par l'échéance du terme sous lequel elle avait été contractée ;

          5° Au bout de dix années, lorsque l'obligation principale n'a point de terme fixe d'échéance, à moins que l'obligation principale, telle qu'une tutelle, ne soit pas de nature à pouvoir être éteinte avant un temps déterminé.

        • Article 2033

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

          Lorsque plusieurs personnes ont cautionné un même débiteur pour une même dette, la caution qui a acquitté la dette, a recours contre les autres cautions, chacune pour sa part et portion ;

          Mais ce recours n'a lieu que lorsque la caution a payé dans l'un des cas énoncés en l'article précédent.

      • Article 2035

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        La confusion qui s'opère dans la personne du débiteur principal et de sa caution, lorsqu'ils deviennent héritiers l'un de l'autre, n'éteint point l'action du créancier contre celui qui s'est rendu caution de la caution.

      • Article 2036

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions qui appartiennent au débiteur principal, et qui sont inhérentes à la dette ;

        Mais elle ne peut opposer les exceptions qui sont purement personnelles au débiteur.

      • Article 2037

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/03/1985Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 mars 1985

        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        La caution est déchargée, lorsque la subrogation aux droits, hypothèques et privilèges du créancier, ne peut plus, par le fait de ce créancier, s'opérer en faveur de la caution.

      • Article 2038

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        L'acceptation volontaire que le créancier a faite d'un immeuble ou d'un effet quelconque en paiement de la dette principale, décharge la caution, encore que le créancier vienne à en être évincé.

      • Article 2039

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        La simple prorogation de terme, accordée par le créancier au débiteur principal, ne décharge point la caution, qui peut, en ce cas, poursuivre le débiteur pour le forcer au paiement.

      • Article 2040

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2005Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2005

        Création Loi 1804-02-14 promulguée le 24 février 1804

        Toutes les fois qu'une personne est obligée, par la loi ou par une condamnation, à fournir une caution, la caution offerte doit remplir les conditions prescrites par les articles 2018 et 2019.

        Lorsqu'il s'agit d'un cautionnement judiciaire, la caution doit, en outre, être susceptible de contrainte par corps.

    • Article 2044

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      La transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître.

      Ce contrat doit être rédigé par écrit.

    • Article 2045

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/05/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 mai 2011

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Pour transiger, il faut avoir la capacité de disposer des objets compris dans la transaction.

      Le tuteur ne peut transiger pour le mineur ou le majeur en tutelle que conformément à l'article 467 au titre " De la minorité, de la tutelle et de l'émancipation " ; et il ne peut transiger avec le mineur devenu majeur, sur le compte de tutelle, que conformément à l'article 472 au même titre.

      Les communes et établissements publics ne peuvent transiger qu'avec l'autorisation expresse du roi (du Premier ministre).

    • Article 2046

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      On peut transiger sur l'intérêt civil qui résulte d'un délit.

      La transaction n'empêche pas la poursuite du ministère public.

    • Article 2047

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      On peut ajouter à une transaction la stipulation d'une peine contre celui qui manquera de l'exécuter.

    • Article 2048

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Les transactions se renferment dans leur objet : la renonciation qui y est faite à tous droits, actions et prétentions, ne s'entend que de ce qui est relatif au différend qui y a donné lieu.

    • Article 2049

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Les transactions ne règlent que les différends qui s'y trouvent compris, soit que les parties aient manifesté leur intention par des expressions spéciales ou générales, soit que l'on reconnaisse cette intention par une suite nécessaire de ce qui est exprimé.

    • Article 2050

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Si celui qui avait transigé sur un droit qu'il avait de son chef acquiert ensuite un droit semblable du chef d'une autre personne, il n'est point, quant au droit nouvellement acquis, lié par la transaction antérieure.

    • Article 2051

      Version en vigueur depuis le 21/03/1804Version en vigueur depuis le 21 mars 1804

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      La transaction faite par l'un des intéressés ne lie point les autres intéressés et ne peut être opposée par eux.

    • Article 2052

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Les transactions ont, entre les parties, l'autorité de la chose jugée en dernier ressort.

      Elles ne peuvent être attaquées pour cause d'erreur de droit, ni pour cause de lésion.

    • Article 2053

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Néanmoins, une transaction peut être rescindée lorsqu'il y a erreur dans la personne ou sur l'objet de la contestation.

      Elle peut l'être dans tous les cas où il y a dol ou violence.

    • Article 2054

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Il y a également lieu à l'action en rescision contre une transaction lorsqu'elle a été faite en exécution d'un titre nul, à moins que les parties n'aient expressément traité sur la nullité.

    • Article 2055

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      La transaction faite sur pièces qui depuis ont été reconnues fausses est entièrement nulle.

    • Article 2056

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      La transaction sur un procès terminé par un jugement passé en force de chose jugée, dont les parties ou l'une d'elles n'avaient point connaissance, est nulle.

      Si le jugement ignoré des parties était susceptible d'appel, la transaction sera valable.

    • Article 2057

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      Lorsque les parties ont transigé généralement sur toutes les affaires qu'elles pouvaient avoir ensemble, les titres qui leur étaient alors inconnus, et qui auraient été postérieurement découverts, ne sont point une cause de rescision, à moins qu'ils n'aient été retenus par le fait de l'une des parties.

      Mais la transaction serait nulle si elle n'avait qu'un objet sur lequel il serait constaté, par des titres nouvellement découverts, que l'une des parties n'avait aucun droit.

    • Article 2058

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 20/11/2016Version en vigueur du 21 mars 1804 au 20 novembre 2016

      Abrogé par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 10
      Création Loi 1804-03-20 promulguée le 30 mars 1804

      L'erreur de calcul dans une transaction doit être réparée.

    • Article 2059

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 16/09/1972Version en vigueur du 21 mars 1804 au 16 septembre 1972

      La contrainte par corps a lieu, en matière civile, pour le stellionat.

      Il y a stellionat,
      Lorsqu'on vend ou qu'on hypothèque un immeuble dont on sait n'être pas propriétaire ;
      Lorsqu'on présente comme libres des biens hypothéqués, ou que l'on déclare des hypothèques moindres que celles dont ces biens sont chargés.

    • Article 2068

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2069

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 23/07/1867Version en vigueur du 21 mars 1804 au 23 juillet 1867

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2070

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 23/07/1867Version en vigueur du 21 mars 1804 au 23 juillet 1867

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2062

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2063

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2064

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2065

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2066

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2067

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/09/2011Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 septembre 2011

      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      (article abrogé).

    • Article 2071

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

      Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      Le nantissement est un contrat par lequel un débiteur remet une chose à son créancier pour sûreté de la dette.



      NOTA : Ordonnance 2006-346 du 6 mars 2006 art. 57 : Spécificités d'application.

    • Article 2072

      Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

      Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
      Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

      Le nantissement d'une chose mobilière s'appelle gage. Celui d'une chose immobilière s'appelle antichrèse.



      NOTA : Ordonnance 2006-346 du 6 mars 2006 art. 57 : Spécificités d'application.

      • Article 2073

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le gage confère au créancier le droit de se faire payer sur la chose qui en est l'objet, par privilège et préférence aux autres créanciers.

      • Article 2076

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Dans tous les cas, le privilège ne subsiste sur le gage qu'autant que ce gage a été mis et est resté en la possession du créancier, ou d'un tiers convenu entre les parties.

      • Article 2078

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le créancier ne peut, à défaut de paiement, disposer du gage :

        sauf à lui à faire ordonner en justice que ce gage lui demeurera en paiement et jusqu'à due concurrence, d'après une estimation faite par experts, ou qu'il sera vendu aux enchères.

        Toute clause qui autoriserait le créancier à s'approprier le gage ou à en disposer sans les formalités ci-dessus est nulle.

      • Article 2079

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Jusqu'à l'expropriation du débiteur, s'il y a lieu, il reste propriétaire du gage, qui n'est, dans la main du créancier, qu'un dépôt assurant le privilège de celui-ci.

      • Article 2080

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le créancier répond, selon les règles établies au titre Des contrats ou des obligations conventionnelles en général, de la perte ou détérioration du gage qui serait survenue par sa négligence.

        De son côté, le débiteur doit tenir compte au créancier des dépenses utiles et nécessaires que celui-ci a faites pour la conservation du gage.

      • Article 2081

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        S'il s'agit d'une créance donnée en gage, et que cette créance porte intérêts, le créancier impute ces intérêts sur ceux qui peuvent lui être dus.

        Si la dette pour sûreté de laquelle la créance a été donnée en gage ne porte point elle-même intérêts, l'imputation se fait sur le capital de la dette.

      • Article 2082

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le débiteur ne peut, à moins que le détenteur du gage n'en abuse, en réclamer la restitution qu'après avoir entièrement payé, tant en principal qu'intérêts et frais, la dette pour sûreté de laquelle le gage a été donné.

        S'il existait de la part du même débiteur, envers le même créancier, une autre dette contractée postérieurement à la mise en gage, et devenue exigible avant le paiement de la première dette, le créancier ne pourra être tenu de se dessaisir du gage avant d'être entièrement payé de l'une et de l'autre dette, lors même qu'il n'y aurait eu aucune stipulation pour affecter le gage au paiement de la seconde.

      • Article 2083

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le gage est indivisible nonobstant la divisibilité de la dette envers les héritiers du débiteur ou ceux du créancier.

        L'héritier du débiteur, qui a payé sa portion de la dette, ne peut demander la restitution de sa portion dans le gage, tant que la dette n'est pas entièrement acquittée.

        Réciproquement, l'héritier du créancier, qui a reçu sa portion de la dette, ne peut remettre le gage au préjudice de ceux de ses cohéritiers qui ne sont pas payés.

      • Article 2084

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Les dispositions ci-dessus ne sont applicables ni aux matières de commerce, ni aux maisons de prêt sur gage autorisées, et à l'égard desquelles on suit les lois et règlements qui les concernent.

      • Article 2085

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        L'antichrèse ne s'établit que par écrit.

        Le créancier n'acquiert par ce contrat que la faculté de percevoir les fruits de l'immeuble, à la charge de les imputer annuellement sur les intérêts, s'il lui en est dû, et ensuite sur le capital de sa créance.

      • Article 2086

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le créancier est tenu, s'il n'en est autrement convenu, de payer les contributions et les charges annuelles de l'immeuble qu'il tient en antichrèse.

        Il doit également, sous peine de dommages et intérêts, pourvoir à l'entretien et aux réparations utiles et nécessaires de l'immeuble, sauf à prélever sur les fruits toutes les dépenses relatives à ces divers objets.

      • Article 2087

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le débiteur ne peut, avant l'entier acquittement de la dette, réclamer la jouissance de l'immeuble qu'il a remis en antichrèse.

        Mais le créancier qui veut se décharger des obligations exprimées en l'article précédent peut toujours, à moins qu'il n'ait renoncé à ce droit, contraindre le débiteur à reprendre la jouissance de son immeuble.

      • Article 2088

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Le créancier ne devient point propriétaire de l'immeuble par le seul défaut de paiement au terme convenu ; toute clause contraire est nulle ; en ce cas, il peut poursuivre l'expropriation de son débiteur par les voies légales.

      • Article 2089

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Lorsque les parties ont stipulé que les fruits se compenseront avec les intérêts, ou totalement, ou jusqu'à une certaine concurrence, cette convention s'exécute comme toute autre qui n'est point prohibée par les lois.

      • Article 2091

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-16 promulguée le 26 mars 1804

        Tout ce qui est statué au présent chapitre ne préjudicie point aux droits que des tiers pourraient avoir sur le fonds de l'immeuble remis à titre d'antichrèse.

        Si le créancier, muni à ce titre, a d'ailleurs, sur le fonds, des privilèges ou hypothèques légalement établis et conservés, il les exerce à son ordre et comme tout autre créancier.

      • Article 2098

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 5 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le privilège, à raison des droits du Trésor public et l'ordre dans lequel il s'exerce, sont réglés par les lois qui les concernent.

        Le Trésor public ne peut cependant obtenir de privilège au préjudice des droits antérieurement acquis à des tiers.

        • Article 2110

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          Les architectes, entrepreneurs, maçons et autres ouvriers employés pour édifier, reconstruire ou réparer des bâtiments, canaux, ou autres ouvrages, et ceux qui ont, pour les payer et rembourser, prêté les deniers dont l'emploi a été constaté conservent par la double inscription faite :

          1° Du procès-verbal qui constate l'état des lieux ;

          2° Du procès-verbal de réception, leur privilège à la date de l'inscription du premier procès-verbal.

      • Article 2114

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        L'hypothèque est un droit réel sur les immeubles affectés à l'acquittement d'une obligation.

        Elle est, de sa nature, indivisible, et subsiste en entier sur tous les immeubles affectés, sur chacun et sur chaque portion de ces immeubles.

        Elle les suit dans quelques mains qu'ils passent.

      • Article 2118

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Sont seuls susceptibles d'hypothèques :

        1° Les biens immobiliers qui sont dans le commerce, et leurs accessoires réputés immeubles ;

        2° L'usufruit des mêmes biens et accessoires pendant le temps de sa durée.

        • Article 2123

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Modifié par Décret n°55-22 du 4 janvier 1955 - art. 18 () JORF 7 janvier 1955
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          L'hypothèque judiciaire résulte des jugements soit contradictoires, soit par défaut, définitifs ou provisoires, en faveur de celui qui les a obtenus.

          Elle résulte également des décisions arbitrales revêtues de l'ordonnance judiciaire d'exécution ainsi que des décisions judiciaires rendues en pays étrangers et déclarées exécutoires par un tribunal français.

          Sous réserve du droit pour le débiteur de se prévaloir, soit en cours d'instance, soit à tout autre moment, des dispositions des articles 2161 et suivants, le créancier qui bénéficie d'une hypothèque judiciaire peut inscrire son droit sur tous les immeubles appartenant actuellement à son débiteur, sauf à se conformer aux dispositions de l'article 2146. Il peut, sous les mêmes réserves, prendre des inscriptions complémentaires sur les immeubles entrés par la suite dans le patrimoine de son débiteur.

        • Article 2126

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          Les biens des mineurs, des majeurs en tutelle, et ceux des absents, tant que la possession n'en est déférée que provisoirement, ne peuvent être hypothéqués que pour les causes et dans les formes établies par la loi, ou en vertu de jugements.

        • Article 2128

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          Les contrats passés en pays étranger ne peuvent donner d'hypothèque sur les biens de France, s'il n'y a des dispositions contraires à ce principe dans les lois politiques ou dans les traités.

        • Article 2131

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          Pareillement, en cas que l'immeuble ou les immeubles présents, assujettis à l'hypothèque, eussent péri, ou éprouvé des dégradations, de manière qu'ils fussent devenus insuffisants pour la sûreté du créancier, celui-ci pourra ou poursuivre dès à présent son remboursement, ou obtenir un supplément d'hypothèque.

        • Article 2132

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Abrogé par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 56 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          L'hypothèque conventionnelle n'est valable qu'autant que la somme pour laquelle elle est consentie est certaine et déterminée par l'acte : si la créance résultant de l'obligation est conditionnelle pour son existence, ou indéterminée dans sa valeur, le créancier ne pourra requérir l'inscription dont il sera parlé ci-après, que jusqu'à concurrence d'une valeur estimative par lui déclarée expressément, et que le débiteur aura droit de faire réduire, s'il y a lieu.

        • Article 2157

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          Les inscriptions sont rayées du consentement des parties intéressées et ayant capacité à cet effet, ou en vertu d'un jugement en dernier ressort ou passé en force de chose jugée.

        • Article 2159

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          La radiation non consentie est demandée au tribunal dans le ressort duquel l'inscription a été faite, si ce n'est lorsque cette inscription a eu lieu pour sûreté d'une condamnation éventuelle ou indéterminée, sur l'exécution ou liquidation de laquelle le débiteur et le créancier prétendu sont en instance ou doivent être jugés dans un autre tribunal ; auquel cas la demande en radiation doit y être portée ou renvoyée.

          Cependant la convention faite par le créancier et le débiteur, de porter, en cas de contestation, la demande à un tribunal qu'ils auraient désigné, recevra son exécution entre eux.

        • Article 2160

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

          Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
          Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

          La radiation doit être ordonnée par les tribunaux, lorsque l'inscription a été faite sans être fondée ni sur la loi, ni sur un titre, ou lorsqu'elle l'a été en vertu d'un titre soit irrégulier, soit éteint ou soldé, ou lorsque les droits de privilège ou d'hypothèque sont effacés par les voies légales.

      • Article 2167

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Si le tiers détenteur ne remplit pas les formalités qui seront ci-après établies, pour purger sa propriété, il demeure, par l'effet seul des inscriptions, obligé comme détenteur, à toutes les dettes hypothécaires, et jouit des termes et délais accordés au débiteur originaire.

      • Article 2168

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le tiers détenteur est tenu, dans le même cas, ou de payer tous les intérêts et capitaux exigibles, à quelque somme qu'ils puissent monter, ou de délaisser l'immeuble hypothéqué, sans aucune réserve.

      • Article 2169

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Faute par le tiers détenteur de satisfaire pleinement à l'une de ces obligations, chaque créancier hypothécaire a droit de faire vendre sur lui l'immeuble hypothéqué, trente jours après commandement fait au débiteur originaire et sommation faite au tiers détenteur de payer la dette exigible ou de délaisser l'héritage.

      • Article 2170

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Néanmoins, le tiers détenteur qui n'est pas personnellement obligé à la dette, peut s'opposer à la vente de l'héritage hypothéqué qui lui a été transmis, s'il est demeuré d'autres immeubles hypothéqués à la même dette dans la possession du principal ou des principaux obligés, et en requérir la discussion préalable selon la forme réglée au titre Du cautionnement ; pendant cette discussion, il est sursis à la vente de l'héritage hypothéqué.

      • Article 2173

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Il peut l'être même après que le tiers détenteur a reconnu l'obligation ou subi condamnation en cette qualité seulement : le délaissement n'empêche pas que jusqu'à l'adjudication, le tiers détenteur ne puisse reprendre l'immeuble en payant toute la dette et les frais.

      • Article 2174

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le délaissement par hypothèque se fait au greffe du tribunal de la situation des biens ; et il en est donné acte par ce tribunal.

        Sur la pétition du plus diligent des intéressés, il est créé à l'immeuble délaissé un curateur sur lequel la vente de l'immeuble est poursuivie dans les formes prescrites pour les expropriations.

      • Article 2175

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Les détériorations qui procèdent du fait ou de la négligence du tiers détenteur, au préjudice des créanciers hypothécaires ou privilégiés, donnent lieu contre lui à une action en indemnité ; mais il ne peut répéter ses impenses et améliorations que jusqu'à concurrence de la plus-value résultant de l'amélioration.

      • Article 2176

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Les fruits de l'immeuble hypothéqué ne sont dus par le tiers détenteur qu'à compter du jour de la sommation de payer ou de délaisser, et, si les poursuites commencées ont été abandonnées pendant trois ans, à compter de la nouvelle sommation qui sera faite.

      • Article 2177

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Les servitudes et droits réels que le tiers détenteur avait sur l'immeuble avant sa possession, renaissent après le délaissement ou après l'adjudication faite sur lui.

        Ses créanciers personnels, après tout ceux qui sont inscrits sur les précédents propriétaires, exercent leur hypothèque à leur rang, sur le bien délaissé ou adjugé.

      • Article 2178

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le tiers détenteur qui a payé la dette hypothécaire, ou délaissé l'immeuble hypothéqué, ou subi l'expropriation de cet immeuble, a le recours en garantie, tel que de droit, contre le débiteur principal.

      • Article 2184

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        L'acquéreur ou le donataire déclarera, par le même acte, qu'il est prêt à acquitter, sur-le-champ, les dettes et charges hypothécaires, jusqu'à concurrence seulement du prix, sans discussion des dettes exigibles ou non exigibles.

      • Article 2185

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Lorsque le nouveau propriétaire a fait cette notification dans le délai fixé, tout créancier dont le titre est inscrit, peut requérir la mise de l'immeuble aux enchères et adjudications publiques, à la charge :

        1° Que cette réquisition sera signifiée au nouveau propriétaire dans quarante jours, au plus tard, de la notification faite à la requête de ce dernier, en y ajoutant deux jours par cinq myriamètres de distance entre le domicile élu et le domicile réel de chaque créancier requérant ;

        2° Qu'elle contiendra soumission du requérant, de porter ou de faire porter le prix à un dixième en sus de celui qui aura été stipulé dans le contrat, ou déclaré par le nouveau propriétaire ;

        3° Que la même signification sera faite dans le même délai au précédent propriétaire, débiteur principal ;

        4° Que l'original et les copies de ces exploits seront signés par le créancier requérant, ou par son fondé de procuration expresse, lequel, en ce cas, est tenu de donner copie de sa procuration ;

        5° Qu'il offrira de donner caution jusqu'à concurrence du prix et des charges.

        Le tout à peine de nullité.

      • Article 2186

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        A défaut, par les créanciers, d'avoir requis la mise aux enchères dans le délai et les formes prescrites, la valeur de l'immeuble demeure définitivement fixée au prix stipulé dans le contrat, ou déclaré par le nouveau propriétaire lequel est, en conséquence, libéré de tout privilège et hypothèque, en payant ledit prix aux créanciers qui seront en ordre de recevoir, ou en le consignant.

      • Article 2187

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        En cas de revente sur enchères, elle aura lieu suivant les formes établies pour les expropriations forcées, à la diligence soit du créancier qui l'aura requise, soit du nouveau propriétaire.

        Le poursuivant énoncera dans les affiches le prix stipulé dans le contrat, ou déclaré, et la somme en sus à laquelle le créancier s'est obligé de la porter ou faire porter.

      • Article 2190

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le désistement du créancier requérant la mise aux enchères, ne peut, même quand le créancier paierait le montant de la soumission, empêcher l'adjudication publique, si ce n'est du consentement exprès de tous les autres créanciers hypothécaires.



        NOTA : Ordonnance 2006-346 du 6 mars 2006 art. 57 : Spécificités d'application.

      • Article 2191

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        L'acquéreur qui se sera rendu adjudicataire aura son recours tel que de droit contre le vendeur, pour le remboursement de ce qui excède le prix stipulé par son titre, et pour l'intérêt de cet excédent, à compter du jour de chaque paiement.



        NOTA : Ordonnance 2006-346 du 6 mars 2006 art. 57 : Spécificités d'application.

      • Article 2192

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 24/03/2006Version en vigueur du 21 mars 1804 au 24 mars 2006

        Transféré par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 14 () JORF 24 mars 2006
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Dans le cas où le titre du nouveau propriétaire comprendrait des immeubles et des meubles, ou plusieurs immeubles, les uns hypothéqués, les autres non hypothéqués, situés dans le même ou dans divers arrondissements de bureaux, aliénés pour un seul et même prix, ou pour des prix distincts et séparés, soumis ou non à la même exploitation, le prix de chaque immeuble frappé d'inscriptions particulières et séparées, sera déclaré dans la notification du nouveau propriétaire, par ventilation, s'il y a lieu, du prix total exprimé dans le titre.

        Le créancier surenchérisseur ne pourra, en aucun cas, être contraint d'étendre sa soumission ni sur le mobilier, ni sur d'autres immeubles que ceux qui sont hypothéqués à sa créance et situés dans le même arrondissement ; sauf le recours du nouveau propriétaire contre ses auteurs, pour l'indemnité du dommage qu'il éprouverait, soit de la division des objets de son acquisition, soit de celle des exploitations.



        NOTA : Ordonnance 2006-346 du 6 mars 2006 art. 57 : Spécificités d'application.

      • Article 2204

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le créancier peut poursuivre l'expropriation :

        1° des biens immobiliers et de leurs accessoires réputés immeubles appartenant en propriété à son débiteur ;

        2° de l'usufruit appartenant au débiteur sur les biens de même nature.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2206

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 04/01/1968Version en vigueur du 21 mars 1804 au 04 janvier 1968

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Les immeubles d'un mineur, même émancipé, ou d'un interdit, ne peuvent être mis en vente avant la discussion du mobilier.

      • Article 2207

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        La discussion du mobilier n'est pas requise avant l'expropriation des immeubles possédés par indivis entre un majeur et un mineur ou majeur en tutelle, si la dette leur est commune, ni dans le cas où les poursuites ont été commencées contre un majeur, ou avant la tutelle des majeurs.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2208

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/07/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 juillet 1986

        Abrogé par Loi n°85-1372 du 23 décembre 1985 - art. 53 (V) JORF 26 décembre 1985 en vigueur le 1er juillet 1986
        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        L'expropriation des immeubles qui font partie de la communauté, se poursuit contre le mari débiteur, seul, quoique la femme soit obligée à la dette.

        Celle des immeubles de la femme qui ne sont point entrés en communauté se poursuit contre le mari et la femme, laquelle, au refus du mari de procéder avec elle, ou si le mari est mineur, peut être autorisée en justice.

        En cas de minorité du mari et de la femme, ou de minorité de la femme seule, si son mari majeur refuse de procéder avec elle, il est nommé par le tribunal un tuteur à la femme, contre lequel la poursuite est exercée.

      • Article 2209

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le créancier ne peut poursuivre la vente des immeubles qui ne lui sont pas hypothéqués que dans le cas d'insuffisance des biens qui lui sont hypothéqués.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2210

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        La vente forcée des biens situés dans différents arrondissements ne peut être provoquée que successivement, à moins qu'ils ne fassent partie d'une seule et même exploitation.

        Elle est suivie dans le tribunal dans le ressort duquel se trouve le chef-lieu de l'exploitation ou, à défaut de chef-lieu, la partie de biens qui représente le plus grand revenu, d'après la matrice du rôle.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2211

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Si les biens hypothéqués au créancier et les biens non hypothéqués, ou les biens situés dans divers arrondissements, font partie d'une seule et même exploitation, la vente des uns et des autres est poursuivie ensemble, si le débiteur le requiert ; et ventilation se fait du prix de l'adjudication, s'il y a lieu.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2212

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Si le débiteur justifie, par baux authentiques, que le revenu net et libre de ses immeubles pendant une année suffit pour le paiement de la dette en capital, intérêts et frais, et s'il en offre la délégation au créancier, la poursuite peut être suspendue par les juges, sauf à être reprise s'il survient quelque opposition ou obstacle au paiement.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2213

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        La vente forcée des immeubles ne peut être poursuivie qu'en vertu d'un titre authentique et exécutoire, pour une dette certaine et liquide. Si la dette est en espèces non liquidées, la poursuite est valable mais l'adjudication ne pourra être faite qu'après la liquidation.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2214

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        Le cessionnaire d'un titre exécutoire ne peut poursuivre l'expropriation qu'après que la signification du transport a été faite au débiteur.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2215

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        La poursuite peut avoir lieu en vertu d'un jugement provisoire ou définitif, exécutoire par provision, nonobstant appel ; mais l'adjudication ne peut se faire qu'après un jugement définitif en dernier ressort, ou passé en force de chose jugée.

        La poursuite ne peut s'exercer en vertu de jugements rendus par défaut durant le délai de l'opposition.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2216

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

        Création Loi 1804-03-19 promulguée le 29 mars 1804

        La poursuite ne peut être annulée sous prétexte que le créancier l'aurait commencée pour une somme plus forte que celle qui lui est due.



        NOTA : Ordonnance 2006-461 2006-04-21 art. 23 : La présente ordonnance entrera en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du décret en Conseil d'Etat prévu à l'article 23 et, au plus tard, le 1er janvier 2007.

      • Article 2219

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        La prescription est un moyen d'acquérir ou de se libérer par un certain laps de temps, et sous les conditions déterminées par la loi.

      • Article 2220

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        On ne peut, d'avance, renoncer à la prescription : on peut renoncer à la prescription acquise.

      • Article 2221

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        La renonciation à la prescription est expresse ou tacite ; la renonciation tacite résulte d'un fait qui suppose l'abandon du droit acquis.

      • Article 2222

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Celui qui ne peut aliéner ne peut renoncer à la prescription acquise.

      • Article 2223

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Les juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de la prescription.

      • Article 2224

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        La prescription peut être opposée en tout état de cause, même devant la cour d'appel, à moins que la partie qui n'aurait pas opposé le moyen de la prescription ne doive, par les circonstances, être présumée y avoir renoncé.

      • Article 2225

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Les créanciers, ou toute autre personne ayant intérêt à ce que la prescription soit acquise, peuvent l'opposer, encore que le débiteur ou le propriétaire y renonce.

      • Article 2227

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        L'Etat, les établissements publics et les communes sont soumis aux mêmes prescriptions que les particuliers, et peuvent également les opposer.

      • Article 2236

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Ceux qui possèdent pour autrui ne prescrivent jamais par quelque laps de temps que ce soit.

        Ainsi, le fermier, le dépositaire, l'usufruitier, et tous autres qui détiennent précairement la chose du propriétaire ne peuvent la prescrire.

      • Article 2237

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Les héritiers de ceux qui tenaient la chose à quelqu'un des titres désignés par l'article précédent ne peuvent non plus prescrire.

      • Article 2238

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Néanmoins, les personnes énoncées dans les articles 2236 et 2237 peuvent prescrire, si le titre de leur possession se trouve interverti, soit par une cause venant d'un tiers, soit par la contradiction qu'elles ont opposée au droit du propriétaire.

      • Article 2239

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        Ceux à qui les fermiers, dépositaires et autres détenteurs précaires ont transmis la chose par un titre translatif de propriété peuvent la prescrire.

      • Article 2240

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        On ne peut pas prescrire contre son titre, en ce sens que l'on ne peut point se changer à soi-même la cause et le principe de sa possession.

      • Article 2241

        Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

        Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

        On peut prescrire contre son titre, en ce sens que l'on prescrit la libération de l'obligation que l'on a contractée.

        • Article 2242

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription peut être interrompue ou naturellement ou civilement.

        • Article 2243

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Il y a interruption naturelle, lorsque le possesseur est privé pendant plus d'un an de la jouissance de la chose, soit par l'ancien propriétaire, soit même par un tiers.

        • Article 2244

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/1986Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 1986

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Une citation en justice, un commandement ou une saisie, signifiés à celui qu'on veut empêcher de prescrire, forment l'interruption civile.

        • Article 2245

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La citation en conciliation devant le bureau de paix interrompt la prescription, du jour de sa date, lorsqu'elle est suivie d'une assignation en justice donnée dans les délais de droit.

        • Article 2246

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La citation en justice, donnée même devant un juge incompétent, interrompt la prescription.

        • Article 2247

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Si l'assignation est nulle par défaut de forme,

          Si le demandeur se désiste de sa demande,

          S'il laisse périmer l'instance,

          Ou si sa demande est rejetée,

          L'interruption est regardée comme non avenue.

        • Article 2248

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription est interrompue par la reconnaissance que le débiteur ou le possesseur fait du droit de celui contre lequel il prescrivait.

        • Article 2249

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          L'interpellation faite, conformément aux articles ci-dessus, à l'un des débiteurs solidaires, ou sa reconnaissance, interrompt la prescription contre tous les autres, même contre leurs héritiers. L'interpellation faite à l'un des héritiers d'un débiteur solidaire, ou la reconnaissance de cet héritier, n'interrompt pas la prescription à l'égard des autres cohéritiers, quand même la créance serait hypothécaire, si l'obligation n'est indivisible.

          Cette interpellation ou cette reconnaissance n'interrompt la prescription, à l'égard des autres codébiteurs, que pour la part dont cet héritier est tenu.

          Pour interrompre la prescription pour le tout, à l'égard des autres codébiteurs, il faut l'interpellation faite à tous les héritiers du débiteur décédé, ou la reconnaissance de tous ces héritiers.

        • Article 2250

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          L'interpellation faite au débiteur principal, ou sa reconnaissance, interrompt la prescription contre la caution.

        • Article 2251

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription court contre toutes personnes, à moins qu'elles ne soient dans quelque exception établie par une loi.

        • Article 2253

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Elle ne court point entre époux.

        • Article 2254

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription court contre la femme mariée, encore qu'elle ne soit point séparée par contrat de mariage ou en justice, à l'égard des biens dont le mari a l'administration, sauf son recours contre le mari.

        • Article 2255

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Néanmoins, elle ne court point, pendant le mariage, à l'égard de l'aliénation d'un fonds constitué selon le régime dotal, conformément à l'article 1561, au titre Du contrat de mariage et des droits respectifs des époux.

        • Article 2256

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/02/1966Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 février 1966

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription est pareillement suspendue pendant le mariage :

          1° Dans le cas où l'action de la femme ne pourrait être exercée qu'après une option à faire sur l'acceptation ou la renonciation à la communauté ;

          2° Dans le cas où le mari, ayant vendu le bien propre de la femme sans son consentement, est garant de la vente, et dans tous les autres cas où l'action de la femme réfléchirait contre le mari.

        • Article 2257

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription ne court point :

          A l'égard d'une créance qui dépend d'une condition, jusqu'à ce que la condition arrive ;

          A l'égard d'une action en garantie, jusqu'à ce que l'éviction ait lieu ;

          A l'égard d'une créance à jour fixe, jusqu'à ce que ce jour soit arrivé.

        • Article 2258

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription ne court pas contre l'héritier bénéficiaire, à l'égard des créances qu'il a contre la succession.

          Elle court contre une succession vacante, quoique non pourvue de curateur.

        • Article 2259

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 01/01/2007Version en vigueur du 21 mars 1804 au 01 janvier 2007

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Elle court encore pendant les trois mois pour faire inventaire, et les quarante jours pour délibérer.

        • Article 2260

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La prescription se compte par jours, et non par heures.

        • Article 2261

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Elle est acquise lorsque le dernier jour du terme est accompli.

        • Article 2262

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Toutes les actions, tant réelles que personnelles, sont prescrites par trente ans, sans que celui qui allègue cette prescription soit obligé d'en rapporter un titre ou qu'on puisse lui opposer l'exception déduite de la mauvaise foi.

        • Article 2263

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Après vingt-huit ans de la date du dernier titre, le débiteur d'une rente peut être contraint à fournir à ses frais un titre nouveau à son créancier ou à ses ayants cause.

        • Article 2264

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Les règles de la prescription sur d'autres objets que ceux mentionnés dans le présent titre sont expliquées dans les titres qui leur sont propres.

        • Article 2265

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Celui qui acquiert de bonne foi et par juste titre un immeuble en prescrit la propriété par dix ans si le véritable propriétaire habite dans le ressort de la cour d'appel dans l'étendue de laquelle l'immeuble est situé ; et par vingt ans, s'il est domicilié hors dudit ressort.

        • Article 2266

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Si le véritable propriétaire a eu son domicile en différents temps, dans le ressort et hors du ressort, il faut, pour compléter la prescription, ajouter à ce qui manque aux dix ans de présence, un nombre d'années d'absence double de celui qui manque, pour compléter les dix ans de présence.

        • Article 2267

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          Le titre nul par défaut de forme ne peut servir de base à la prescription de dix et vingt ans.

        • Article 2268

          Version en vigueur du 21/03/1804 au 19/06/2008Version en vigueur du 21 mars 1804 au 19 juin 2008

          Transféré par LOI n°2008-561 du 17 juin 2008 - art. 2
          Création Loi 1804-03-15 promulguée le 25 mars 1804

          La bonne foi est toujours présumée, et c'est à celui qui allègue la mauvaise foi à la prouver.